Il faut croire que les bonnes résolutions (ne pas m'engager dans des challenges) ont la vie courte. Pas plus tard que
début octobre, Lou proposait de lire une auteure inconnue (pour moi) au bataillon
des victoriens: Mary Elizabeth Braddon. Moi qui aime particulièrement les auteurs victoriens, je n'ai pas résisté. Sur les traces du serpent est le premier roman écrit par Braddon, qui
fut d'abord actrice; me voilà donc partie pour le Challenge Mary Elizabeth Braddon.
A Slopperton, petite ville crasseuse, où la grisaille règne sans partage 9 mois de
l'année, Jabez North est un jeune homme respecté, et l'enfant de la ville. Sauvé des eaux de la Sloshy (évidemment boueuses), élevé dans l'orphelinat municipal, il est professeur dans l'école de
la ville. Cependant, Mr North est loin d'être un homme bon. Très intelligent, il ne cessera de vouloir s'élever, s'enrichir, par tous les moyens. Beaucoup d'honnêtes gens feront les frais de son
ambition démesurée, au premier rang desquels Richard Marwood, alias Dick le Hardi, natif de Slopperton lui aussi, accusé à tort du meurtre de son richissime oncle, et interné dans un asile. Mais
sur sa route Jabez North trouvera un policier de rien, muet, mais à l'intelligence aiguisée et qui, s'étant pris d'amitié pour Richard, n'aura de cesse de le faire arrêter.
Voilà une histoire somme toute assez banale, roman semi-policier, tableau de l'Angleterre victorienne, rien de bien original au premier abord. Et pourtant! M E Braddon tisse-là un roman touffu, tortueux, sombre, mais aussi plein d'humour et au final, d'un ton très particulier. Voici quelques extraits parmi d'autres:
"Le favori, Gibet, ayant perdu la course, la destinée de Dick le Hardi n'intéressa plus grand monde. On savait qu'il était enfermé dans l'asile des fous du comté, prisonnier pour la vie, ou comme le disent les licenciés en droit, tout le temps qu'il plairait au souverain de l'y laisser"
"Il avait été marié dans les premiers temps de sa carrière, et avait l'habitude de dire qu'il aimait mieux passer dix rounds sur le ring qu'un seul dans le salon, quand la bourgeoise vous plaque la tête sur le manteau de la cheminée et vous imprime une douzaine de versions des dix commandements sur le gras des joues."
Braddon, c'est l'art de la description, des lieux, des atmosphères, des personnages. Sa plume vive, acérée, n'épargne personne. Ainsi de l'un des amis de Richard Marwood: "Ami lecteur, un avertissement: quand Mr Cordonner dit qu'il file chez les Cheerokees, il ne faut pas voir naïvement dans cette locution, "filer", la moindre expression de rapidité, même si c'est un sens qu'elle a ordinairement. Nul mortel n'a jamais vu Percy Cordonner se presser."
Cette citation me donne l'occasion de d'évoquer le narrateur, qui n'est autre que l'auteur, et qui à de nombreuses occasions, interpelle le lecteur, donne son avis etc. Un procédé assez classique, mais fort bien utilisé ici, toujours à propos.
La qualité principale de ce roman est peut-être aussi son talon d'achille. Je le disais, Braddon a un vrai talent pour la description pour donner vie à ses personnages et ses décors. Mais, il m'a semblé qu'elle en abusait un peu, et digressait parfois trop - sur plusieurs pages - sur des propos n'ayant rien à voir avec l'histoire. Conséquence directe: un certain manque de rythme et punch, qui rend parfois (rarement cependant) la lecture languissante. Ce sera mon petit bémol, que l'on peut attribuer au fait qu'il s'agit là du premier roman de Braddon.
Que cette dernière considération ne vous détourne pas de cette auteure! Cette lecture fut plus qu'agréable, une plongée totale dans le XIXème siècle, au sein d'un éventail de personnages tous plus intéressants les uns que les autres, le tout servi par un ton ironique ou sarcastique, parfois un trop mélodramatique, mais toujours plaisant.
Voilà donc un challenge que j'aurais réussi! Merci à Lou pour m'avoir incitée à découvrir Braddon, qui mérite que l'on se penche sur son cas!
A Slopperton, petite ville crasseuse, où la grisaille règne sans partage 9 mois de
l'année, Jabez North est un jeune homme respecté, et l'enfant de la ville. Sauvé des eaux de la Sloshy (évidemment boueuses), élevé dans l'orphelinat municipal, il est professeur dans l'école de
la ville. Cependant, Mr North est loin d'être un homme bon. Très intelligent, il ne cessera de vouloir s'élever, s'enrichir, par tous les moyens. Beaucoup d'honnêtes gens feront les frais de son
ambition démesurée, au premier rang desquels Richard Marwood, alias Dick le Hardi, natif de Slopperton lui aussi, accusé à tort du meurtre de son richissime oncle, et interné dans un asile. Mais
sur sa route Jabez North trouvera un policier de rien, muet, mais à l'intelligence aiguisée et qui, s'étant pris d'amitié pour Richard, n'aura de cesse de le faire arrêter.Voilà une histoire somme toute assez banale, roman semi-policier, tableau de l'Angleterre victorienne, rien de bien original au premier abord. Et pourtant! M E Braddon tisse-là un roman touffu, tortueux, sombre, mais aussi plein d'humour et au final, d'un ton très particulier. Voici quelques extraits parmi d'autres:
"Le favori, Gibet, ayant perdu la course, la destinée de Dick le Hardi n'intéressa plus grand monde. On savait qu'il était enfermé dans l'asile des fous du comté, prisonnier pour la vie, ou comme le disent les licenciés en droit, tout le temps qu'il plairait au souverain de l'y laisser"
"Il avait été marié dans les premiers temps de sa carrière, et avait l'habitude de dire qu'il aimait mieux passer dix rounds sur le ring qu'un seul dans le salon, quand la bourgeoise vous plaque la tête sur le manteau de la cheminée et vous imprime une douzaine de versions des dix commandements sur le gras des joues."
Braddon, c'est l'art de la description, des lieux, des atmosphères, des personnages. Sa plume vive, acérée, n'épargne personne. Ainsi de l'un des amis de Richard Marwood: "Ami lecteur, un avertissement: quand Mr Cordonner dit qu'il file chez les Cheerokees, il ne faut pas voir naïvement dans cette locution, "filer", la moindre expression de rapidité, même si c'est un sens qu'elle a ordinairement. Nul mortel n'a jamais vu Percy Cordonner se presser."
Cette citation me donne l'occasion de d'évoquer le narrateur, qui n'est autre que l'auteur, et qui à de nombreuses occasions, interpelle le lecteur, donne son avis etc. Un procédé assez classique, mais fort bien utilisé ici, toujours à propos.
La qualité principale de ce roman est peut-être aussi son talon d'achille. Je le disais, Braddon a un vrai talent pour la description pour donner vie à ses personnages et ses décors. Mais, il m'a semblé qu'elle en abusait un peu, et digressait parfois trop - sur plusieurs pages - sur des propos n'ayant rien à voir avec l'histoire. Conséquence directe: un certain manque de rythme et punch, qui rend parfois (rarement cependant) la lecture languissante. Ce sera mon petit bémol, que l'on peut attribuer au fait qu'il s'agit là du premier roman de Braddon.
Que cette dernière considération ne vous détourne pas de cette auteure! Cette lecture fut plus qu'agréable, une plongée totale dans le XIXème siècle, au sein d'un éventail de personnages tous plus intéressants les uns que les autres, le tout servi par un ton ironique ou sarcastique, parfois un trop mélodramatique, mais toujours plaisant.
Voilà donc un challenge que j'aurais réussi! Merci à Lou pour m'avoir incitée à découvrir Braddon, qui mérite que l'on se penche sur son cas!

aujourd'hui mariée et artiste de céramique, locataire dans une résidence réservée aux artistes, si possible férus de gastronomie. Sur un coup de tête, Jim loue le dernier
appartement vacant. Mais quelques jours après son arrivée, Joy disparaît mystérieusement. Tout en poursuivant ses chroniques culinaires, Jim, suivant son intuition, mais aussi celle de ses chats,
va mener l'enquête pour savoir ce qu'il réellement advenu de Joy.
l'Empereur à Saint-Hélène. Au-delà d'un
simple témoignage factuel, Chateaubriand s'attache à analyser le personnage, celui qui jeté des centaines de milliers d'hommes dans des batailles illustres, qui a mis à genoux les monarchies
continentales etc. Portrait psychologique, cet extrait tente de confronter la réalité au mythe. Car en effet, ce que Chateaubriand tente de démonter, c'est ce fameux mythe napoléonien.
vocation et détective par nécessité".
maison, s'alcoolisant, et écrivant une chronique dans un magasine sur la vie de veuf.
Le fils de sa femme, qui était plus agée de 11 ans, est une ado livré à lui même. Perte et fracas nous conte le début de la fin du deuil, quand enfin la chappe du chagrin se soulève un
peu, grâce à l'aide de Claire, la soeur jumelle de Doug.


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