Un roman de plus de 700 pages qui commence par un enterrement et finit par un enterrement, ça ne vous dit pas? Eh bien, je peux vous le dire: vous avez tort!
Ce roman c'est Le club des incorrigibles optimistes de JM Guenassia, et qui a reçu le prix Goncourt des lycéens. Un premier roman foisonnant, presque épique, qui vous embarque sans que vous vous en rendiez compte.
Mais là, c'est moi qui m'emballe - encore!
Michel Marini est un ado comme on en voit beaucoup. Mais lui, nous le voyons évoluer à la fin des années 50 jusqu'au tout début des années 60. Quelques années de sa jeune vie qui vont le changer, où il apprendra à devenir un peu plus un homme et laisser derrière lui les illusions et naïvetés de l'enfance. Fruit de l'union improbable d'un père fils de cheminot et d'une mère de la bourgeoisie, frère d'un communiste (Franck), neveu d'un grand propriétaire d'immeubles en Algérie, Michel entrera un jour dans un bar, le Balto, où il découvrira un club, celui qui donne son titre au roman. Plus qu'un club d'échecs, c'est l'amitié, l'Histoire, et bien plus encore que Michel rencontrera. Igor, médecin russe, Tibor star du cinéma Hongrois, Léonid héros de la guerre 39-45 et pilote maintes fois décoré par Staline lui-même, et tant d'autres, sont des écorchés de la vie, que les parties déchecs et l'exil forcé lient et relient. Ils ont tous une histoire, rarement belle, rarement honnorable, mais chacun, à sa manière, tente de l'assumer - ou pas.
Dans ce club, Michel croisera Kessel et Sartre, il apprendra les douleurs de l'amitié et l'amertume d'une lucidité durement acquise. Les histoires s'imbriquent, s'enroulent et se tordent. Et le mystère Sacha demeurera longtemps obscur pour Michel: pourquoi les membres du club le détestent-ils autant? Quand il n'est pas au club, Michel est chez Claire, la petite amie Franck, thésarde dont le frère est en Algérie au moment des "évènements" comme on dit à l'époque. Dans les deux cas, on discute de littérature (l'amour des livres qui transparaît dans ce roman....), de révolution, de cinéma, de communisme et de l'Algérie, de l'amour etc.
Foisonnant, je le disais, ce roman c'est un bout de cette époque où les Beatles amenèrent un vent de rock sur les ondes. Croisant les récits de vies ancrées et marquées par l'Histoire,
Guenassia offre au lecteur une plongée nostalgique mais pas dépourvue de lucidité dans la France des années 50/60, les luttent philosophiques entre Camus et Sartre, les dévoiements de l'URSS, la
guerre d'Algérie. Toute une fresque qui aurait pu être indigeste au regard de ce foisonnement, de cette densité dans le récit, mais qui au final est une lecture passionnante, qui se lit d'une
traite. Tendre, plein d'humour, triste, émouvant, mais jamais plombant, Le club... est une réussite indéniable.Ce roman c'est Le club des incorrigibles optimistes de JM Guenassia, et qui a reçu le prix Goncourt des lycéens. Un premier roman foisonnant, presque épique, qui vous embarque sans que vous vous en rendiez compte.
Mais là, c'est moi qui m'emballe - encore!Michel Marini est un ado comme on en voit beaucoup. Mais lui, nous le voyons évoluer à la fin des années 50 jusqu'au tout début des années 60. Quelques années de sa jeune vie qui vont le changer, où il apprendra à devenir un peu plus un homme et laisser derrière lui les illusions et naïvetés de l'enfance. Fruit de l'union improbable d'un père fils de cheminot et d'une mère de la bourgeoisie, frère d'un communiste (Franck), neveu d'un grand propriétaire d'immeubles en Algérie, Michel entrera un jour dans un bar, le Balto, où il découvrira un club, celui qui donne son titre au roman. Plus qu'un club d'échecs, c'est l'amitié, l'Histoire, et bien plus encore que Michel rencontrera. Igor, médecin russe, Tibor star du cinéma Hongrois, Léonid héros de la guerre 39-45 et pilote maintes fois décoré par Staline lui-même, et tant d'autres, sont des écorchés de la vie, que les parties déchecs et l'exil forcé lient et relient. Ils ont tous une histoire, rarement belle, rarement honnorable, mais chacun, à sa manière, tente de l'assumer - ou pas.
Dans ce club, Michel croisera Kessel et Sartre, il apprendra les douleurs de l'amitié et l'amertume d'une lucidité durement acquise. Les histoires s'imbriquent, s'enroulent et se tordent. Et le mystère Sacha demeurera longtemps obscur pour Michel: pourquoi les membres du club le détestent-ils autant? Quand il n'est pas au club, Michel est chez Claire, la petite amie Franck, thésarde dont le frère est en Algérie au moment des "évènements" comme on dit à l'époque. Dans les deux cas, on discute de littérature (l'amour des livres qui transparaît dans ce roman....), de révolution, de cinéma, de communisme et de l'Algérie, de l'amour etc.
Un livre que je garderai, et que je relirai, assurément.
Amanda m'a donné envie de le lire et je l'en remercie! Merci également au site alapage.com pour l'envoi.
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