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Y'a d'la Joie!

Y'a d'la Joie!

Aventures culturelles en tout genre depuis 2006


Morse

Publié par Choupynette de Restin sur 25 Septembre 2010, 05:15am

Catégories : #Petit & grand écran

Dans une banlieue tranquille de Stockholm, Oskar est un jeune ado renfermé, souffre douleur d’un groupe de garçons http://images.allocine.fr/r_160_214/b_1_cfd7e1/medias/nmedia/18/66/97/34/19051152.jpgmenés par un petit dur. Il n’a pas beaucoup d’amis, c’est le moins que l’on puisse dire, et il s’amuse seul le soir dans le  square au milieu de son bloc d’immeubles.

Une nuit d’hiver, il rencontre une jeune fille, Eli, très légèrement vêtue pour la saison. Mystérieuse, elle ne va pas à l’école et semble vivre avec son père, cloîtrée dans l’appartement voisin d’Oskar. Entre les deux ados va se tisser une amitié amoureuse, et ce n’est pas le fait qu’Eli soit un vampire qui va freiner leurs sentiments.

Dans une atmosphère très loin des films de vampires que j’ai pu voir à ce jour (bon, il faut bien le dire, je n’en ai pas vu tant que cela) tels que Dracula de Coppola, Morse est un film étonnant, baignant dans une atmosphère glaciale et ouatée, presque poétique, et traversé par des éclairs de loufoquerie. Pas de sexe, de courses-poursuites effrénées, de costumes luxueux ou de château perdu dans la montagne. Rien de tout ça. L’angoisse n’est pas là où on l’attend : on a bien plus peur des élèves qui en ont après Oskar que pour ceux qui se font saigner pour nourrir Eli. Car elle au moins, le fait pour sa subsistance, pas par jeu.

Très peu de scènes « vampiriques » (même si il y a une belle flambée lorsqu’une femme contaminée par Eli décide de se suicider), une intrigue qui fait la part belle à la vie quotidienne de collégien d’Oskar, font de ce film une sorte d’ovni dans le genre. Le centre de l’œuvre n’est pas l’état de vampire d’Eli, mais bien la relation amoureuse qui se développe entre les deux personnages. La complicité qui les unit. Rôles inversés, c’est elle qui l’incite à se battre et ne pas se laisser faire par les élèves. Il la sauvera d’une morte certaine, rétablissant l’équilibre dans leur relation. Equilibre qui sera de nouveau rompu durant la scène de la piscine, filmée de manière très originale.

C’est un film aussi bien sur la difficulté d’être adolescent, que sur la différence. Un film surprenant, loin des clichés sur les vampires.

Métrage adapté du roman de John Ajvide Lindqvist Laisse moi entrer.

Je viens de visionner la bande annonce d'un remake américaiin de Morse qui doit sortir le 6 octobre prochain. De ce que j'ai pu voir, là où Morse est dans un rythme lent, feutré, Laisse moi entrer, son remake, est très...américain, tout en violence et beaucoup plus "punchy". Ils ont reproduit quasiement à l'identique certains décors.

 

Un film vu dans le cadre du défi Halloween d'Hilde et Lou.

http://www.myloubook.com/media/00/01/47740506.jpg

 

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Hilde 15/10/2010 08:30



Je l'ai trouvé un peu long mais c'est vrai que l'atmosphère est très différente de ce que j'ai pu voir jusqu'à maintenant. Comme toi, j'ai trouvé que c'était presque poétique.



Emma 25/09/2010 22:30



Je suis d'accord avec toi, c'est un film très surprenant, qui sonne juste dans le regard qu'il pose sur l'Autre.



Choupynette de Restin 26/09/2010 12:25



Exactement! J'ai beaucoup apprécié que cela parte loin des clichés habituels même si les bases sont là: buveur de sang, ne peut pas entrer sans qu'on lui donne la permission (enfin, si elle peut,
mais au risque de grave conséquences), la lumière du soleil etc...



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