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Y'a d'la Joie!

Y'a d'la Joie!

Aventures culturelles en tout genre depuis 2006


Les travailleurs de la mer

Publié par Choupynette de Restin sur 30 Avril 2010, 07:46am

Catégories : #Ma bibliothèque

Cette lecture fut entreprise avec Maggie.

Comment vous parler de cette semi-lecture (puisque je n'ai encore lu que la moitié du roman, quand bien même je l'ai commencé il y a une semaine)? J'aime beaucoup Hugo poète, mais au moment où j'écris ce billet, avec plus de 300 pages d'Hugo romancier lues, je suis loin d'être emballée.

http://www.decitre.fr/gi/76/9782070371976FS.gifLa lecture a commencé très laborieusement, avec une sorte de préface intitulée L'archipel de la mer, où les îles anglo-normandes nous sont décrites, mi-leçon d'histoire, mi-leçon de géographie/géologie... Il y a même une partie sur... l'herbe! J'ai tenu une trentaine de pages, puis j'ai abandonné la lecture, agaçée, et surtout pas le moins du monde intéressée. J'ai donc laissé dormir le livre quelques jours, avant de le reprendre pour passer le temps lors du voyage à St Petersbourg.

Malheureusement, après plus de 300 pages lues, je ne suis toujours que moyennement intéressée par l'histoire de Gilliat, cet homme arrivé enfant sur l'île avec sa mère, probablement de France, après la révolution; vivant seul, victime des préjugés arriérés, pêcheur intrépide. Qui un jour est indirectement interpellé par Deruchette, une jeune fille de bonne famille. D'abord troublé, il sera ensuite obsédé par cette femme, pour finir par se lancer dans une équipée insensée pour gagner le droit de l'épouser. Ce n'est qu'aux alentours de la page 300 que Gilliat entreprend cette fameuse équipée. Et pendant 300 pages, Hugo digresse à loisir sur divers sujets, plombant ainsi le rythme du récit, se perdant dans des anecdotes qui ne méritaient pas autant de pages. C'est, je crois, le plus gros défaut de ce roman. Hugo est bavard. Son style est lourd et sent même parfois franchement la poussière. Eclairé par moments par l'ironie féroce de l'auteur, le texte est d'une lecture laborieuse, les personnages pas vraiment attachants.

On sent toujours sous-jacente la critique (à laquelle j'adhère d'ailleurs, c'est là l'ironie de cette expérience) de la religion, la bourgeoisie, les superstitions, mais aussi des régimes monarchiques, et j'en passe. Mais là où certains auteurs sont capables de plus de subtilité, Hugo arrive avec ses gros sabots et son intrigue traîne en longueur.

Je pense finir cette lecture, je ferai alors un ajout à cette chronique, histoire de donner  mon avis définitif!

Ma coéquipière n'a pas encore publié son billet, mais n'hésitez pas à visiter son blog il devrait paraître sous peu!

http://img.over-blog.com/300x116/2/99/28/34/divers/defi_classique.jpg

Commenter cet article

fran6h 22/06/2010 18:24



Et bien là au moins ça donne pas envie de le lire. Moi qui cherchait à lire cet Hugo  cet été, c'est raté ....


Merci quand même pour ton billet, qui me permettra d'orienter mon choix autrement.



Choupynette de Restin 23/06/2010 14:05



De rien :) Ses nouvelles sont plus digestes (Claude Gueux, Dernier jour d'un condamné)



ta d loi du cine 05/05/2010 23:46



Et soudain il se sentit saisir par le pied... C'est impressionnant quand même (surtout la 2e fois qu'on le lit!). Accrochez-vous!


Dans la série "pavé", ensuite, L'homme qui rit, pas mal non plus...



Choupynette de Restin 06/05/2010 00:03



lol. J'ai du mal à m'accrocher.. je lui donne une dernière chance ce week-end!



Gaelle Nohant 04/05/2010 17:21



Ah oui,  bien d'accord avec toi sur les digressions du père Hugo ! Dans les Miserables par ex on pourrait sans dommage retrancher 300 pages ! C'est en effet le grand défaut de l'homme, et ce
qui, à mon sens, aurait tendance à le rendre difficile à lire aujourd'hui. Et c'est dommage car ses personnages ont gardé toute leur force et son propos aussi.



Choupynette de Restin 05/05/2010 11:09



les digressions me saoulent, c'est un fait! et du coup, cette histoire est loin de me passionner. A certains moment, je lis quelques dizaines de pages très facilement, puis Hugo repart sur un
chapitre sur la houle, ou le vent particulier qui souffle à tel endroit, bla bla bla... je le préfère poète ou nouvelliste (Claude Gueux, Dernier jour d'un comdamné), je t'assure!



freude 01/05/2010 14:45



Bon ce n'est sûrement pas son meilleur roman, mais dans mon souvenir, sa lecture ne m'a pas été si rude.... Une partie de l'explication tient peu-être au fait que je l'ai lu après un séjour
dans les Iles Anglo-normandes et la visite de sa superber et surprenante demeure à Guernesey...



Choupynette de Restin 01/05/2010 18:26



c'est laborieux, pas rude. juste, cela n'avance pas, et franchement, j'ai beaucoup de mal à m'attacher à Gilliat, le personnage principal!



kathel 01/05/2010 08:50



Je suis une fan absolue de Notre Dame de Paris et Les misérables, mais ces Travailleurs de le mer ne m'ont jamais tentée... J'ai pt'être eu raison ?



Choupynette de Restin 01/05/2010 11:47



je te reponds oui, sans hésiter!



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