Ce billet ne peut pas s'intituler autrement, car en fait, il aura été écrit en deux fois, et je dois dire qu'il n'a pas vraiment de cohérence.
Petite balade en ville. Un jour comme un autre ici, c'est-à-dire un coup beau, un coup pas beau. Après m’être garée dans un mouchoir de poche (au millimètre !) me voilà partie chez le cordonnier, gentil comme tout, qui me dévalise littéralement pour la réparation d’une fermeture éclair : 4€…. ! [je précise ici, après avoir constaté une incompréhension de cette phrase, que c'est ironiquement que j'écris "dévalise": j'étais très agréablement étonnée du coût...] Ca coûte moins cher que de se faire réparer un petit bitoniou de rien du tout sur une montre (42€)… comme quoi, c’est pas forcément la taille qui fait le prix. Enfin, maintenant, direction la médiathèque…Quelques minutes de marche. Je découvre de nouvelles pratiques urbaines comme par exemple le cycliste qui écoute de la musique sur son téléphone. C’est Hment pratique, ça ! Ou alors la demoiselle qui, ayant une capuche, préfère se faire rincer par la pluie battante. Hum. Ca doit faire ringard la capuche !
On dit désormais que les urbains sont des êtres repliés sur eux qui marchent tête baissée dans la rue. Mais vu le nombre de mines crottesques laissées par nos amis les bêtes, je vous assure qu’il vaut mieux avoir les yeux rivés au sol. Et c’est dans ces moments là que l’on découvre que la pluie, c’est pas plus mal, ça annihile les effluves des signatures canines. Par contre, et là, ça m’étonne beaucoup, il y avait très peu de mégots… Comparé à Paris, ici c’est propre. Est-ce à dire que a) il y a moins de fumeurs, b)qu’ils sont plus civilisés ou c) que les balayeurs passent plus souvent ? Mystère.
La médiathèque…Ahhhhhh le bonheur de milliers de livres, de DVD, BD et autres CD réunis dans un même lieu. On voir les accros : ceux qui déposent les bouquins qu’ils ont lu et qui filent direct aux étages supérieur remettre leur PAL à flots ! Je suis repartie avec Le jour ou tu es parti, de Maggie O’Farrell et L’omelette byzantine de Saki pour moi, et pour MS (abréviation de Mon Seigneur, ça va plus vite) L’esprit du jeu, l’âme des peuples du joueur de rugby Daniel Herrero.
La sortie. Là tout de suite, j’aime beaucoup moins la pluie. Tombe très dru et de travers…Vicieuse !! Surtout que je n’ai, pour mes trouvailles livresques, qu’un sac de la libraire La Salamande…donc en … PAPIER. Hum pratique…Heureusement deux rues plus loin, la pluie cesse. Quand je vous disais que le temps est complètement imprévisible.
Et c'est là que ça dérape... Au moment d'écrire ce billet, j'écoute d'une oreille plus que distraite Ruquier et ces soi-disant chroniqueurs auto-satisfaits-suffisants. Et voila-t-y pas que débarque Pascal Bruckner, que je connais de nom, mais pas de lectre, avec Tyrannie de la repentance. Eh bien, je suis d'accord avec toi Pascal. Nous, Occident, ne devrions pas nous soumettre au diktat des fanatiques. VOus souvenez-vous de cet opéra qui devait être joué en Allemagne et qui a été annulé car on craignait que des islamistes enturbanés ne prennent mal (c'est-à-dire posent des bombes) le fait qu'Allah, au côté de JC et de Bouddha entre autres, aie sa tête déposée sur un fauteuil. En bref, qu'il soit étêté!
Cela a soulevé une grande polémique et la colère des musulmans. Mais quand les inconnus font un sketche avec la vie de Jésus façon stallone(je m'appelle Christ, Jésus Christ), personne n'a crié à l'hérésie! Que dire de l'épisode des caricatures, qui bien que d'un goût très douteux, ne sont que des caricatures... et tombent sous le coup de la liberté d'expression. Qui affirmera que nos caricaturistes ne font preuve que de bon goût, de finesse et d'humour tout en nuance...???Et ce ne sont que des exemples au milieu d'autres. Arrêtons de nous excuser pour ce que nous sommes. NOus avons reconnu nos fautes, tenté de les réparer. Qui peut en dire autant?
Le problème étant que la reconnaissance de nos fautes devient trop souvent de l'auto-flagellation, qui fait bien l'affaire de beaucoup, qui en profitent pour nous mettre leurs problèmes sur le dos. "C'est la faute de la colonisation et des états coloniaux" etc etc. Alors si il est vrai que nos agissements ne sont pas toujours, loin de là même, angéliques, il est aussi vrai que les massacres, la corruption etc, ne peuvent pas tous nous être directement imputés. Lorsque des ethnies se battent à la machette pour les mines de diamants ou les puits de pétrole, où est l'Europe? Je sais que rien n'est jamais simple, bien au contraire. Des intérêts divers sont en jeu. Mais je trouve quand même aberrant le manque flagrant d'auto-critique dans ces anciennes colonies. Mais c'est le propre de toute société que de rejetter la cause de ses disfonctionnements sur "l'Autre" . On le voit chez nous lorsque les politiques de droite affirment que le marasme ambiant est le résultat de la politique menée par les gens de gauche, et vice versa. Que chacun balaie devant sa porte! Et à bas la repentance et l'auto-flagellation!
Crédit photo: Claudia Esh-Kenkel/EPA
/image%2F1577649%2F20151104%2Fob_4367d9_img-8932b.jpg)