En 1492, le prince Vlad Dracul, revenant de combattre les armées turques, trouve sa fiancée suicidée. Fou de douleur, il défie Dieu, et devient le comte Dracula, vampire de son état. Quatre cents ans plus tard, désireux de quitter la Transylvanie pour s'établir en Angleterre, il fait appel à Jonathan Harker, clerc de notaire et fiancé de la jolie Mina Murray. La jeune fille est le sosie
d'Elisabeta, l'amour ancestral du comte...
Lorsque j'ai vu ce film, j'étais adolescente. Je n'avais pas été au cinéma, car pour une ado de 13 ans c'était un peu sanglant... A l'époque, donc, j'avais été, comment dire, transportée par ce film, émue et complètement sous le charme. Là vous vous dites "mais, elle nous parle bien de Dracula???" Eh oui! Avant de visionner ce métrage de Coppola, pour moi Dracula c'était un monstre sanglant et rien de plus. Alors quand j'ai éteint la télévision ce soir-là, j'étais complètement en adoration devant Coppola, qui m'avait montré Dracula comme certes un personnage peu recommandable, cruel, sanglant, mais aussi comme un être blessé, ayant aimé jusqu'à la folie son épouse Elizabetha.
Pendant des années, ce film fut un de mes préférés. Puis je l'ai revu. Et là, c 'est le choc, selon la formule consacrée. Les décors étaient en carton pâte, les passages en train dans la Roumanie sont clairement des maquettes filmées, bref, ce film a très mal vieilli visuellement. L'image semble granuleuse, les décors en toc. De plus, Coppola ne lésine pas sur l'hémoglobline, et par moment c'est assez kitsch. Enfin, le jeu de Keanu Reeves, n'est pas des plus fluide. Gary Oldman et Winona Ryder sont quant à eux impéccables, je vous enjoins d'ailleurs à visionner le film en anglais pour la voix d'Oldman/Dracula.
Il n'en reste pas moins une très belle histoire d'amour, au-delà du temps et de la vie, un film qui a un charme indéniable pour la romantique que je suis et qui revisite le mythe Dracula avec beaucoup de sensibilité (malgré le côté un peu gore).
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