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A la faveur d’un incendie déclenché par des détenus, Simon Kepel s’échappe de la prison dans laquelle il purge sa peine pour meurtre. Au départ, il ne voulait même pas s’enfuir, mais l’occasion est trop belle. Un pas de côté entre deux voitures et le voilà parti. Une énorme chasse à l’homme s’engage. Car cet homme là n’est pas un meurtrier comme les autres – ou du moins c’est plutôt la femme qu’il a assassiné qui n’est pas une victime comme une autre : Héléna Attias était une star de cinéma plusieurs fois récompensée, mariée à un réalisateur connu et ayant une petite fille dans la classe de Képel. Sur son seul nom on pouvait financer des films. La commandante Talia Sorel, qui sort tout juste d’une prise d’otage, est envoyée illico rattraper le bonhomme avec toute la puissance et la logistique de l’Etat. Mais Kepel, qui n’a pourtant rien d’un grand bandit, parvient toujours à lui échapper.
Traqué est un thriller psychologique bien ficelé dans lequel Frank Leduc suit deux fils narratifs : la traque du fugitif à travers la France et l’histoire de celui-ci dix ans plus tôt, alors instituteur, jusqu’à l’époque du meurtre. Le thriller psychologique repose notamment sur l’idée d’une perception altérée de la réalité par l’un des personnages. Et en l’occurrence, Simon Kepel est victime d’une maladie de ce type. Il doit prendre des médicaments pour éviter les hallucinations, il peut être victime de micro-amnésies etc. Très vite, à la lecture, on se doute que cette histoire de meurtre n’est peut-être pas aussi claire que cela, et quand on comprend que Kepel, après avoir fui au hasard se donne une destination, il devient clair que le meurtre de la star de cinéma par l’instituteur qui se prétendait son amant n’a peut-être rien à voir avec ce que le jugement du tribunal en a dit.
J’ai lu sans déplaisir ce roman bien mené, un rythme soutenu sans être excessivement échevelé (ce qui peut parfois m’agacer) et même si il y a une ou deux péripéties qui ne m’ont pas convaincue, j’ai apprécié d’essayer de trouver le véritable coupable. J’ai apprécié Talia Sorel, commandante du RAID, femme de caractère dans un monde très masculin et qui ne s’en laisse pas compter, tout comme les personnages secondaires, campés avec suffisamment de détails pour les rendre bien « vivants ». Une lecture détente agréable. (oui, je sais, dire lecture détente d'un thriller psychologique, ça semble un peu contrintuitif ! ;) )
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