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Un soir de neige, Julien et Marie roulent sur une petite route entre les Vosges et l’Alsace, leurs deux enfants à l’arrière. Après une dispute, Julien arrête la voiture. Marie descend et disparaît. On ne la retrouvera pas. Sept ans plus tard, elle réapparaît au domicile familial, comme si rien ne s’était passé… ou presque. Car pour elle, seulement sept jours se sont écoulés. Après les années de deuil à tenter de se reconstruire, de tenir à bout de bras (pour Julien) cette famille sur laquelle la disparition de la mère opère comme une force centrifuge, Julien a refait sa vie. Sept ans, c’est énorme. Une éternité d’autant plus quand la douleur et le chagrin l’habitent. Mais avec le retour, et l’incompréhension qui s’installe au fur et à mesure des examens cliniques que subit Marie, la difficulté de la réintégration d’un membre de la famille absent depuis si longtemps est compliqué.

Sept jours aborde ainsi les thèmes de l’absence, de la disparition et du traumatisme qu’elle génère sur les proches de la disparue. Quel impact sur des enfants, sur leur psyché ? Comment le parent restant survit face à la disparition, sa douleur propre, mais aussi celle de ses enfants, qu’il ou elle doit gérer, accompagner aider à surmonter ? Tout cela sous le regard des autres : familles, proches, connaissances. Chacun y allant de son opinion, son pronostic, son diagnostic.

« Que pourrais-je répondre à ça ? Que pourrais-je répondre à cette femme qui a été la mienne, qui l’est encore et que je n’avais pas touchée depuis sept années longues et sèches ? Que répondre à l’ami qui m’encourage à cesser tout contact trop rapproché, trop confiant avec la logique ? Que répondre aux parents, aux enfants, aux amis qui, tous, se concoctent une histoire différente, et attendent de moi que je lui donne un sens ? Dans l’obscurité brouillée, la main de Marie trouve la mienne. On dirait que les étoiles ont quitté ce ciel pour un autre. » (page 158)

On frôle le fantastique (territoire dont Colin est un habitué), et on se questionne au fil de pages, auxquelles on est rivé. Sens du rythme, maîtrise de l’ambiance et des dialogues, un roman dévoré qui nous bouscule.... et dont je ne sais toujours pas quoi penser, trois semaines après l'avoir lu. A découvrir.

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Tag(s) : #Ma bibliothèque
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