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Jérusalem, XIIe siècle. Séraphine, forgeronne d'élite, recrute des guerriers pour protéger son village des pillages orchestrés par les croisés francs. Sept marginaux venus d'Europe et d'Asie forment cette escouade improbable, enflammés par des conflits culturels et des débats sur les stratégies militaires. Une réécriture des célèbres Sept samouraï de Kurosawa au temps des croisades, avec des personnages qui parlent comme vous et moi.
Voilà un premier tome qui m’a emballée, j’ai lu d’une traite cette histoire sans temps mort. Elle débute sur une tentative de vol, dont la jeune forgeronne se sort en faisant preuve d’une ruse et d’une audace peu remarquables. L’homme qu’elle libère, un Turc, lui promet de l’aider pour la repayer de l’avoir sauvé. Avec lui, elle va recruter des mercenaires pour sauver son village, victime de pillages répétés à chaque passage des croisés.
Dans Knight club, qui rappellera à certains Fight club pour la sonorité du titre (car à part ça je ne vois pas trop le lien – même si j’avoue que j’ai vu le film il y a très, trèèès longtemps), les personnages ont toutes et tous leur grosse personnalité : la forgeronne qui n’a pas sa langue dans sa poche et des neurones plus qu’il n’en faut, le Tatar, la nonne qui perce n’importe quoi et n’importe qui avec son arc et ses flèches, l’Ecossais, la Norroise qui n’est pas sans rappeler Brienne de Torth dans Game of thrones, ou encore le chevalier ancien amoureux d’Aliénor d’Aquitaine qui prend très au sérieux le code de l’honneur.
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C’est enlevé, très coloré, sacrément bien rythmé. Bref, un bel hommage au film de Kurosawa, moderne, avec un humour caustique à souhait qui nous fait sourire plus d’une fois. Le dynamisme du dessin, très manga parfois dans ses cadrages (notamment pour les scènes de combat) est très agréable, donne beaucoup de fluidité et d’énergie aux planches. 190 pages jubilatoires.
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