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Indira vient de perdre son père Suraj d’un cancer. Elle n’arrive pas à le pleurer. Mais elle lui doit une dernière volonté : répandre ses cendres sur Mars. Pas la planète, le bar PMU où il adorait passer du temps dans les Pyrénées, à Superbagnères. Alors la voilà partie avec sa mère et des amis (ceux de son père et les siens), tous à bord d’un bus pour exaucer les dernières volontés de ce père qu’elle n’a jamais vraiment compris.

Né à l’île Maurice, Suraj était un passionné de sports, obsédé de cyclisme qu’il pratiquait assidûment avec ses amis, que ce soit en région parisienne ou ailleurs.

Au cours du voyage, Indira sera amenée à réfléchir sur sa relation à son père, à ses racines, l’amour, et l’amitié entre autres. C’est un véritable voyage initiatique pour cette trentenaire, très assurée – du moins au premier abord. Les péripéties du voyage l’amèneront à se rapprocher de certains qu’elle ne portait pourtant pas vraiment dans son coeur, à revoir ses jugements à l’emporte-pièce, et à reconsidérer son opinion sur son père.

A travers Suraj, le livre porte une réflexion sur l’appartenance à son pays d’origine, à la volonté (ou non) de garder un lien avec lui une fois arrivé dans son nouveau pays d’accueil. Les jours mauves nous parle des traditions qu’on garde ou qu’on oublie, de la difficulté de s’insérer, de l’éducation (celle de Suraj, stricte pleine de préjugés) qui nous suit toute notre vie, même quand on change radicalement d'environnement.

Rapport aux anciens, intégration, amitié, amours, Les jours mauves est une réflexion bien plus profonde que ce que laissent entrevoir ses premières pages tout en humour corrosif et légèreté de façade. On est touchés, agacés, émus. Kalindi Ramphul dans ce roman largement autobiographique nous propose un voyage dans le temps et la géographie tout en nuances, pointant les contradictions, les faux-semblants, rappelant que personne n’est parfait, que nous portons tous en nous les cicatrices de notre enfance, et de nos aïeux, qu’il nous faut faire avec. Et nous invite à l’empathie et la tolérance. 

 

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Tag(s) : #Ma bibliothèque
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