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J'ai vu en fin d'année dernière Department Q, une série adaptée du premier tome des enquêtes de Carl Mørck et de son équipe de la police criminelle de Copenhague. Dans les romans, il s'agit du Département V, le nom est donc changé, ainsi que la localisation, puisque dans la série nous sommes à Edimbourg.
Ayant vu et beaucoup apprécié l'adaptation du premier tome, je me suis rendu en bibliothèque pour prendre le second, intitulé donc Profanation. Dans ce deuxième opus, l'équipe composée de Mørck assisté par le syrien Hafez El-Assad (vous avez bien lu) et d'une nouvelle recrue (contre l'avis de Mørck), Rose, se voit confier par un mystérieux individu (qui les dépose en cachette sur le bureau de l'inspecteur) des dossiers relatifs à une très vieille affaire, apparemment résolue : le meurtre de deux jeunes gens, sans mobile apparent. Un moment soupçonnée, une bande d'amis issus de familles très riches et étudiant dans une pension privée toute proche, est relâchée faute de preuves. 10 ans après les faits, Bjarne, un membre de la bande, mais issu lui d'une famille de classe moyenne, vient se dénoncer et avouer le meurtre.
C'est donc à contre coeur que Mørck reprend l'affaire, sur l'intuition d'Assad. Il leur faudra retrouver Kimmie, la seule fille de la bande, disparue depuis une dizaine d'année, devenue une sdf un peu particulière. Si l'on peut trouver des défauts à ce polar de plus de 500 pages, je l'ai pourtant dévoré. Jussi Adler-Olsen connaît son affaire et sait nous tenir en haleine. Nous savons (ou du moins nous comprenons) dès le début que la bande est bien responsable de ce double meurtre... et de plusieurs autres ainsi que de nombreuses agressions. Nous suivons en alternance Mørck et son équipe, Kimmie et sa volonté de vengeance vis-à-vis de ses anciens amis. Cette dernière est visiblement très mal psychologiquement, mais elle est loin d'être inoffensive.
L'auteur nous emmène dans un monde pas franchement reluisant : celui de la haute bourgeoise qui se croit (souvent à juste titre malheureusement) hors d'atteinte de la justice ordinaire, qui se pense en meute prédatrice qui fait corps mais n'hésite pas à se retourner contre ses membres s'il le faut. Certains faits de l'intrigue peuvent parfois sembler extrêmes et invraisemblables, mais je pense malheureusement que cela ne l'est pas : le patron qui choisit les petites mains parmi les immigrantes précaires pour pouvoir assouvir ses bas instincts, celui qui a acheté une gigantesque propriété, l'a clôturée, et s'en sert comme réserve de chasse, y important des animaux dont beaucoup d'espèces protégées pour assouvir là encore des instincts criminels, en mâles alphas, etc. On sait bien que cela se produit tous les jours...
En creux, c'est la critique d'un système pourri, où les parents envoient leurs enfants dans des écoles hyper strictes, confites dans leurs "traditions" souvent très toxiques, et qui transforment des gosses en machines à l'égoïsme pervers et sans une once de respect pour la vie humaine ou animale.
Ce n'est pas un coup de coeur, il y a des défauts, des facilités et peut-être parfois un peu de "trop", mais j'ai apprécié cette lecture, les relations entre Mørck et son équipe, leur recherche avec en parallèle la quête de Kimmie qu'on plaint un peu mais qui nous révulse aussi.
Une participation aux Escapades européennes de Cléanthe, qui se mois-ci faisaient escale au nord du continent avec les Polars scandinaves, et donc une autre participation à l'Hiver polar d'Alexandra, je coche deux cases de plus: Scandinavie bien entendu et Tueur en série.
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