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Quand on parle de romans ayant pour thème/lieu de l'intrigue l'océan, Moby Dick fait partie des incontournables. Le roman de Melville a été adapté plusieurs fois, notamment au cinéma, le premier film datant de 1926, le dernier en date de 2010. 

Après avoir lu récemment Histoire d'une baleine blanche par Sepulveda, qui évoque l'origine du mythe du cachalot blanc, j'ai eu envie de me pencher sur l’œuvre de Melville, et ayant découvert que Chabouté en avait fait une adaptation, j'ai sauté sur l'occasion. Je n'avais en effet pas trop envie de me lancer dans ce pavé tout de suite (770p en poche). 

L'histoire en elle-même est sans doute inspirée à Melville par la mésaventure du baleinier Essex, coulé par un cachalot noir en 1820, ainsi que par un cachalot blanc géant surnommé Mocha Dick et réputé impossible à attraper (celui-là même qui est le narrateur du livre de Sepulveda).

Nous retrouvons dans le port de Nantucket un jeune homme, Ismaël, qui souhaite partir à la pêche à la baleine. On lui parle du Pequod et de son capitaine si particulier, le capitaine Achab. Il y monte avec un nouvel ami, Queequeg. Une fois partis, sur le bateau, il découvre le capitaine, à qui il manque une jambe, et qui fait jurer aux marins d'aller jusqu'au bout dans la poursuite de son obsession : tuer la baleine blanche qui lui a arraché une jambe. Moby Dick c'est donc le récit d'une vengeance obsessionnelle que rien ne pourra arrêter, et qui mènera l'homme à sa perte.

Tout au long des deux tomes de cette adaptation, nous suivons les différents moments de la chasse, la rencontre avec d'autres bateaux, et Achab qui demande à chaque fois si les marins ont aperçu sa proie. Il lui est parfois demandé de l'aide, comme par ce capitaine dont une chaloupe chassant une baleine a disparu et qui supplie Achab de l'aider dans sa recherche. Mais ce dernier ne veut rien savoir. Le capitaine est souvent en discussion enflammée avec son second qui l'enjoint à plusieurs reprises de reprendre la route vers Nantucket, mais Achab est incapable de se sortir de son obsession. 

Il faut bien le dire, je n'ai pas été particulièrement emballée par cette histoire, et le dessin de Chabouté ne m'a pas trop aidée non plus. Dans le même genre, trait noir et blanc, encre de chine, je préfère nettement Manu Larcenet (lu ici ou ici). Il y a pas mal d'ellipses (forcément), donc on fait l'impasse sur des personnages développés et à la psychologie fouillée (mais peut-être est-ce déjà le cas chez Melville?). L'intrigue manque un peu de liant, mais l'exercice de l'adaptation BD d'un tel pavé n'est pas aisée... il semble que le roman contienne de grandes descriptions de la vie à bord d'une baleinière et de cette chasse si particulière, ce que l'on ne retrouve que très peu dans cet ouvrage. 

Je suis donc perplexe... peut-être essayerai-je néanmoins un jour de lire le roman de Melville. Les films me tentent bien aussi.  

 

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Moby Dick - Chabouté

Avec Moby Dick je participais au défi Book trip en mer de Fanja et Light and Smell après Le rêve de la baleine de Ben Hobson, Histoire d'une baleine blanche de Luis Sepulveda, La Belle Jeanette de Rémi Courgeon et Le retour du Capitaine Nemo de Schuiten et Peeters.  Avec les 247 pages de ces deux tomes, et 2 points de plus j'arrive à 16 points (si je ne me suis pas encore trompée!! Fanja, je te laisse vérifier! ^_^). 

 

Tag(s) : #Ma bibliothèque, #BD
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