Au Royaume Uni au tout début des années 1980 à Sheffield (comme dans The full Monty), quatre femmes d'horizons très divers deviennent vendeuses à domicile de lingerie et sextoys. De caractères et d'origines très différents, ces femmes n'ont pas les mêmes raisons de s'investir dans cette affaire genre Tupperware mais version sexy. Pourtant, elles ont en commun de lutter pour s'affirmer, mener leur barque (ou lui éviter de couler) dans un monde qui ne veut pas entendre parler d'émancipation féminine.
Good vibrations est une série britannique typique du genre social: de l'humour, des personnages bien campés et un regard lucide sur une société profondément inégalitaire, et sur la place de la femme dans ce monde très macho, bien pensant et coincé. C'est toujours bien fait, dans le sens où ce n'est jamais sentencieux, ni donneur de leçon. Il y a la juste distance pour amener le spectateur/trice à voir la dureté de la vie, l'angoisse et la misère sociale, sans jamais départir les personnages de leur dignité.
Evidemment, c'est du "feel-good", mais il y a juste ce qu'il faut d'acidité pour que cela ne tombe pas dans la mièvrerie ni le misérabilisme, bien au contraire. La reconstitution est bien faite, et le casting est à la hauteur. Sophie Rundle qui incarne le personnage principal de la série (vue dans Peaky Blinders et Bodyguard notamment) mène bien l'affaire, entre fragilité et volonté de s'en sortir pour son fils; on reconnaît également la Ms Crawley de Downton Abbey (Penelope Wilton), etc.
Bref, c'est un très bon moment passé en compagnie de ces femmes, une ode à la solidarité féminine...et c'est tiré d'une histoire vraie! (Vu sur Arte, mais n'est plus disponible)
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