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Après Ecouter le noir, voici un nouveau recueil de nouvelles très, très noires de grands noms du polar. Regarder le noir, comme son titre l'indique tourne autour du regard, de la vue. J'ai choisi ce recueil pour Olivier Norek et Karine Giebel, notamment, mais les autres auteurs et autrices valent de se pencher sur ces nouvelles qui ne laissent que peu de lumière au milieu de toute cette noirceur.
J'ai lu ce recueil en deux temps, car la nouvelle écrite par Olivier Norek, Regarder s'envoler les voitures, m'a tellement tourneboulée que j'ai reposé le livre (que j'avais fait l'erreur d'ouvrir un soir au coucher) pour quelques semaines... Au même titre qu'il y a des années (avant d'ouvrir ce blog, c'est dire!) L'âme du mal de M. Chattam. Clairement, les lecteurs peu habitués à la noirceur....noire devraient s'abstenir.
Comme dans tout recueil, on trouve dans Regarder le noir des univers très différents, des noirceurs particulières, sociales ou environnementales par exemple. Quelques unes m'ont moins touchées, mais de la campagne à l'océan, des enfants miséreux d'Inde au journaliste américain craint par tous, on frémit souvent.
Dans le désordre on trouve dans ce recueil: Regarder les voitures s'envoler de Olivier Norek ; Nuit d'acide de Julie Ewa ; The Ox de Fred Mars ; Demain de René Manzor ; Darkness de Barbara Abel et Karine Giebel ;
Transparente de Amélie Antoine ; Anaïs de Fabrice Papillon ; Private eye de R. J. Ellory ;
Le mur de Claire Favan ; La tache de Gaëlle Perrin-Guillet ; Tout contre moi de Johana Gustawsson. Autant de variations autour de la vision, mais aussi du regard (au sens de comment nous regardons les choses et les êtres). Et des auteurs et autrices que j'ai découverts et dont je retiens les noms pour de futures lectures.
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