Y'a d'la Joie!

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Mes critiques du 7ème art

J'aime beaucoup les films d'animation, et celui-ci a reçu un accueil très enthousiaste des critiques et spectateurs. Pourtant, je l'avais en DVD depuis des mois, et toujours pas vu. Oubli réparé, Choupynette enthousiasmée.
http://images.allocine.fr/r_160_214/b_1_cfd7e1/medias/nmedia/18/63/78/78/18947035.jpgValse avec Bachir est un film autobiographique. Ari Folman, metteur en scène israélien, a rendez-vous en pleine nuit dans un bar avec un ami en proie à des cauchemars récurrents. Le lendemain, Ari, pour la première fois, retrouve un souvenir de cette période de sa vie. Une image muette, lancinante : lui-même, jeune soldat, se baigne devant Beyrouth avec deux camarades.
Il éprouve alors un besoin vital de découvrir la vérité à propos de cette fraction d'Histoire et de lui-même et décide, pour y parvenir, d'aller interviewer à travers le monde quelques-uns de ses anciens compagnons d'armes.
Valse avec Bachir est un film splendide. J'ai d'abord été un peu dérangée par ses dessins qui m'ont fait penser à ses marionettes en papiers, sans relief. Mais passée cette première surprise, je me suis laissée emportée par cette histoire d'oubli et de quête de la mémoire. Une quête qui pose la question des raisons de cet oubli: l'horreur est telle, le choc si grand, que l'intellect se refuse à laisser à la surface de tels souvenirs. Au-delà du cas personnel du personnage principal, c'est toute une guerre qui nous est donnée à voir, dans son horreur, son absurdité. Mais ce qui m'a le plus agréablement surprise c'est l'absence du thème de la religion. Et dans une guerre de territoire (raccrouci rapide, je vous l'accorde) que les idéologues ont rapidement transformé en guerre de religion, c'est un point très positif en faveur de ce film. Folman évite l'écueil de la religion pour ne parler que l'(in)humanité.
Les images, quand bien même ce sont des dessins, sont frappantes, presque envoutantes. Paradoxalement, j'ai trouvé que les images de guerre et de mort étaient les plus belles esthétiquement.
L'esthétique de ce film, justement. C'est tout simplement beau. Les couleurs, la musique, tout est superbe malgré la laideur de la guerre. Onirique, déchirant, magnifique et tellement lucide.
Le dernier choc, ce sont ces "vraies" images du massacre de Sabra et Chatila à Beyrouth Ouest, perpétré par les milices chrétiennes avec le "silence bienveillant" de l'armée israëlienne.
Valse avec Bachir est un film très fort, qui allie esthétisme et réflexion sans concession sur la guerre du Liban et plus particulièrement ce massacre.
Par Choupynette de Restin - Publié dans : Mes critiques du 7ème art
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http://medias.jds.fr/images/article/21051/photos/Le_Vilain_300.jpgLe Vilain
Je ne suis pas fan d'Albert Dupontel, loin s'en fout. Ses sketches de one-man show m'horripilaient. Mais il a un talent d'acteur certain. Cependant, ses films ne m'ont jamais convaincue. SI je suis allée voir Le vilain, c'est pour Catherine Frot.
En résumé: un homme se retrouve par hasard dans le quartier de son enfance alors qu'il tente d'échapper à des malfaiteurs en colère (il les a doublé). Il tentera tout pour tuer sa mère... qui ne peut pas mourir car elle doit réparer sa faute: avoir élevé un garçon méchant.
Truffé de gags, ce film se laisse voir sans déplaisir, la patte de Dupontel est là (très "cartoonesque") mais moins lourde que dans Enfermés dehors qui m'avait exaspérée. Cependant, certaines longueurs, certains gags pas franchement inspirés cassent le rythme et font retomber le soufflet.
C'est agréable, sans prétentions, ça fait rire, mais ça ne restera pas dans les annales.

http://www.chroniscope.com/img/dyn/1/1_121_1_M.jpgWar Zone
Dans une famille, le fils ado découvre le terrible secret qui lie son père et sa soeur: l'inceste. C'est un film dérangeant, d'autant plus que le père semble, jusqu'à ce que le spectateur découvre son crime, tout à fait normal et agréable. Et c'est là je crois la grande force de ce film: nous montrer qu'un pédophile ne porte pas son crime sur son visage. Il peut même être très sympa pour un verre au pub du coin. C'ets très bien joué, mais uniquement pour les coeurs bien accrochés.

http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/64/50/94/18790035.jpgGone Baby Gone
Un très bon film, probablement adapté d'un aussi bon roman de Dennis Lehanne. Dans une petite ville une fillette disparaît, apparemment enlevée. La tante fait appel à deux jeunes détectives privés pas vraiment spécialisés dans les enlèvements. Voilà un métrage très bien construit et interprété, qui finit sur une grande question morale. Et nous pose frontalement la question: qu'aurions-nous fait à la place de nos détectives? Pour en avoir discuté avec MS, je peux vous dire que nous n'étions pas vraiment d'accord. Un très bon film, que ceux qui ne supportent pas de voir des enfants souffrir devront éviter.
Par Choupynette de Restin - Publié dans : Mes critiques du 7ème art
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Robin Wright Penn est une actrice que j'aime beaucoup. Découverte dans Santa Barbara, dans les années 1980, elle a fait son petit bonhomme de chemin.
Ici, elle est dirigée par Rebecca Miller, la fille d'Arthur, auteur de The crucible. Miller adapte à l'écran un roman qu'elle a elle même écrit. Pippa Lee est une femme respectable et respectée, très propre sur elle, partenaire d'un éditeur beaucoup plus âgé qu'elle. Mais Pippa n'a pas toujours été une jeune femme "bien comme il faut". Elle s'enfuit de chez elle pour fuir une mère instable, et passa quelques années à fumer, se droguer, poser pour des amis artistes. Sa rencontre avec Herb, son éditeur de mari, sera un tournant dans sa vie.
Le film de Miller entremêle présent et passé pour nous conter les errements de la jeunesse, et les questionnements de la maturité. Car si Pippa semble avoir tout pour être heureuse, elle se révèle somnanbule. Un évènement douloureux (bien que prévisible) la forcera à se "réveiller".
Papillon m'avait donné envie d'aller le voir, et  la présence de Robin Wright Penn m'a décidée. Pourtant, si je n'attendais pas monts et merveilles de ce film, je dois dire avoir été déçue. Déçue par le manque d'aspérité, même si une certaine ironie est présente par le truchement de Pippa, lucide. J'ai trouvé en fait ce film très américain. Très lisse, quelques moments d'humour parfois un peu grinçant certes viennent égailler l'ensemble et lui donner une petite note d'acidité, mais c'est bien tout. Si le message est intéressant, il manque cruellement de force. En outre certaines ficèles sont vraiment très lourdes, telle la métaphore du somnanbulisme... L'actrice principale est vraiment au dessus du lot, et elle sauve en partie le film.
Par Choupynette de Restin - Publié dans : Mes critiques du 7ème art
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Filipov, qui fut un temps surnomé le Maestro, est un chef d'orchestre rétrogradé homme de ménage au Blochoï. Mondialement célèbre dans les années 1970/80, il vaut sa rétrogradation (humiliation) au fait de s'être opposé au Système et à Brejnev, alors à la tête de l'URSS.
Presque 30 ans plus tard, il intercepte un fax venant du Théâtre du Châtelet, et décide sur un coup de tête de partir à Paris pour finalement jouer ce fameux concerto de Tchaïkovski qui avait été interropu par le KGB à l'époque. Il va remonter avec l'aide de son ami Sacha, violoncelliste devenu ambulancier au volant d'un tacot, un orchestre.
Epique, ce film nous parle de musique, mais surtout d'amitié et d'humanité. A travers ces personnages, Mihaileanu nous conte la dure réalité de l'URSS mais aussi de l'après Union soviétique, la dérive, les petits boulots, l'alcoolisme, mais plus que tout la volonté de s'en sortir et de vivre pleinement malgré et en dépit de tout.
Certains personnages sont bien sûr un peu caricaturaux, notamment après leur arrivée à Paris, mais le tout est filmé avec beaucoup de tendresse, d'humour et d'autodérision.
J'ai beaucoup aimé la dernière partie du film, celle du concert à proprement parler. Lors de celui-ci, le réalisateur raconte à la fois le passé, les évènements qui ont mené à la rétrogradation de Filipov, mais aussi le futur de cette troupe faite de bric et de broc. On profite pleinement de la musique de Tchaikovski, de sa puissance évocatrice.
Un très bon film, porté par des acteurs tous au diapason, à voir!

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Mes critiques du 7ème art
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 Anjie et moi-même avons regardé cette nouvelle création de Canal+. Nous vous proposons nos avions croisés!

Résumé :

Dans un commissariat du 92, un flic se donne la mort alors qu’il est interrogé par l’IGS (inspection générale des services). Ses plus proches collègues Eddy (Anglade), Walter, Théo et Roxane vont tenter de lui rendre, post portem, son honneur. Mais tout dérape et va de mal en pis. Les flics passent la ligne jaune et se comportent comme des voyous, pris dans un engrenage qui semble implacable. Tueries, courses poursuites, braquages (braquo dans le jargon), tout y passe. La bande des 4 s’engage dans une fuite en avant éperdue.

 

Que dire alors de cette série annoncée à grand renfort de panneaux en 4 par 3 par la chaîne cryptée ?

L’histoire :

L’avis d’Anjelica : Originale pour une série française sur la police mais peu crédible sur bien des points et vraiment limite à force de vouloir justifier les actes de ces ‘ripoux’ par obligation.

Le mien : Il faut le dire, par moment, j’ai eu un peu l’impression de me retrouver dans le style de narration à la Jack Bauer : beaucoup de rebondissements, des personnages principaux (on ne peut décidément pas les appeler « héros ») poussés à commettre des actes de plus en plus graves, bref, ces policiers qui transgressent allègrement les règles et les lois, à grand renforts de « on n’a pas le choix ». Cette phrase, entendue dans chaque épisode à plusieurs reprises, finit par ressembler à un leitmotiv, et une justification perpétuelle plutôt gênante. Elle nourrit les rebondissements incessants de la série, et met en exergue la situation intenable des policiers.

Les personnages :

L’avis d’Anjelica : Ils m’ont donné l’impression de pouvoir représenter un certain désespoir de la police mais je dis cela je ne dis rien puisque je ne connais ni ne fréquente personne qui travaille dans ce milieu. Par contre, c’est très déstabilisant de voir des personnages aussi limites, on se dit (comme dans la série) que les évènements peuvent déraper facilement si ces hommes sont aussi proches du point de rupture…

Le mien : A la fois nuancés et un peu trop stéréotypés à mon goût (je sais, c’est paradoxal, mais c’est vraiment l’impression que j’en ai eu), les personnages de Braquo, Eddy en tête, sont à l’image de la série : désespérés et désespérants. Un camé, un joueur compulsif, une pute au grand cœur etc… Lorsque l’histoire s’attache à nous les faire découvrir, on entrevoit des personnages moins carrés qu’au premier abord, mais cela reste toujours une ébauche, a peine esquissée, qui nous laisse sur notre faim.

La réalisation :

L’avis d’Anjelica : Je suis d’accord avec Choupy, la réalisation est vraiment réussie. On baigne bien dans une ambiance urbaine grise, triste, sinistre.

Le mien : Nerveuse, très rythmée, la réalisation est excellente. L’environnement choisi par Olivier Marchal, très sombre (usine désaffectées, costumes sombres) usant beaucoup des contrastes ombre/lumières contribue pleinement à construire une atmosphère pesante, hésitant entre jour et nuit, semi-obscurité propice aux actes illégaux et aux compromis avec l’autorité, la conscience, la loi. Branchée sur la prise « adrénaline », la série emballe son public dans une course effrénée.

 

Appréciation globale :

L’avis d’Anjelica : Le thème comme le traitement rythmé et urbain de cette série permet de sortir quelque peu des sentiers battus et a au moins le mérite de ne pas montrer que le bon côté de l’institution policière.

Mais pour moi, c’est justement là que le bât blesse. Je suis ressortie très mal à l’aise de cette série car comme certains ne le savent peut être pas, Olivier MARCHAL le réalisateur, vient de ce milieu. On peut donc supposer, fort à propos, qu’il sait de quoi il parle et que ce qu’il nous montre dans cette série représente une certaine réalité de la police et bien dans ce cas, je peux vous dire que cela fait peur !

Le mien : Braquo est somme toute une série agréable à regarder, pleine de rythme, servie par des acteurs crédibles et bien menés. Toutefois, je ne peux m’empêcher de me poser des questions sur la suite, puisqu’il devrait y en avoir une, car avec tout ce que nos anti-héros ont dû affronter, que va-t’il bien pouvoir leur arriver ? Car ce qu’ils ont déjà fait, c’est… énorme. Il ne faudrait pas que Braquo devienne le 24 heures à la sauce police française...

 

Création canal+. D’Olivier Marchal, avec Jean-Hughes Anglade, Nicolas Duvauchelle, Karole Rocher entre autres.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Mes critiques du 7ème art
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