Bonjour, Bonjour les hirondelles!

Je ne prétends pas avoir la science infuse (quoi que je boive beaucoup d'infusions..), ni être particulièrement objective sur certains sujets. Je donne mon avis, pousse des "coups de gueule" mais aussi des grands cris d'amour (si! si!). ce blog se veut interactif alors...participez et donnez moi votre avis!
Je crois que le rose s'impose puisque cet article est consacré à un film que je suis allée voir récemment. Il s'agit de Marie-Antoinette, de Sofia Coppola. <p> Je vous avouerai qu'au premier abord et au vu de l'affiche plutôt "flashy" ça ne m'emballait pas du tout. C'est ma cousine Sophie (bisous Soso) qui m'a proposé d'y aller et j'ai dit "pourquoi pas?" J'ai vraiment bien fait! J'en savais un petit peu sur Marie-Antoinette de par mes études. Donc je n'ai pas été surprise par la vision de la dernière reine de monarchie absolue en France véhiculée par le film. Une jeune fille certes fille d'empereur mais peu/pas habituée à l'étiquette ultra-rigide de Versailles érigée par Louis XIV. Je ne pense pas, et ça n'est d'ailleurs pas l'impression que m'a laissé ce film, que le but était de montrer une femme uniquement victime de la révolution et d'un contexte particulier. Coppola nous a montré la vie, difficile parfois, légère et terriblement futile à d'autres moments, d'une adolescente devenue reine de France alors que manifestement elle n'en avait ni les épaules (si vous me passez l'expression) ni l'envie, de même que son mari, Louis XVI, homme presque maladivement timide. <p> J'ai vraiment beaucoup aimé ce film. Je l'ai trouvé plein de délicatesse, de pudeur et très franc. Je m'attendais à quelque chose d'un peu caricatural venant d'Amérique, mais contrairement à des navets tels que Le masque de Fer avec Léonardo DI Caprio ou D'Artagnan, Coppola se fonde sur un ouvrage très complet (Marie-Antoinette , d'Antonia Fraser) ce qui lui évite les grossières erreurs de ce genre de productions. 
J'ai enfin vu Volver, le film du fameux Pedro Almodovar. Autant j'avais adoré Talons aiguilles et Tout sur ma mère, autant j'ai été complètement emballée par Volver. Toutes ces femmes qui luttent pour/contre quelque chose sont magnifiques et magnifiquement bien jouées.

Comme à son habitude, Almodovar signe un film sur le quotidien des femmes, toutes différentes mais toutes semblables par la force intérieure qui les fait avancer malgré les obstacles, aussi terribles soient-ils. Il nous montre les veuves, les épouses, les filles, les soeurs issues de sa région d'origine, la Mancha. Leurs superstitions, leurs croyances, leurs traditions sont évoquées avec beaucoup de tendresse. En définitive, je crois que c'est bien ce mot, tendresse, qui définit le mieux ce film. almodovar aime les femmes, toutes les femmes, et ça se sent dans Volver. Il a mené ses actrices parfaitement, sans fioritures; un jeu simple qui sert des dialogues justes, dans un histoire dramatique.
ce film, loin d'évoquer uniquement les relations mères filles, touche aussi à la condition des travailleurs immigrés et clandestins grâce au personnage de la prostituée. Raimonda est la battante, terriblement blessée par la vie mais qui ne renonce jamais, occupant plusieurs emplois pour subvenir aux besoins de sa famille. Sa soeur Sole, coiffeuse au noir, est plus retenue, moins entière peut-être, mais elle affiche une force tranquille presque malgré elle. Enfin, la mère, jouée magistralement par Carmen Maura, est un personnage torturé par ses erreurs et par ses fautes, obligée de se cacher pendant des années.
Je me siuis laissée emporter par l'histoire de ses femmes racontée simplement mais sublimement.
Visionage hier soir du film (projeté dans très peu de salles sur Montpellier: 1) "Changement d'adresse" avec Frédérique Bel, vous savez, la blonde de la Minute blonde sur Canal. Personnellement, elle me fait très rarement rire dans ce registre. Par contre, ce film a été un vrai dépaysagement.
Je vous explique. Les dialogues sont à l'image des deux personnages: naïfs, désuets, etc. A des moments on était même assez dubitatifs à l'écoute. Mais c'en était presque émouvant la naïveté qui se dégageait de ces deux personnages, pas franchement des "foudres de guerre" à la culture universelle loin de là... un exemple
"Gabriel, il fait quoi dans la vie?
-Il fait de la linguistique comparée.
-Ah....
-Ca sert à quoi, d'après toi?
-Euh...Hé bien, le jour où il faut choisir une seule langue, lui il les aura toutes étudiées et comparées, et il pourra dire laquelle il vaut mieux choisir..."
Voilà, le film est à l'aune de ce dialogue. Ca en fait un film et des personnages complètement décallés. Lui est tellement "carpette" en amour que c'en est désolant, et elle de même... C'était vraiment un film sympathique, sans prétention autre que d'évoquer des personnages "normaux".
A propos de film, et dans un tout autre registre, je vous conseille d'aller voir cette petite video c'est vraimen pas mal!!
J'ai visionné aujourd'hui les Chroniques de Narnia. J'ai été agréablement étonnée.
Je croyais au départ que c'était vraiment un film pour les petits ou du moins les ados, mais en fait, même si les héros sont des enfants/ados, on se laisse prendre dans l'histoire.
Face à la méchante reine (enfin ça, c'est elle qui le dit) la fratrie doit surmonter ses peurs, ses ressentiments et apprendre la tolérance et le courage. Les décors et les effets spéciaux sont bluffants. Le Lion, les centaures et autres minotaures sont plus vrais que nature. L'intrigue n'a rien d'exceptionnel, mais comme je le disais, on se laisse emporter, car il n'y pas vraiment de temps morts. Ca m'a fait penser au Seigneur des anneaux, l'intensité dramatique en moins. En tout cas, cela aura été deux heures très agréables...
Ce soir, coup de chance, nous avons choisi au hazard un film, et il était super.
C.R.A.Z.Y. est une production québécoise (certains dialogues sont sous-titrés...heureusement!!) qui alterne entre rire et larmes. C'est l'histoire d'un jeune garçon, né un 25 décembre 1960. A travers son histoire, on voit évoluer sa famille et le Québec des années 1960 au années 1980.
Certains personnages ne sont pas très fins, mais l'histoire est racontée tout en finesse. Entre un père bourru et très "mâle" et une mère gentille mais plutôt soumise, Zach fait son bonhomme de chemin. Mais tout se gâte quand il affiche des tendances homo. Il doit faire face à cette inclination, à son ambivalence, et à la société qui encore à cette époque, n'est pas tendre avec les "fifes", les tapettes en québécois.
J'ai été très agréablement surprise par ce film très simple, mais plein d'émotions, abordant les relations parents-enfants, inter-fratrie et surtout la question de l'acceptation de soi, des autres et de leurs différences.





