Valse avec Bachir est un film autobiographique. Ari Folman, metteur en scène
israélien, a rendez-vous en pleine nuit dans un bar avec un ami en proie à des cauchemars récurrents. Le lendemain, Ari, pour la première fois, retrouve un souvenir de cette période de sa vie.
Une image muette, lancinante : lui-même, jeune soldat, se baigne devant Beyrouth avec deux camarades.Il éprouve alors un besoin vital de découvrir la vérité à propos de cette fraction d'Histoire et de lui-même et décide, pour y parvenir, d'aller interviewer à travers le monde quelques-uns de ses anciens compagnons d'armes.
Valse avec Bachir est un film splendide. J'ai d'abord été un peu dérangée par ses dessins qui m'ont fait penser à ses marionettes en papiers, sans relief. Mais passée cette première surprise, je me suis laissée emportée par cette histoire d'oubli et de quête de la mémoire. Une quête qui pose la question des raisons de cet oubli: l'horreur est telle, le choc si grand, que l'intellect se refuse à laisser à la surface de tels souvenirs. Au-delà du cas personnel du personnage principal, c'est toute une guerre qui nous est donnée à voir, dans son horreur, son absurdité. Mais ce qui m'a le plus agréablement surprise c'est l'absence du thème de la religion. Et dans une guerre de territoire (raccrouci rapide, je vous l'accorde) que les idéologues ont rapidement transformé en guerre de religion, c'est un point très positif en faveur de ce film. Folman évite l'écueil de la religion pour ne parler que l'(in)humanité.
Les images, quand bien même ce sont des dessins, sont frappantes, presque envoutantes. Paradoxalement, j'ai trouvé que les images de guerre et de mort étaient les plus belles esthétiquement.
L'esthétique de ce film, justement. C'est tout simplement beau. Les couleurs, la musique, tout est superbe malgré la laideur de la guerre. Onirique, déchirant, magnifique et tellement lucide.
Le dernier choc, ce sont ces "vraies" images du massacre de Sabra et Chatila à Beyrouth Ouest, perpétré par les milices chrétiennes avec le "silence bienveillant" de l'armée israëlienne.
Valse avec Bachir est un film très fort, qui allie esthétisme et réflexion sans concession sur la guerre du Liban et plus particulièrement ce massacre.
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Le Vilain
War Zone
Gone Baby Gone
plus âgé qu'elle. Mais Pippa n'a pas toujours été une jeune femme "bien comme il faut". Elle s'enfuit de chez elle pour fuir une mère instable, et passa quelques années à fumer,
se droguer, poser pour des amis artistes. Sa rencontre avec Herb, son éditeur de mari, sera un tournant dans sa vie.
Presque 30 ans plus tard, il intercepte un fax venant du Théâtre du
Châtelet, et décide sur un coup de tête de partir à Paris pour finalement jouer ce fameux concerto de Tchaïkovski qui avait été interropu par le KGB à l'époque. Il va remonter avec l'aide de son
ami Sacha, violoncelliste devenu ambulancier au volant d'un tacot, un orchestre.



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