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Y'a d'la joie!

Petit & grand écran

http://fr.web.img5.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/pictures/210/009/21000901_2013042317444331.jpgDans la catégorie comédie française, Pop redemption est un très bon cru!

L'histoire est simple: quatre potes musiciens de black metal (à ne pas confondre avec le hard rock ou le rock satanique ou...), les Dead MaKabé, voient enfin la chance de leur vie se présenter à eux. Ils ont l'opportunité de se produire sur une scène autre qu'un garage ou une arrière cuisine de resto, lorsqu'ils sont sélectionnés pour le Hell Fest, festival de musique métal extrême. Malheureusement, leur concert de "chauffe" dans un club paumé de la France rurale profonde ne se passe pas comme prévu. Et un homme est tué.

 

Voici donc nos musiciens recherchés... et pour eux, se planquer au milieu des "bouseux", entre les tatouages, le matériel de musique et les cheveux longs, c'est pas gagné.

 

Voilà donc une comédie fort sympathique, portée par quatre comédiens dont le plaisir de jouer est communicatif. On rit beaucoup de leur naïveté et de la bêtise de leur leader (excellent Julien Doré) qui ne veut pas abandonner son rêve d'être un "metalleux" célèbre et qui fera tout pour y arriver. On rit des péripéties, un peu grosses, mais qu'importe, que doivent traverser notre quatuor en pleine crise, de leurs engueulades façon vieux couple. C'est un humour bon enfant, servi par des dialogues bien fichus (on sent la patte d'Alexandre Astier - d'ailleurs il y a des clins d'oeil à Kamelott), et un rythme soutenu. Le contraste entre imagerie métal et imagerie pop/kitsch façon festival de la fraise fonctionne très bien. Quelques références sympas comme celle de la couverture de l'album des Beatles Abbey Road.

 

C'est doucement déjanté, agréable, et on en ressort le sourire aux lèvres. C'est à voir!

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Petit & grand écran
Vendredi 14 juin 2013 5 14 /06 /Juin /2013 13:34

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http://fr.web.img5.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/60/03/29/18604566.jpgComment, lors de ce mois anglais, ne pas parler de Ken Loach?

Ici, il s'agit de Carla's song, film sorti en 1995. George (Robert Carlyle, l'un des strip-teasers de The full monty) est un jeune conducteur de bus de la ville de Glasgow. Pas franchement en odeur de sainteté auprès de ses supérieurs ou de ses collègues contrôleurs. Ce n'est pas que George soit un rebelle. C'est juste qu'il a parfois tendance à n'en faire qu'à sa tête. Et laisser monter des passagers sans payer. C'est ainsi qu'il rencontre la belle Carla, réfugiée, il l'apprendra plus tard, venant du Nicaragua.

Une histoire se lie entre les deux, qui semble condamnée tant Carla est rongée par un passé dont elle ne veut parler. Un jour, George la sauve in extremis du suicide. Il décide alors de partir pour le Nicaragua afin que Carla affronte son passé et surtout, retrouve le fameux Antonio, son compagnon d'avant l'exil, dont elle ne sait ce qu'il est advenu.

Encore une fois, Ken Loach touche le spectateur par un récit sans fioritures ou violons. C'est plutôt par sa caméra proche des personnages et qui sait les rendre attachants en magnifiant les petits gestes, en filmant l'authenticité.

Pour ceux qui ne connaîtraient rien de la guerre civile qui sévit au Nicaragua dans les années 80, le film de Ken Loach apporte un regard (bien sûr partisan, peut-être un peu trop sur certains plans) instructif. En effet, à l'époque, les Etats-Unis appliquaient dans toute l'Amérique centrale et latine la théorie dite ABC (anything but a communist: tout sauf un communiste - sous entendu régime/gouvernement). Cette théorie a amené la CIA a entraîner des milices et aider aux coups d'états tel que celui de Pinochet. Loach oppose ainsi deux mondes, l'Ecosse et le Glasgow des années 80, pas franchement brillant, certes, mais loin des tueries et des exactions subies par les civils nicaraguayens.

Un bon film, mais pas le meilleur à mon sens de Loach.

Autres films de Ken Loach chroniqués dans ces pages:

 Just a kiss

My name is Joe

Le vent se lève

It's a free world

La part des anges

 

Retrouvez tous les billets du mois anglais organisé par Titine et Lou en cliquand sur le logo!

 

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Par Choupynette de Restin - Publié dans : Petit & grand écran
Mercredi 12 juin 2013 3 12 /06 /Juin /2013 12:56

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http://images.gibertjoseph.com/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/i/660/3384442060660_1_75.jpgVous allez croire que ça tourne à l'obsession, mais voici encore un film de Ken Loach... Beaucoup plus récent que My name is Joe chroniqué dans ces pages récemment, puisqu'il date de 2005.

Just a kiss est une histoire d'amour comme il en existe beaucoup, se déroulant une fois de plus à Glasgow. Mais on est loin des quartiers les plus pauvres de la ville écossaise. On est plutôt dans les quartiers des bonnes classes moyennes. Casim, dont les parents ont émigré du Pakistan avant même sa naissance, rencontre au lycée de sa petite soeur Tahara, Roisin, professeure de musique et d'origine irlandaise. Peu à peu, il tombe amoureux de cette jolie blonde, divorcée et heureuse dans sa vie.

Mais Casim est fiancé, une alliance arrangée, puisque sa cousine Jasmine habite au Pakistan et qu'il ne l'a jamais vue, ne lui a jamais parlé. Casim est donc déchiré entre la tradition, sa famille dont il se sent responsable (il est le fils unique et porte le nom du frère jumeau de son père, mort lors de l'exode des Musulmans après la partition de l'Inde et du Pakistan en 1947) et son amour pour Roisin.

La scène d'ouverture dit tout: Tahara y fait un exposé sur son dégoût de voir les Musulmans tous mis dans le même panier, celui des terroristes sanguinaires. Alors qu'elle se définit comme une jeune femme glaswegienne d'origine pakistanaise, et qui, dans une école catholique soutient les Glasgow Rangers (équipe de foot protestante - à ne surtout pas confondre avec les Celtics, catholiques). Tout est là, et on retrouve les mêmes thématiques des enfants d'immigrés dans tous les pays: ils sont nés dans le pays d'accueil, qui pour la plupart d'entre eux est leur pays, et ne se sentent souvent pas vraiment de lien avec le pays d'origine de leurs parents; Ces derniers au contraire, s'accrochent à leur traditions.  Ainsi, la fille aînée Ruksana, est fiancée à un homme qu'elle n'a jamais vu. Ce qui donne un premier rendez-vous chez les parents de Casim très étrange. Les parents refusent que Tahara aillent faire ses études à Edimbourgh pour devenir journaliste. Ils la veulent à Glasgow et docteur. Car que dirait la communauté sinon?

Loin pourtant de faire un portrait à charge d'une seule communauté et de ses membres, Ken Loach les montre dans toute leur humanité, leurs faiblesses et leurs peurs. Et les Catholiques, de leur côté, en prennent un sacré coup: élèves proférant des insultes racistes, propriétaires de chiens laissant leur animal uriner sur le panneau publicitaire du magasin des parents de Casim... Mais le pire restera l'entrevue entre Roisin et le prêtre de la paroisse dont dépend le lycée où elle enseigne. En effet, pour obtenir enfin sa titularisation, elle doit obtenir un certificat de bonne conduite. Déjà rien que ça est aberrant. Mais l'entrevue est tout simplement délirante, avec un prêtre se prenant pour Dieu le père, et la sermonnant (lui hurland dessus) comme si elle était une moins que rien.

Loach montre donc les deux extrêmes, ceux qui détestent ce qui sort de la règle, ce qui va à l'encontre de leurs croyances et habitudes.

Evidemment, le réalisateur a fait ce film suite aux attentats du 11 septembre 2001.

L'amour de Roisin et Casim résistera-t-il? A vous de le découvrir!!

L'avis de Dasola.

 

Autres films de Ken Loach chroniqués:

My name is Joe

Le vent se lève

It's a free world

La part des anges

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Petit & grand écran
Vendredi 24 mai 2013 5 24 /05 /Mai /2013 11:10

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Tout juste fiancé, Thomas rencontre son futur beau-père Gilbert, marié depuis 30 ans à Suzanne. Gilbert, désabusé, est http://fr.web.img3.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/94/97/40/20512713.jpgconvaincu d’être passé à côté de sa vie à cause de son couple. Il dissuade Thomas d’épouser sa fille Lola et le pousse à tout plaquer à ses côtés. Ils se lancent alors dans une nouvelle vie de gamins pleine de péripéties, persuadés que la liberté est ailleurs.
Mais à quel prix retrouve t-on ses rêves d’ado ?...

Dans ce film visiblement écrit pour Alain Chabat, son personnage, Gilbert, décide donc que le mariage ce n'est plus pour lui. Il veut vivre. Et il entraîne Thomas, fiancé à sa fille (et très bien joué par Max Boublil), dans son délire "jeuniste". Il y a bien sûr de très bons moments, avec un humour  "à la Chabat", mais j'ai trouvé qu'en milieu de film il y a comme un trou d'air, des longueurs inutiles. Le tout reprend sa vitesse de croisière cependant, avec un final  hilarant.

Evidemment, on n'échappe pas à la "happy end". Je n'aime pas trop la vision des femmes qui est donnée par le film, même si elle est rattrappé par la fin.

Les seconds rôle sont intéressants. Bien sûr on sent l'inspiration d'outre-atlantique, le ton à la Apatow, mais cela n'a pas la profondeur des films du réalisateur américain.

Cela reste un film très agréable où l'on rit bien volontiers aux clowneries de Chabat et Boublil. Ce n'est pas bien subtil, mais c'est efficace. 

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Petit & grand écran
Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 09:33

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http://fr.web.img1.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/72/63/57/19172116.jpgKen Loach c'est une très longue carrière, et une filmographie dense et récompensée de prix prestigieux. De tous les films de ce réalisateur britannique, je n'ai vu que It's a free world, Le vent se lève, La part des anges et maintenant celui-ci, bien plus vieux que les autres puisqu'il date de 1998. Des films souvent sombres, sur des sujets très différents mais qui ont tous le point commun d'ausculter l'âme humaine.

My name is Joe conte l'histoire d'un ancien alcoolique, Joe (joué par l'excellent Peter Mullan, à qui l'on doit le non moins excellent The Magdalene sisters), vie des allocations chômage, sert d'entraîneur à une équipe de foot pas franchement douée et tombe amoureux de Sarah, assistante sociale. Le tout se joue, comme dans La part des anges, à Glasgow. Ville appauvrie par la fermeture de ses industries, où les classes défavorisées sont laissées pour compte, enfermées dans le cercle vicieux de la pauvreté et de la criminalité. Pas très joyeux, tout ça, me direz-vous? Oui, c'est vrai. Et pourtant, il émane de ce film beaucoup d'humanité et d'humour, d'espoir. Les personnages tentent de vivre leur vie au mieux, sans naïveté mais sans cynisme non plus. Un équilibre parfois difficile à tenir.

Ken Loach filme ses personnages avec un mélange de lucidité, d'objectivité et de tendresse désarmant et émouvant. Pas de fioritures, pas de violons, juste une réalité brute, sans fards. Le spectateur n'a jamais l'impression d'être dans la position du voyeur, on est dans l'empathie sans le pathos. C'est juste.C'est à voir. Une fois de plus, Ken Loach ne m'a pas déçue.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Petit & grand écran
Vendredi 10 mai 2013 5 10 /05 /Mai /2013 18:22

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