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Y'a d'la joie!

Parlons rugby

Depuis les émotions variées de la coupe du monde en Nouvelle-Zélande, je ne vous avais plus parlé de rugby. Shame on me. Alors que le Tournoi des VI Nations en est à son avant-dernier match, il fallait que je vous parle des chansons de stades, chantées par les supporters lors des rencontres. Oui, je sais, j'ai raté pas mal de matchs. Double shame on me.

Mais je me reprends en vous parlant aujourd'hui de cette vieille rengaine, Swing low, Sweet chariot, fréquemment entonnée par les supporters de sa Très gracieuse Majesté (a.k.a Babeth) au drapeau à la croix de Saint Georges. Car demain, les enfants, c'est le Crunch. La rencontre entre nos Bleus et les Anglais.

Quand nos amis Anglais sentent que leur équipe a besoin de soutien, ou au contraire qu'elle prend clairement le dessus, ils s'époumonent donc sur cette chanson qui date du milieu du 19ème siècle et fut écrite par Wallace et Minerva Willis. Des indiens Choctaw affranchis.

A l'origine, tous deux travaillaient sur une plantation dans le Mississippi et étaient la propriété d'un certain Brit Willis (d'où leur nom de famille) lui-même à moitié Choctaw. Lorsque ce dernier prit comme beaucoup la Piste des larmes (Trail of Tears : la route empruntée par les Amérindiens lorsque le gouvernement fédéral les obligea à migrer vers l'Ouest) ils partirent avec lui. Willis les "sous-loua" (quel affreux terme pour désigner une situation ignoble) à la Spencer Academy for Choctaw boys dans l'actuel Oklahoma. Swing low, sweet chariot est inspirée de la Red River qui leur rappelait le Jourdain et l'histoire du prophète Eli qui aurait rejoint le paradis dans une charrette.

Le directeur de l'école aurait tellement été ému par la chanson, qu'il en aurait envoyé la partition au Fisk Jubilee Singers, un groupe de chanteurs afro-américains. C'est alors que cette chanson "sortit" de la nation Choctaw. Les Fisk chanteront cette chanson devant la reine Victoria qui en aurait été elle aussi, très impressionnée, contribuant à populariser le morceau.

Une autre théorie est que ce Swing low... était un code que les esclaves noirs utilisaient pour évoquer leur évasion vers le Canada. Certains avaient même changé les paroles en Swing low, sweet Harriet, en référence à Harriet Tubman dont ç'aurait été un des airs favorits. Celle-ci avait réussi à s'enfuir et avait ensuite fait échapper des centaines d'autres esclaves.
Quoi qu'il en soit, ce morceau a pour sujet principal l'espoir. L'espoir que quelqu'un viendra apporter son aide à qui la chante.

Ce chant fut interprété par de nombreuses célébrités, dont Joan Baez lors du festival de Woodstock en 1969.

Les supporters anglais l'ont chanté pour la première fois lors du Tournoi des V Nations en 1987-88 lors d'un match contre l'Irlande. L'Angleterre avait alors perdu 15 de ses 23 derniers matchs et était "au fond du seau". Perdant 0-3 à la mi-temps, les Anglais se réveillèrent et gagnèrent par 35 à 3. Trois essais furent marqués par un joueur Noir, Chris Oti, et certains supporters entonnèrent alors le Swing low, sweet chariot.

 

Chorus:

Swing low, sweet chariot
Coming for to carry me home
Swing low, sweet chariot
Coming for to carry me home
I looked over Jordan and what did I see
Coming for to carry me home
A band of angels coming after me
Coming for to carry me home

(Chorus)

If you get there before I do
Coming for to carry me home
Tell all my friends I'm coming too
Coming for to carry me home

(Chorus)

Sometimes I'm up and sometimes I'm down
Coming for to carry me home
But still my soul feels heavenly bound
Coming for to carry me home

(Chorus)

 


 

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Parlons rugby
Samedi 10 mars 2012 6 10 /03 /Mars /2012 09:57

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C'est en ces mots-ci que s'exprimait Marc Lièvremont après la victoire "raccro" des Bleus sur de vaillants Gallois en demi-finale. Je me demande s'il trouve toujours cette assertion juste, le sélectionneur de l'équipe de France?

Car pour ma part, jamais je n'ai vu de victoire aussi moche, aussi écoeurante. Et ceux et celles qui me connaissent savent que j'aime les All Blacks, que j'espérais qu'ils gagneraient cette compétition car c'est la plus belle équipe au monde, avec un jeu magnifique, à la toulousaine. Or ce matin, ce que j'ai vu, c'est un vol. Non pas à mains armées, mais avec arbitre acheté. Je ne pense pas que des espèces sonnantes et trébuchantes aient été échangées, mais de fait, l'IRB (International Rugby Board) a tout fait pour que les All Blacks gagnent chez eux. De la plus hideuse des manières. 130003555_460x230.jpg

Enfin, les Français avaient sorti leur jeu, fait d'envie, d'agressivité, d'intelligence. Malheureusement pour eux, Mr Joubert, arbitre de centre sud-africain, ainsi que ses arbitres de touche (mr Rolland, irlandais de père français, et mr Owens, Gallois: deux européens donc), ont procédé à un arbitrage "maison" de la pire espèce. J'imaginais bien que les arbitres seraient favorables au Blacks jouant chez eux (tout comme l'arbitrage nous avait été largement favorable lors du quart de finale joué à Cardiff et gagné contre les Blacks en 2007). Mais à ce point-là, jamais.

Alors que les Français, Thierry Dusautoir en tête, fabuleux d'engagement, ont tout donné dans l'esprit du rugby, sans manifester aucune de la "french filth" que les journalistes de caniveau néo-zélandais leur reprochaient, les Blacks se sont liquéfiés petit à petit. Perdant leur rugby, se tétanisant, face à des Français comme on en n'avait pas vu depuis belle lurette. Les Bleus ont donné ce matin leur plus belle performance de la coupe du monde, la plus belle de l'année probablement. Impériaux en touche (combien Bonnaire et Harinordoquy ont-ils chipé de ballons?), de plus en plus percutants en mêlée (le nombre de pénalités que Joubert a "omis" de siffler en deuxième mi-temps alors que la mêlée 130003648_460x230.jpgbleue emportait littéralement la mêlée noire est tout bonnement hallucinant), ils ont dominés des Blacks méconnaissables, hors-jeu sur quasi tous les regroupements... et jamais sanctionnés, ou presque, par l'arbitre.

Non, parfois la victoire n'est pas belle. J'espère que les néo-zélandais s'en rendent compte. Pour ma part, j'estime que ce n'est pas là l'image que doit donner le rugby, dont les dirigeants de tous pays ne cessent de nous rabacher qu'il est porteur de valeurs nobles et saines.

On dit que jouant en noir les All Blacks portent le deuil de leurs adversaires. Pour moi aujourd'hui, ils ont porté le deuil du rugby et de valeurs qu'il est censé promouvoir: courage, mais surtout respect et honneur dans le combat.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Parlons rugby
Dimanche 23 octobre 2011 7 23 /10 /Oct /2011 12:11

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Kapa O Pango, aue hi, ha! (pour la signification de ces mots, voir ici)

Ils sont en finale!!! Je viens tout juste de visionner, après une journée fort agréable en compagnie de ma scropinette victoire-all-blacks.jpgpréférée, la demi-finale des All Blacks. Et quel match, mes enfants, quel match! Ca c'est du rugby!

Du jeu (les combinaisons néo-zélandaises en première mi-temps!), de l'agressivité, de l'envie. Bref, du rugby! Je me suis régalée, du début à la fin. Surtout à la fin d'ailleurs. 20 à 6. Jolie fessée. 

Les Australiens ont pourtant essayé, bataillé, mais à l'image de leur demi d'ouverture Quade Cooper, ils ont fait des fautes, trop de fautes (ce coup d'envoi directement en touche!) et se sont faits manger par les Blacks, notamment sur les regroupements. Ces derniers, derrière leur capitaine Richie McCaw ont fait montre d'une grande maîtrise et d'une envie irrésistible. Vague après vague ils ont pressés des Australiens dépassés. Puis, quand ces derniers, en deuxième mi-temps, ont repris du poil de la bête, les Blacks ont mis les barbelés, et ont tenu. Coûte que coûte. Dommage que Sonny Bill Williams ait eu l'idée, à peine rentré, de faire un plaquage dangereux et ait été justement sanctionné par un richie-en-action.jpgcarton jaune, laissant les Blacks à 14 contre 15 jusqu'à la fin du match.

Une belle leçon de rugby. Une demi finale de grande beauté. Probablement un des plus beaux matches de toute la compétition avec celui des Irlandais. A samedi prochain pour la finale. Vendredi se jouera le match pour la 3ème place en l'Australie et les Gallois. Ma préférence va aux Gallois. Quant à la finale...

 

Et pour ma coach préférée, le Haka Kapa O Pango mené par Piri Weepu. Ca donne le frisson!

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Parlons rugby
Dimanche 16 octobre 2011 7 16 /10 /Oct /2011 19:19

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Voilà quelques minutes qu'Alain Rolland, arbitre irlandais ( de père français) a sifflé la fin de la demi-finale opposant les Bleus aux Gallois. Suspense jusqu'au bout, et souffrance surtout. "La demi-finale la plus vilaine de l'histoire du rugby" selon Marc Lièvremont. Et il a bien raison. Un match en bois, comme on dit. Pas beau à voir. 

On a vu des Bleus tétanisés, rendant ballon sur ballon, face à des Gallois déchaînés et courageux, jouant depuis lahttp://www.gqmagazine.fr/uploads/images/thumbs/201136/pourquoi___viter_les_cath__drales___1224_north_500x.jpg première mi-temps à 14. Leur capitaine, Sam Warburton, a été expulsé pour avoir pratiqué sur Vincent Clerc un plaquage cathédrale. Qu'est-ce donc que cela? http://www.ffr.fr/var/corporate/storage/images/media/images/arbitrage/directives_cca/notecca_7_placage/275009-1-fre-FR/notecca_7_placage.jpgRien de religieux dans ce geste, pas de miséricorde non plus! En l'occurence, Warburton a pris Clerc aux jambes, l'a retourné tête en bas, et l'a laissé retomber. Clerc a presque attéri sur les cervicales. Un plaquage extrêmement dangereux donc, qui méritait bien son carton rouge.

A ce moment de la partie, on se dit: c'est bon, à 15 contre 14, les Gallois, même si ils ont fait une super préparation avant la CdM, ne tiendront pas la distance. Que nenni, point du tout. Ce sont les Français qui étaient sur les rotules en fin de match, perclus de crampes, face à des Gallois bondissants, plein de générosité. Mais en manque de réussite. 1 tir réussi sur 8. C'est très très peu à ce niveau de la compétition. Et c'est ce qui les fait perdre. Car clairement, les Gallois nous ont dominé de bout en bout.

J'ai vu des Français crispés, qui rendaient trop de ballons, qui n'étaient pas aussi brillants qui l'auraient dû en mêlée, et qui ont peiné sur les touches. Et surtout beaucoup, beaucoup de plaquages ratés. C'est inacceptable en demi-finale de la CdM. Contre les All Blacks ou les Wallabies, il faudra avoir un tout autre état d'esprit. En finale tout est possible.

Voilà, une fois de plus, les Français auront déjoué les pronostics. Le rugby c'est du talent, mais aussi de la réussite (voire de la chance). Et comme l'a si bien dit Eric Champ, finaliste en 1987 en Nouvelle-Zélande: "Heureusement que Lourdes est en France!"

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Parlons rugby
Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 11:50

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Non ce n'est pas une fable de La Fontaine, mais un duel palpitant et du combat en perspective.... car en ce samedi de demi-finale en coupe du monde, les Bleus devront affronter ceux qui sont les "Blacks de l'hémisphère nord". Très joueurs, les Gallois sont une équipe jeune pleine de confiance qui nous a enthousiasmés par son jeu au large. Rien à voir donc avec le jeu des Anglais vaincus la semaine dernière par des Français enfin batailleurs et engagés. http://www.rugby-toulon.com/wp-content/uploads/2011/10/Capture-d%E2%80%99%C3%A9cran-2011-10-08-%C3%A0-13.49.01-157x185.png

Loin de l'autruche qui se cache la tête dans le sable, les Gallois ont fait preuve de beaucoup d'opportunisme et d'une maîtrise dont peu d'équipes ont pu se prévaloir durant la première phase de la compétition. Ils seront difficiles à battre.

Samedi dernier, alors à Londres, j'ai eu le plaisir immense de voir les Anglais se faire battre, en écoutant les commentaires atterrés et dépités des journalistes sur ITV... Double plaisir donc que cette victoire française: 1. on bat les Anglais (ce qui n'est pas à négliger, vu que lors des deux dernières éditions, c'est eux qui nous avaient sortis de la compétition), 2. je peux enfin entendre ces horribles et terriblement chauvins commentateurs anglais reconnaître que leur équipe ne valait pas, ce soir-là, tripette! Et lire, le lendemain les journaux anglais fut un moment de pur bonheur. Il faut dire que les Anglais avaient donné le bâton pour se faire battre.

D'abord un jeu pas franchement séduisant, des victoires sur le fil (Argentine et Ecosse) et au forceps, et des comportements en dehors du terrain... très anglais. Ainsi, Mike Tindall, désormais membre par alliance de la famille royale a été pris la tête dans le décolleté (mais rassurez-vous, le porte-parole de la famille royale dit que c'était "une amie du couple de longue date") à une soirée où l'attraction principale était... le lancer de nains. Et non, il ne s'agit pas des nains de jardins que l'on trouve sur les pelouses. Mais bien de vraies personnes de petite taille. Vous imaginez la tête de Babeth quand elle a appris les frasque du mari de sa petite fille! Trois co-équipiers de Tindall ont quant à eux importuné une femme de chambre de l'hôtel. Enfin, le centre Manu Tuilagi (dont le frère Alesana a joué pour l'équipe des Samoa) a écopé d'une amende pour avoir sauté d'un paquebot dans le port d'Auckland. Faut-il être idiot, quand même... Autant vous dire, donc, que les journalistes n'étaient pas peu soulagés de voir cette pseudo équipe de la Rose rentrer au bercail, la queue entre les jambes.

Les Français quant à eux n'ont pas démérité lors de ce quart de finale. Ils ont gagné sur leurs forces avec notamment un nombre incroyable de prises de touches sur lancer adverse (et à ce niveau-là, ça ne pardonne pas!), les avants ont  http://www.franceinter.fr/sites/default/files/imagecache/scald_image_max_size/2011/10/08/187205/images/2011-10-08T092727Z_01_APAE7970Q9T00_RTROPTP_3_OFRTP-RUGBY-MONDE-FRANCE-20111008.JPG"mis la gueule" comme on dit dans le jargon. Ils s'y sont "filés" (oui, toujours le jargon!). Les arrières se sont proposés, et c'est avec plaisir que l'on a vu Vincent Clerc (ça vous dit quelque chose, les filles?) et Maxime Médard planter deux beaux essais. On a enfin vu une équipe de France qui avait envie de gagner, qui bataillait sur tous les ballons, bref qui en voulait. Cela me rappelle une interview à la mi-temps d'un match dans les années 90 où le joueur questionné sur la tactique à mettre en place en deuxième mi-temps répondit: " non, non, c'est fini les discours technico-tactique. Maintenant, on va les destroncher". Amis de la poésie...

Bon match!

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Parlons rugby
Vendredi 14 octobre 2011 5 14 /10 /Oct /2011 14:46

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