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Y'a d'la Joie!

Y'a d'la Joie!

Aventures culturelles en tout genre depuis 2006


Southcliffe

Publié par Choupynette de Restin sur 5 Mars 2015, 11:35am

Catégories : #Petit & grand écran

http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20UK/southcliffe0_zps1ae49e4e.jpgDans une petite ville de l'Angleterre pas si profonde que cela, Southcliffe, un homme, ancien militaire que l'on surnomme le Commandant va exécuter 15 personnes.

Meurtres, petite bourgade anglaise, ça vous rappelle quelque chose? Broadchurch peut-être? Ici pourtant, ce n'est pas un personnage extérieur qui met son grain de sel, mais un local, revenu sur les lieux de son enfance (pas franchement heureuse) en tant que journaliste couvrant la tragédie.

Vous l'aurez compris si les lieux de l'intrigue pourraient rappeler Broadchurch, Southcliffe n'a cependant pas du tout le même objectif: il ne s'agit pas d'une enquête puisque l'on sait qui est le meurtrier. Non: Southcliffe est en fait une mini-série sur le deuil. Pas franchement réjouissant comme thème direz-vous. c'est vrai. Et c'est un pari, à mon sens, presque réussi de la part du scénariste Tony Grisoni.

Quatre épisodes pour nous parler du deuil, sachant que le premier est un épisode d'ouverture, cela ne laisse pas beaucoup de temps. Pourtant, notamment dans le troisième épisode, les personnages se débatent avec le deuil: voir le corps du défunt ou pas, faire une enterrement dans les "règles" ou pas. Accepter ou nier. Les acteurs, certains très connus pour ceux comme moi qui apprécient les séries britanniques (Eddie Marsan, Sean Harris, Shirley Henderson notamment), sont très bons.Une mosaïque de sentiments, de façons de vivre le deuil soudain et inattendu. Les flashs back dans le passé lointain ou précédent juste le drame sont bien dosés.

Malheureusement, j'ai trouvé le dernier épisode fouilli, certaines scènes me sont restées totalement osbcures. Au final, je n'ai pas retrouvé l'intensité d'un Broadchurch, la profondeur psychologique.

Et comme, ainsi que le dit Grisoni dans une interview à Telerama, le deuil n'a pas de fin, sa série se clot sur une fin qui n'en est pas une.  Et on se dit presque, "tout ça pour ça?"


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