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Y'a d'la Joie!

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Aventures culturelles en tout genre depuis 2006


Pavillon de femmes

Publié par Choupynette de Restin sur 11 Septembre 2010, 06:03am

Catégories : #Ma bibliothèque

 

Pearl Buck est surtout connue pour son magnifique roman Vent d’Est, vent d’Ouest (VEVO), pour lequel elle reçut le prix Pulitzer dans les années 20. Plus tard couronnée par le Prix Nobel, elle a été un auteur reconnu dans le monde entier. Du coup, quand je suis tombée, à l’insu de mon plein gré, cela va de soi, sur plusieurs de ses romans au stand d’un bouquiniste place Gutenberg à Strasbourg, je n’ai pas hésité, et je me suis procuré La Mère et Pavillon de femmes, me souvenant de la lecture passionnante de VEVO…

Dans la Chine d'autrefois, le seul rôle dévolu aux femmes de riches était celui d'épouse et de mère. Ce rôle, la fine et intelligente Ailien Wu ne le supporte plus. Pour y échapper, elle se servira très adroitement des traditions, celles-là mêmes qui l'avaient liée pendant si longtemps.

Las, il faut bien le dire, la lecture de Pavillon de femmes ne fut pas à la hauteur de mon souvenir de VEVO. En effet, si d’un point de vue presque anthropologique, le roman est fort intéressant, pour l’intrigue, ou simplement l’intérêt de l’histoire des personnages, il faudra repasser. Difficile, voire impossible pour moi de m’attacher à aucun des personnages. Tous vus par le prisme du regard de Madame Wu, ils sont soit faibles, soit égoïstes, ou encore idiots ou frivoles. Madame Wu, que l’auteur ne nomme jamais par son prénom, tient les autres personnages, et le lecteur à distance « respectable ». Personnage central, elle m’a fait l’effet d’une femme égoïste et hypocrite : se prévalant toujours de vouloir faire le bien des autres, elle ne cherche en fait que sa propre liberté. Découvrant un peu tard son amour pour Frère André (le jour où il se fait tuer), elle se voue à faire le bien autour d’elle sans plus jamais penser à elle. Mais toujours son comportement, ses actions, nous donnent l’impression qu’elle se prend un peu pour Dieu Himself. La plupart des personnages la « dégoûtent » à un moment ou à un autre… comment apprécier un tel caractère, froid, hautain ?

Après la mort de Frère André, page 300, ce ne sont plus que discussions imaginées avec le défunt sur le sens de la vie, de la mort, le mariage, la tradition etc… Et que ce fut ennuyeux ! Plus de 120 pages de réflexions pénétrées de religion, de spiritualité, et un personnage (un auteur ?) qui se défend toujours de religion mais dont on sent l’influence comme on sent un Munster qu’on aurait oublié dans le coffre de la voiture (oui l’odeur du Munster, ça marque, même si je précise que je ne l’ai pas du tout oublié dans le coffre !). L’ensemble a, je trouve, très mal vieilli. Quant à la vision de la femme… pouah !

Après avoir lu un peu plus d’informations sur la vie de Pearl Buck, ses parents missionnaires, son mari également, je comprends mieux l’aspect religieux du roman. Mais cela n’en fait pas un bon livre pour autant de mon point de vue. Mais ce n’est peut-être que moi, car j’ai lu des avis élogieux…

Si vous souhaitez vous faire votre idée, je fais de ce livre un voyageur !

Commenter cet article

yueyin 16/09/2010 22:33



Oui après lecture, les deux premiers tiers excellent, la fin plan plan ennuyeux... mais dans l'ensemble j'ai bien aimé... merci !!!



Choupynette de Restin 17/09/2010 19:45



y'a pas de quoi!



anjelica 14/09/2010 21:23



J'avais lu il y a très longtemps 'La mère' et 'VEVO' et je me rappelle bien que ce fut de belles lectures surtout 'la mère'. Je ne sais plus si j'ai lu celui-ci.



Marie 13/09/2010 15:13



Il y a quelques années, j'ai eu un engouement pour Pearl Buck... et j'ai dévoré tous ses livres !  



Choupynette de Restin 14/09/2010 10:20



J'en ai encore 2 qui m'attendent. Je ne les lirai pas dans l'immédiat, mais il restent sur le haut de la PAL.



sylire 12/09/2010 11:23



Comme Papillon, j'ai tout lu de Peal Buck, mais il y a si longtemps je ne me souviens plus de grand chose. Comme toi, il y a peu de temps, j'ai acheté un de ses livres dans une brocante "vent
d'est, vent d'ouest". On verra ce que j'en pense. J'ai l'impression que nous sommes plusieurs à avoir envie de la relire.



Choupynette de Restin 14/09/2010 10:22



J'avais adoré!



Papillon 11/09/2010 17:54



Je l'ai lu il y a une éternité. Je pense avoir lu tout Pearl Buck. Il ne me reste pas grand chose de celui-ci alors que j'ai encore un souvenir très vif de Vents d'est vent d'ouest et La mère.



Choupynette de Restin 14/09/2010 10:25



Quand j'en ai discuté avec ma mère, elle m'a dit à peu près la même chose: elle a beaucoup aimé VEVO, mais celui-ci elle l'a trouvé très en dessous.



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