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Pour notre rencontre du mois de novembre du Club Lire et Délires, il s'agissait, sur l'idée d'Ofelia, de lire un roman avec un titre comportant un nom de ville. Après avoir tenté plusieurs romans, j'ai choisi Les mystères de Saint-Petersbourg de Christian Vilà.
Quatrième de couverture:
Pour Éfim Stoïkov, jeune chaman sibérien, tout commence à Barabinsk, son village natal. Une vieille femme à l’agonie lui confie la garde d’une mystérieuse créature qui lui ouvre la voie vers le Pays Violet, le monde des esprits. Ayant survécu aux premières épreuves de l’apprentissage chamanique, il émigre vers Saint-Pétersbourg.
Dans la capitale tsariste, où la police dispose d’alliés surnaturels, où complots politiques et combats de sorciers font rage dans les bordels et les palais, Éfim achève son initiation et subit le joug des terrifiantes Reines-Sorcières, qui se livrent une guerre secrète dans les coulisses de l’Histoire.
Sa route va croiser celle de Raspoutine, qui lui a été désigné pour ennemi. Mais derrière le moine maudit se cache un Ennemi plus redoutable encore : le Prince des Nocents, souverain occulte de la cité. Pour vaincre, Éfim devra franchir les Seuils Violets qui palpitent dans l’horizon du monde des esprits, et où affluent les âmes des soldats morts dans les combats de la première guerre mondiale. En ces lieux singuliers vont se jouer son destin... et celui du siècle.
Que dire? L'idée était passionnante. Christian Vilà a créé un monde foisonnant de sorcières, chamans, êtres fantastiques, trolls, Oreilles-de-Pierre etc qui se fondent parfaitement dans l'ensemble historique de cette Russie du début du XXème siècle. Les pouvoirs magiques sont utilisés à des fins souvent crapuleuses (voire plus) par les personnages, dont évidemment Raspoutine, grand sorcier de Saint Petersbourg. Efim doit parvenir à détruire ce sorcier assoifé de pouvoir.
Un très bon point de départ donc. Cependant, ce roman ambitieux pâtit d'une narration mal rythmée, avec notamment un climax (Bataille contre Raspoutine) à plus de 100 pages de la fin et des moments forts se terminant en queue de poisson, ou parfois même pas "annoncés" par un intensité dans le style. Il m'est souvent arrivé de revenir en arrière: à la fin d'un chapitre, le narrateur, Efim lui-même, explique qu'il venait de franchir un pas décisif. Et je tombais des nues, car l'écriture ne m'avait pas du tout donné l'impression d 'être à un moment critique ... D'autre part, certaines choses sont très mal, voire pas expliquées. Exemple: les Nocents sont donc une sorte de confrérie très puissante à St P. Mais dans la ville d'autres personnages extrêmement puissants jouent leurs propres cartes: ce sont les Dames (de coeur, pique, trèfle, et carreau). A aucun moment je n'ai réussi à comprendre quelles étaient les relations entre les Dames et les Nocents. Ce qui est quand même assez gênant.
Voilà en somme les principaux défauts de ce roman qui m'aura donc beaucoup déçue. Partir d'une histoire originale, créer tout un microcosme de personnages, et en arriver à ce résultat est bien dommage.
Tag(s) : #Ma bibliothèque
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