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Y'a d'la Joie!

Y'a d'la Joie!

Aventures culturelles en tout genre depuis 2006


Le ruban rouge

Publié par Choupynette de Restin sur 23 Juin 2010, 21:15pm

Catégories : #Ma bibliothèque

Ce billet a traîné à venir, car j'espérais (contre tout bon sens) que je retrouverais un semblant d'intérêt  pour ce roman de Carmen Posadas, dont la quatrième de couverture était si alléchante. Voici ce que cela donnait:

27 juillet 1794, 9 thermidor de l'an II, à la prison de la Force, deux jeunes femmes se tiennent compagnie dans l'attente de leur dernière heure. Mais la chute de Robespierre signifie leur libération. L'une connaîtra un destin extraordinaire en http://img.over-blog.com/196x300/2/90/12/86/le-ruban-rouge.jpgdevenant impératrice, l'autre sera l'une des femmes les plus adulées de la Révolution avant d'être l'égérie du Directoire. Qui était vraiment Thérésa Cabarrus ? Une aristocrate espagnole arriviste et frivole, dont la beauté faisait et défaisait les fortunes ? Une révolutionnaire éprise du sanguinaire Jean-Lambert Tallien ? Une femme courageuse qui, à Bordeaux et à Paris, sauva des centaines de têtes et contribua à mettre fin à la Terreur ? Une intrigante qui organisait des fêtes somptueuses, s'attira les faveurs de Barras et poussa Joséphine dans les bras de Bonaparte ? Une princesse et une mère exemplaires ? En prêtant sa plume à la belle Thérésa, alias madame Tallien, alias Notre-Dame du Bon Secours, alias Notre-Dame de Thermidor, Carmen Posadas brosse le portrait d'une jeune femme pleine d'esprit, de générosité et d'audace, qui aimait les plaisirs, la mode et le luxe mais sut comprendre son époque et la vivre avec fougue et passion.

Eh bien, je dois dire qu'à la relecture de ce texte, je suis toujours aussi déçue. Après plus de 150 pages de lues, j'ai perdu tout intérêt.

Le gros problème de ce roman est qu'il hésite constamment entre récit purement historique et récit romanesque. Et ne parvient jamais à faire la synthèse des deux. Et du coup, on n'est ni intéressé par l'aspect historique (moi qui ne suis pas du tout une spécialiste de l'époque, je connaissais toutes les anecdotes citées), ni par l'héroïne dont le caractère ne présente absolument aucun relief. Cette Thérésia n'émeut jamais, même lorsqu'elle est violée par son mari. Ce qui devrait tout de même générer une certaine émotion, n'a pas plus piqué ma curiosité que les divers amants de la demoiselle.Au final, je ne saurais même pas quel fut son rôle dans la révolution française...

Enfin, il faut signaler un gros problème de style: les dialogues sont écrits dans le même style que les descriptions. Alors, je veux bien qu'au XVIIIème on ne disait pas "p*tain" ou "merde" tous les deux mots, mais quand même... Et en plus, certains dialogues complètement culcul la ripette. Navrant.

Merci quand même(!) à Babelio et aux éditions Seuil.

Critiques et infos sur Babelio.com

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A


Cucul la ripette Alors là celle la je ne l'avais jamais entendu !



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C


hé bien voilà, c'est fait!



*


"cucul la ripette" je ne connaissais pas cette expression chez moi on dit "cucul la balayette"



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C


hmmm avec ces mots-là, je connaissais "dans le c*l la balayette"



A


LA quatrième de couverture, tu as raison, est bien alléchante ! Dommage que le livre ne tienne pas la route :(



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C


Sur Babelio, il y a deux autres critiques totalement à l'opposé de la mienne... mais je trouve vraiment ça mauvais. Je maintiens!



M


Bravo pour ta persévérance ! Tu as déployé des efforts énormes pour tenter à deux reprise la lecture de ce roman. J'avoue que je n'ai pas le courage de faire une nouvelle approche
lorsque la première lecture se solde par un échec...



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C


merci...



K


Aîe oui quand c'est un partenariat et qu'on n'aime pas, on est obligé d'en parler (sans prendre de gants)!



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C


C'est de ce roman dont je te parlais récemment, en te disant qu'il m'ennuyait mortellement! :)


 



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