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Trouvé au hasard d'un présentoir de bibliothèque (j'étais venue rendre La malédiction d'Edgar, en me promettant de ne rien emprunter d'autre.... total, je suis repartie avec 5 bouquins. Bonjour les résolutions!), ce roman de l'auteur hollandais Herman Koch commence tranquillement, puis, insensiblement, le lecteur découvre la véritable personnalité du narrateur. http://1.bp.blogspot.com/-nurkTFdScd8/TfT0bsHAUhI/AAAAAAAAALo/uJ6TzZ1GI_k/s1600/le-diner.jpg

Deux frères et leurs épouses respectives se donnent rendez-vous dans un restaurant branché d'Amsterdam. La raison du repas est simple: discuter de faits graves commis par les enfants de ces deux couples. Le narrateur est Paul, anciennement professeur en lycée, "en disponibilité". Au début du roman, on est "avec" lui, contre son frère Serge, politicien pressenti pour être le prochain Premier ministre du pays. Par le regard de Paul, on découvre un personnage faux, manipulateur, qui n'hésite pas à se créer de toutes pièces des hobbies, s'il pense que cela lui attirera les faveurs des électeurs. Un personnage qui veut se présenter comme un être normal, ordinaire... mais bien sûr pense le contraire.

Mais au fil des chapitres, le doute s'insinue dans l'esprit du lecteur. Car les réflexions de Paul sont de plus en plus dérangeantes, jusqu'à être franchement choquantes. Au final, ce n'est pas Serge le manipulateur égoïste, mais bien Paul.

Tout tourne autour du crime commis par leurs fils, Rick, le fils de Serge, et Michel, celui de Paul.

La question du dîner va être de savoir ce que vont faire les parents. Autant vous dire qu'il y a une véritable "opposition de style" sur le sujet...

A partir de la moitié du roman, je dois dire que j'ai été effarée par les propos et réflexions tenus par certains personnages. Difficile d'en dire plus sans dévoiler le reste du roman. 

Autour de cet évènement, Herman Koch dresse un portrait glaçant d'une société où la violence affleure sans cesse, où tout est bon pour arriver à ses fins. Où la vie, celles des "autres", n'a aucune valeur. Seule compte celle de la famille proche.

Si j'ai entamé cette lecture sans attentes particulières, je dois dire que j'ai été surprise par la violence des faits relatés par l'auteur qui décrit malheureusement une réalité trop souvent occultée.

Le lecteur plonge dans une pensée terrifiante de froideur et d'inhumanité. Inhumanité? Non, finalement, ces gens là sont bien humains; Mais ils ont leurs propres valeurs.

Les avis de Cuné, Kathel, Ys.

Tag(s) : #Ma bibliothèque, #coups de coeur
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