Partager l'article ! Le Caucase: Le Caucase est sous moi, je suis seul au sommet, au-dessus de la neige, à portée de l'abîme; un aigle qui nich ...
Le Caucase est sous moi, je suis seul au sommet,
au-dessus de la neige, à portée de l'abîme;
un aigle qui nichait sur le sommet lointain
demeure à ma hauteur en planant, immobile.
D'ici je vois surgir de terre les torrents
et naître les premiers filets des avalanches.
Les nuages ici coulent sous moi, paisibles,
traversés çà et là de cascades bruyantes;
puis - des blocs dénudés et d'énormes falaises
et, plus bas, des lichens et des buissons pelés;
puis viennent les forêts et les ombrages verts
où chantent des oiseaux, où galopent des cerfs.
Et plus loin sont les hommes, blottis parmi les roches,
et les brebis, paissant sur des prés inclinés,
le berger qui descend vers les vallées heureuses
où se rue l'Aragva aux rivages ombreux,
où des cavaliers gueux se cachent dans les gorges,
où s'ébat le Térek, sauvagement joyeux:
bondissant et hurlant, pareil au jeune fauve
qui devine une proie à travers ses barreaux,
il se rue au rivage, impuissant et rageur
et lèche les rochers de ses vagues voraces...
En vain! Il n'est pour lui ni pâture, ni joie -
il demeure écrasé par les masses muettes!
20-X-1829
A. Pouchkine
commencer une journée ensoleillée par un si beau poème ... merci mlle Choupy
Ah oui super, il y a la date
Heureusement que je suis là pour superviser ton blog !
oui!!
Houlà ! c'est le grand ménage de printemps ici ;-) Je reconnaissais à peine ton blog ! C'est très joli :-)
j'aime Pouchkine :-)
j'ai corné plein de pages!!
J'adore, j'adore, j'adore ! Je crois que je deviens une inconditionnelle de Pouchkine !