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Y'a d'la Joie!

Y'a d'la Joie!

Aventures culturelles en tout genre depuis 2006


L'amour sans le faire

Publié par Choupynette de Restin sur 23 Janvier 2013, 17:36pm

Catégories : #Ma bibliothèque

Dix ans après, sur une impulsion, après avoir entendu au bout du fil, alors qu'il appelait ses parents, une voix d’enfant lui disant s’appeler Alexandre comme son propre frère décédé, Franck prend le train pour retourner aux Bertranges, la ferme familiale qu’il a quittée. Qu’il a fuie, plutôt. Au même moment, Louise, la mère et compagne du défunt fait le même chemin, vers cette ferme et son http://www.rentreelitteraire-flammarion.com/images/Couvertures/serge-joncour-l-amour-sans-le-faire.jpgenfant, qu’elle a volontairement abandonné à ses beaux-parents. Ces deux êtres solitaires vont se rencontrer, se trouver et peut-être, se retrouver eux-mêmes après des années de fuite à l’aveugle.

Ce n’est pas un coup de cœur, mais j’ai pris énormément de plaisir à lire ce roman. Pourtant, le style ne m’a pas plu, presque trop proche de l’oralité pour moi. Mais cette histoire est passionnante, ces deux individus qui ne vivent pas mais survivent, dans une volonté manifeste de ne pas ressentir, au fil des heures se confrontent au présent, s’y glissent parfois douloureusement. L’auteur, Serge Joncour, pose la bonne distance entre le lecteur et les personnages, l’histoire. Il y a une justesse qui touche et donne envie de suivre Franck, Louise et Alexandre durant ces heures, ces jours cruciaux dans leurs vies. De voir comment ils vont s’en sortir, de tous ces sentiments, ces douleurs, ces petites joies du quotidien, ce fantôme du frère/époux décédé. Et peut-être, enfin, s’imaginer un avenir.  

Si comme je le mentionnai plus haut, je n’aime pas le style de l’auteur, cette histoire par contre m’a tenue de bout en bout, jusqu’à cette fin que j’attendais autre, mais qui finalement fait sens. C’est brut et à la fois doux comme un soir d’été où la brise se lève et chasse la chaleur étouffante de la journée. Il y a de l’espoir, mais aussi un certain… fatalisme, oui, car il semble que l’on ne puisse échapper à son destin, même si une « déviation » semble envisageable…

Un roman fort agréable à lire, qui aurait dû être noté pour le match de la rentrée organisé par Priceminister, mais qui fut reçu bien trop tard (deux jours avant la date limite d’envoi des billets !) pour être noté à temps.

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N
<br /> Je me le suis offert, malgré tes bémols il me fait très envie !<br />
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C
<br /> <br /> oui, il y a des bémols, mais j'ai quand même beaucoup aimé!<br /> <br /> <br /> <br />
J
<br /> Juste un petit mot sur Priceminister. Ils font partie de ces centrales d'achat qui tuent lentement les petits libraires de quartier. De plus il ont le culot de m'envoyer des<br /> publicités sur ma "boite-à-mails" qui bradent mes propres livres...<br />
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A
<br /> Un roman qui me fait de plus en plus de l'oeil.<br />
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C
<br /> <br /> beaucoup aimé, malgré le style qui m'a déplu, les personnages sont attachants.<br /> <br /> <br /> <br />
G
<br /> J'ai été bien dans cette lecture, et en même temps toujours un peu à l'exterieur...<br />
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C
<br /> <br /> oui, c'est l'impression que cela laisse, juste à distance. Mais cela ne m'a pas gênée, pour une fois.<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> B'jour Choupy<br /> <br /> <br /> Je l'ai dans ma liseuse et même si le titre ne me tente pas, je crois que je vais le lire quand même...un jour.<br /> <br /> <br /> PS: Tes photos de Nlle Zélande au moment où on commençait à se cailler font que je te revaudrais ça un jour :-D<br /> <br /> <br /> Le Papou<br /> <br /> <br />  <br />
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C
<br /> <br /> je suis sûre que tu me les revaudras Papou!!<br /> <br /> <br /> <br />

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