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Premier film de l'année, et on commence avec du lourd, puisqu'il s'agit d'un "biopic" sur le célèbre J. Edgar Hoover, qui dirigea d'une main de fer le FBI pendant presque 50 ans.

Pendant plus de deux heures, Clint Eastwood raconte la vie de cet homme à la fois admiré et honni, l'un des plus puissants de son pays. Son ascension, son maintien à coup de menaces à peine voilées dès qu'un nouveau président http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/83/12/86/19974914.jpgs'installe à la Maison Blanche, sa vie personnelle... ou du moins ce qu'en imagine Clint Eastwood. Car J. Edgar (qui préfère que l'on l'appelle Edgar car c'est ainsi que l'appelle sa mère - prototype de la matriarche ambitieuse, très croyante, exerçant une emprise presque totale sur son fils) était très secret, et sa secrétaire a détruit tous les fichiers à l'annonce de sa mort. Ayant très peu d'amis, les spécialistes ne peuvent qu'imaginer, spéculer sur le personnage, sa vie privée, ses amours (homosexuelles?). Eastwood prend position sur certains points, mais le spectateur doit toujours garder à l'esprit que la réalité est inconnue, ou du moins trop tronquée pour vraiment toucher à l'essence de l'homme.

Au final, j'ai trouvé ce film très intéressant par ce qu'il décrit en creux d'un homme qui affabule ou arrange volontiers la réalité pour se donner le beau rôle, élevé sous la coupe d'une mère qui veut en faire l'homme le plus puissant des Etats-Unis. Manipulateur, froid, cruel, Hoover semble avoir été un personnage très dur. Très bien joué par DiCaprio, Hoover semble avoir traverser les années à force de mensonges, arrangements et autres manipulations. Et le film est à l'image de cet homme qui ne laissa presque (?) personne entrer dans sa vie. Un film froid, à la photographie magistralement glaciale. Je n'ai pas été entièrement convaincue.

D'autant qu'un passage m'a semblé totalement risible, à croire que ce n'était plus Clint Eastwood aux commandes. Vers la fin du film, alors que Hoover est sur le point de mourir (mais ne le sait pas), une scène avec son amant et collaborateur au FBI est à la limite du ridicule. Ils discutent et Hoover en vient à parler à demi-mots de l'attachement qu'il a vis-à-vis de cet homme. Et là, bam! on nous flanque une musique bien guimauvesque. Eastwood aurait tout aussi bien pu incruster dans l'image un panneau clignotant indiquant "attention séquence émotion, sortez vos mouchoirs, l'homme a des émotions". J'ai trouvé cela d'une maladresse indigne du cinéaste qui m'a tant émue avec Million Dollar Baby ou Gran Torino, ou encore Sur la route de Madison.

Un film intéressant, mais à l'image du personnage principal, très froid et qui ne vous laisse jamais vraiment entrer dans sa vie.

Je crois que Marc Dugain a écrit un roman sur ce personnage... quelqu'un l'a lu?

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Petit & grand écran
Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 10:41

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