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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 14:50

Ce roman de Rosa Montero est arrivé chez moi par la grâce de La Poste, mais surtout de Keisha qui a eu l'excellente idée de le faire voyager et que je remercie.

Présentation de l'éditeur: Quatre personnages plongés dans l'apocalypse de la modernité d'une grande cité vont voir leurs http://1.bp.blogspot.com/_uh9TQpcA_Hk/TKJAqj0pfwI/AAAAAAAABdw/g08dPGgGEsM/s320/rosa+montero.gifdestins se croiser. Un chauffeur de taxi veuf qui ne peut pas se consoler de la mort de sa femme, un médecin sans illusions perdu dans les espaces virtuels de Second Life, une prostituée africaine accrochée à la vie que protège son totem, un petit lézard, et une vieille scientifique alcoolique et pédagogue sont les héros de ce conte philosophique sur fond d'assassinats en série, de terrorisme et de petits prodiges.

Quatre personnages qui n'ont rien en commun ou presque. La ville peut-être. Et encore. Des vies anéanties, disloquées, ravagées par le chagrin, les regrets, les remords. Les désillusions, la haine et le mépris. Petit à petit, ces personnages aux destinées à la fois banales et particulières vont voir leurs trajectoires se croiser, s'entremêler, au détour d'un bordel, d'un jeu vidéo, d'un hôpital. On ne peut pas raconter ce livre sans en dire trop, et donc je ne m'étalerai pas davantage sur l'intrigue.

L'écriture de Rosa Montero est belle. Pas dans un sens lyrique ou magique comme Carole Martinez dans son Coeur cousu, mais plutôt dans sa capacité extraordinaire à dire l'horreur, le tragique, le glauque d'une plume légère, presque anecdotique. Poétique même. C'est qu'ils en ont vécu des drames les Matias, Fatma, Daniel et Cerveau. Ca, oui. Et pourtant, l'auteure  ne tombe pas dans la facilité et le pathos inutile et larmoyant. Son regard est lucide mais pas désespéré. Au contraire, il reste toujours, chez ses personnages, une "petite graine" d'espoir, de bonté. D'humanité.

J'ai cru un moment que la fin serait une totale happy end. Et heureusement, ce n'est pas le cas. Mais il y  a suffisamment d'espoir pour que, malgré les tragédies, les horreurs de la modernité et de l'humanité, ce soit une lecture qui laisse au lecteur aussi, sa petite graine qui ne demande voisins1qu'à pousser.

Une belle découverte, à conseiller.

Les avis de Clara et Théoma.

Une lecture qui s'ajoute au défi Voisins/Voisines de Kathel, puisque nous étions en Espagne. Pour voir la liste de mes lectures lues pour ce défi, cliquez sur le logo.

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Published by Choupynette de Restin - dans Ma bibliothèque
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commentaires

Anis 12/03/2011 09:23



Je n'ai jamais rien lu d'elle mais je retiens ce titre car tu en fais un très bel éloge.



Choupynette de Restin 12/03/2011 12:19



c'est un très beau roman, en effet.



Manu 25/12/2010 20:56



J'ai un autre de ses romans dans ma PAL : La fille du cannbale.



Choupynette de Restin 26/12/2010 20:49



c'est celui-là que j'avais noté en premier, et puis Keisha a fait voyager le sien, j'ai sauté sur l'occasion. Cela me donne encore plus envie de lire La fille du cannibale!



yueyin 21/12/2010 20:24



Voilà qui est bien tentant... j'ai hâte de m'y mettre, dès que j'aurais réglé son compte à Dosto :-)



Choupynette de Restin 22/12/2010 10:25



tu t'y prends comment? Couteau, bayonnette, arquebuse?? ;)



Ys 21/12/2010 18:43



Il est temps que je découvre cette auteur dont j'ai plusieurs livres à la bib. Ce que tu écris là, + l'avisde Keisha ne font que confirmer mon envie.



Choupynette de Restin 22/12/2010 10:25



une très belle découverte pour moi, je t'assure! un des coups de coeur de cette année!



La plume et la page 21/12/2010 13:47



Oui, hispanophone aussi.



Choupynette 21/12/2010 17:31



faudra que je jette un coup d'oeil!