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Y'a d'la Joie!

Y'a d'la Joie!

Aventures culturelles en tout genre depuis 2006


Happiness Therapy

Publié par Choupynette de Restin sur 8 Mars 2013, 09:13am

Catégories : #Petit & grand écran

Evacuons, si vous le voulez bien, immédiatement l'agacement généré par ce titre....français!! Oui, mesdames, messieurs, http://fr.web.img2.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/94/09/83/20302958.jpgHappyness Therapy n'est pas, comme on aurait pu le croire, le titre original de ce film de David O. Russell (Fighter), mais bien le titre choisi par le distributeur français. En VO, Silver linings playbook (que l'on pourrait grossièrement traduire par  "manuel de pensée positive") devient donc dans notre cher pays Happyness Therapy. Ca m'agace. Vraiment. Soi-disant, le public est plus attiré par un titre en anglais. Bref.

Pat vient d'être "exfiltré" par sa maman d'un hopital psychiatrique, où il a été envoyé après avoir battu l'amant de sa désormais ex-femme. Le voilà de retour chez ses parents, sans emploi, divorcé et sans toit. Mais loin d'être déprimé, il est déterminé à reconquérir sa femme et à trouver, en toute chose, un côté positif. Le fameux "silver lining" du titre original. (Comment ça, je m'acharne??). Mais quand il rencontre Tiffany, veuve au psychisme quelque peu bancal, renvoyée de son entreprise pour cause de nymphomanie aiguë, cela fait forcément des étincelles.

Après une première partie de film centrée sur la folie des deux personnages principaux, le film devient plus sage, et la romance prend le pas sur le reste. Faut-il s'en réjouir ou pas? Difficile à dire. Cela dit, il me semble que cela amène une sorte de déséquilibre. Comme si le réalisateur n'avait pas su quoi faire de ses personnages une fois posée leur folie, leur "inadaptation" au monde des gens "normaux". Toute l'analyse peu flatteuse de la sacro-sainte famille parfaite, sous le poids de laquelle le meilleur ami de Pat étouffe, laisse au final la place à un "happy-ending" où la folie n'a plus vraiment sa place au contraire des clichés de la comédie romantique qui reviennent en force.

Ceci étant dit, j'ai beaucoup aimé ce film, doux-amer, ces personnages à la marge, qui tentent tant bien que mal  d'être heureux. Cela tient beaucoup à cette analyse de l'Amérique des banlieues blanches très moyennes.  Mais aussi et surtout aux deux acteurs principaux, Bradley Cooper (Very Bad Trip 1 et 2, L'agence tout risque) et Jennifer Lawrence (Hunger games, Winter's bone), qui a bien mérité son oscar pour ce rôle tant elle y est parfaite.

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Lilly 08/03/2013 14:07


Je trouve ton analyse très pertinente. Moi aussi j'ai trouvé dommage le fait que le côté décalé du début laisse la place à une histoire beaucoup plus clichée à la fin. Et je suis sans doute
encore plus sévère, parce que je trouve que donner un oscar à Jennifer Lawrence (que j'aime bien quand même) pour ce rôle est très exagéré.

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