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Y'a d'la joie!

Vous le savez, j'aime beaucoup les récits historiques. Avec Fatherland, j'ai voulu me replonger dans une uchronie. Harris, que je n'avais jamais lu, est très populaire avec son personnage d'Hannibal Lecter, et ce titre fait partie de ses grands succès.
http://images.borders.com.au/images/bau/97800995/9780099527893/0/0/plain/fatherland.jpgDans l'Allemagne nazie, Adolf Hitler va fêter.... ses 75 ans. Vous avez bien lu. Nous sommes donc en 1964, au mois d'avril, les réjouissances approchent. Et le corps d'un ancien dignitaire  est retrouvé dans le quartier des "pontes" du régime. L'inspecteur Xavier March est chargé de l'enquête. Lui qui n'a jamais pris sa carte au Parti, lui que sa femme a quitté, emportant leur fils, fervent membre des Jeunesses hitlériennes. Mais au fur et à mesure de l'enquête, une réalité encore plus sombre que ce que notre inspecteur imaginait se fait jour...

Bon, autant vous le dire tout de suite, ce fut pour moi une lecture très mitigée, pour ne pas dire décevante. Je ne peux pas accuser le traducteur pour la platitude du style de Harris, puisque je l'ai lu en VO. Un style très marqué littérature des années 80 (franchement, je ne pensais pas dire ça un jour. Je ne saurais même pas décrire ce style, c'est juste une impression que j'ai eue  à la lecture - je sais, ça vous avance pas des masses, ça, comme explication!

L'intrigue est plutôt bien ficelée, mais le rythme n'y est pas du tout. March rencontre, bien entendu, une journaliste américaine de parents allemands, ayant émigré dans les années 30... et ce qui devait arriver arriva. Leur relation, bien que très convenue, donne cependant l'occasion à March de découvrir une autre réalité: celle des Américains. Qui n'a rien à voir avec la version officielle servie par le ministère de la propagande.

Je ne vous en dévoilerai pas plus, cela risquerait de déflorer (et encore,) le peu de suspense qui existe dans ce roman. Je sais gré cependant à Harris de la fin qu'il donne à cet ouvrage, et qui le sauve un petit peu. Evidemment, quand on parle d'uchronie sur la période, on ne peut que penser à l'excellent roman de Philip Roth, The plot against America, que je vous recommande vivement. Tout y est, en mieux: psychologie des personnages, analyse sociale, puissance de la narration.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Ma bibliothèque
Samedi 2 juin 2012 6 02 /06 /Juin /2012 18:34

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