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Y'a d'la Joie!

Y'a d'la Joie!

Aventures culturelles en tout genre depuis 2006


Elefante blanco

Publié par Choupynette de Restin sur 19 Mars 2013, 08:08am

Catégories : #Petit & grand écran

Animal mythique, cet éléphant blanc? Non, un projet d'hôpital lancé dans les années 1920 jamais terminé, dans l'une des banlieues très pauvres de Buenos Aires. Le bidonville de la Vierge. Reste une carcasse de bâtiment surplombant les toits de tôles de ces habitats insalubres, où la pauvreté et la violence sont le pain quotidien des laissés pour compte de la capitale argentine.

http://fr.web.img2.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/90/22/16/20442466.jpgDans cet îlot de pauvreté, des hommes et des femmes tentent d'améliorer le quotidien, de changer ce petit monde fermé. Julian (Ricardo Darin - Dans ses yeux, El Chino notamment) et son ami Nicolas (Jérémy Rénier) sont les deux faces d'une même pièce. Deux prêtres qui tentent, chacun avec leur vécu, leur caractère, d'apporter un peu de lumière. Aidés d'autres prêtres comme Lisandro ou d'une assistante sociale, Luciana (Martina Guzman - Carancho), ils essaient tant bien que mal de sortir les jeunes de la drogue et de mener à bien un projet d'immeuble pour reloger une partie des habitants du bidonville.

Mais pour Nicolas et Julian, c'est un peu comme remplir le tonneau des Danaïdes. Une quête perpétuelle et qui semble bien futile. Des intérêts s'affrontent, dealers, politiques, clergé, tous ont leurs propres objectifs, mais personne ne travaille véritablement ensemble. Sauf peut-être notre petit groupe "d'acharnés". Mais chez eux le doute s'installe, le découragement affleure, les convictions vacillent.

Filmé avec sobriété, Elefante blanco raconte une réalité sombre, triviale et terrible. Sans jamais tomber dans le misérabilisme, le réalisateur Pablo Trapero s'attache à faire évoluer ses personnages dans une situation qui semble inextricable, chacun se retrouvant seul, au final, avec ses doutes, ses espoirs et ses désillusions. Dédié au Padre Mujica, mort assassiné dans un bidonville de Buenos Aires, Elefante blanco dit le désespoir d'une lutte inégale, et l'acharnement malgré tout.

Si la réalisation n'a rien d'ébouriffant, sa sobritété permet au talent des acteurs, tous impécables, de s'exprimer à plein.

 

L'avis de Yohan.

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Y
<br /> brrrrrr pas gai quand même :-) au fait je t'ai taggué ma chouette :-)<br /> <br /> <br />  <br />
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C
<br /> <br /> ah? je vais voir ça alors!<br /> <br /> <br /> <br />

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