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Y'a d'la Joie!

Y'a d'la Joie!

Aventures culturelles en tout genre depuis 2006


Cheval de guerre

Publié par Choupynette de Restin sur 24 Février 2012, 08:50am

Catégories : #Petit & grand écran

Lorsque son père fermier dépense, par orgueil, une somme colossale pour acheter un cheval qui a priori ne pourra jamais labourer, Albert est heureux. Nous sommes juste avant la Première guerre mondiale. Albert, adolescent, aide ses parents sur la ferme qu'ils louent à Mr Lyons, un propriétaire méprisant. Alors que les 30 guinées dépensées pour acheter le cheval risquent de manquer pour payer le loyer de la terre, Albert décide de faire de son demi-sang, Joey, un cheval qui http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/83/47/99/19825088.jpgsait aussi labourer. Et le miracle arrive. Mais une récolte détruite par la pluie et des dettes trop lourdes obligent le père d'Albert à vendre Joey à un officier de la cavalerie en partance pour le front. Joey va devenir un cheval de guerre.Y survivra-t-il? Albert retrouvera-t-il son ami équin?

Spectateur/trice, laisse d'emblée ton esprit cartésien à la porte du cinéma, tu n'en pas besoin. Et en plus, ces choses-là sont encombrantes, parfois. Un cheval comme ça, ça n'existe pas. Et pourtant cette très jolie histoire d'amitié arrive à nous y faire croire, malgré les invraisemblances. Cheval magnifique, Joey, par son caractère, sa force, va gagner le coeur de nombre des personnages qu'il rencontrera lors de la guerre. Gunther, jeune soldat allemand qui l'utilise pour déserter et sauver son jeune frère de 14 ans envoyé au front. Ou ce responsable des chevaux tirant jusqu'à ce que mort s'en suive les batteries de canon pesant littéralement des tonnes. Ou cette jeune fille française, Emilie.

Voilà un film charmant, souvent naïf, même enfantin dans ses dialogues et ses mises en scène, mais on a envie d'y croire. Croire à l'amitié entre ce cheval et ceux qui le croisent, son destin improbable (et je vous rassure, à la fin heureuse) dans l'une des pires guerres qu'aie connu l'Histoire. Les chevaux qui, comme les hommes, sont interchangeables, bon à crever en obéissant aux ordres idiots et meurtriers de supérieurs incompétents ou tragiquement entêtés.

Spielberg offre à ses spectateurs des personnages mono-bloc, mais qu'importe. On se laisse emporter par cette histoire clairement destinée à un public jeune (n'oublions pas que le roman dont est adapté le film, écrit par Micheal Morpurgo, est un roman jeunesse)... mais ce n'est pas parce qu'on est adulte qu'on n'a pas le droit à évoluer pendant 2h30 dans une bulle hors du temps et des contraintes de l'esprit cartésien.


En aparté: je lis actuellement, sur les conseils z-avisés d'Ys, qui avait justement chroniqué le livre ayant inspiré ce film, Soldat peaceful, autre roman de Morpurgo.

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Joelle 27/02/2012 10:10


Soldat Peaceful et Cheval de guerre sont mes deux romans favoris de cet auteur (pour l'instant, vu que je suis loin d'avoir tout lu de lui !). Mais j'ai peur de verser ma petite larme pendant le
film donc j'attendrai la sortie en DVD (chez moi, je peux pleurer en paix si besoin ... pas comme au ciné ! mdr !)

Choupynette de Restin 27/02/2012 11:17



J'ai beaucoup aimé soldat Peaceful! émue, très émue, à la fin... tout comme pour CHeval de guerre!



ici ou ailleurs 24/02/2012 12:27


je vais le conseiller à la demoiselle qui aime les animaux.

Choupynette de Restin 25/02/2012 19:33



en lui disant que c'est un peu naïf, je ne voudrais pas qu'elle m'en veuille après... :D



Ys 24/02/2012 11:03


Tiens tiens, il y a quelques ajouts au roman on dirait, pas trace de "Gunther, jeune soldat allemand qui l'utilise pour déserter et sauver son jeune frère de 14 ans envoyé au front" dans le
roman. Tu as raison de prévenir qu'il ne faut pas trop compter sur le réalisme dans ce film, même si la guerre est bien là. Comme pour le livre, c'est surtout un beau conte d'amitié, j'imagine,
une belle histoire.

Choupynette de Restin 25/02/2012 19:34



oui, un joli conte. J'ai fini Soldat Peaceful, et c'était vraiment bien!



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