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Y'a d'la Joie!

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Aventures culturelles en tout genre depuis 2006


Au revoir là-haut - Pierre Lemaitre

Publié par Choupynette de Restin sur 31 Octobre 2013, 14:04pm

Catégories : #Ma bibliothèque, #coups de coeur

http://p0.storage.canalblog.com/01/94/1111954/89671017_o.jpgEn ce début novembre 1918, à quelques jours de l'armistice, deux jeunes soldats, Albert Maillard et Édouard Péricourt, réchappent miraculeusement de la "soudaine attaque de la cote 113". Elle a été décidée par leur supérieur, le lieutenant Henri d'Aulnay-Pradelle, mû par son absolue nécessité d'acquérir le statut de héros. Un sale type, ce Pradelle, tout le monde le déteste, dans le bataillon. Aristocrate désargenté qui rêve de redonner son lustre d'antan à la demeure familiale en ruines, cynique, beau, mais moins soucieux de la survie de ses hommes que de redorer son blason, avec les espèces sonnantes et trébuchantes que cela lui permettra de récupérer par la suite. Albert et Édouard en savent quelque chose. Le premier doit la vie au second, qui pourtant s'en sortira plus mal, une jambe estropiée, le bas du visage entièrement arraché par un obus, véritable gueule cassée. Le premier a été rond-de-cuir dans une banque, le second est un fils de bonne famille, richissime, dessinateur extrêmement doué mais méprisé par un père qui sent rapidement que son fils n'est pas "normal". De retour à Paris, Albert se démène afin d'atténuer les souffrances de son camarade en se livrant à tous les trafics pour lui procurer la morphine. Mais il réalise à quel point les "démobilisés" sont finalement vite oubliés (sauf les "héros" tels que Pradelle) par ceux de l'arrière, dans une France prompte à tourner la page, après cette "tuerie prosaïque et barbare qui a provoqué mille morts par jour pendant cinquante mois." Alors, chacun fait comme il peut pour survivre... ou s'enrichir encore plus. De là découlent des trafics inavouables et des escroqueries qui le sont encore moins.

Pierre Lemaître offre avec Au revoir là-haut un formidable roman, qui est un de mes coups de coeur de cette rentrée. (certes je n'ai lu que très peu de romans de la rentrée, à part l'excellent roman de Sorj Chalandon, (tiens il parle aussi de la guerre!) Le quatrième mur). Lemaître, dont c'est le premier roman que je lis, fait preuve d'énormément de maîtrise pour filer deux intrigues évoluant en parallèle. J'ai particulièrement aimé son style, qui colle parfaitement à ses personnages; un style enlevé, une plume alerte et jubilatoire, beaucoup d'humour (souvent très noir - j'adoooore l'humour noir) J'ai vraiment eu l'impression, en lisant ce roman, d'être installée avec le narrateur qui me racontait cette histoire.

Les personnages ont chacun leur voix, et on les observe dans leur évolution au fil des années, des péripéties, des espoirs et des illusions perdues. On aime détester Pradelle, on frémit avec Albert, le perpétuel pessimiste, on est pris aux tripes par le désespoir d'Edouard, sa douleur. Sans oublier le père de ce dernier, et sa soeur aussi, femme qui sait exactement ce qu'elle veut et l'obtient.

Pierre Lemaître réussit parfaitement à faire revivre une époque, le contexte politique, l'atmosphère de cet après-guerre. Et quand l'Histoire se mèle à une intrigue palpitante, je me régale.

Les avis de Val, Keisha, Gambadou, et Gaëlle qui m'avait incité (comme pour le Chalandon d'ailleurs), à lire ce roman.

 

Ce 2 novembre 1918, à quelques jours de l'armistice, deux jeunes soldats, Albert Maillard et Édouard Péricourt, réchappent miraculeusement de la "soudaine attaque de la cote 113". Elle a été décidée par leur supérieur, le lieutenant Henri d'Aulnay-Pradelle, mû par sa haine inextinguible des Allemands. Un sale type, ce Pradelle, comme tous l'appellent au mépris de sa particule, aristocrate désargenté, cynique, portant beau certes, mais moins soucieux de la survie de ses hommes que de redorer son blason. Albert et Édouard en savent quelque chose. Le premier doit la vie au second, qui pourtant s'en sortira plus mal, une jambe estropiée, le visage arraché par un obus, véritable gueule cassée. Le premier a été rond-de-cuir dans une banque, le second est un fils de bonne famille, richissime, dessinateur extrêmement doué mais voué aux gémonies pour ses croquis licencieux. De retour à Paris, Albert se démène afin d'atténuer les souffrances de son camarade en se livrant à tous les trafics pour lui procurer la morphine. Mais il réalise à quel point les "démobilisés" sont devenus des parias dans une France prompte à tourner la page, après cette "tuerie prosaïque et barbare qui a provoqué mille morts par jour pendant cinquante mois." 
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/livre/extrait-au-revoir-la-haut-par-pierre-lemaitre_1273150.html#DL66LOvfeZwezsW3.99
Ce 2 novembre 1918, à quelques jours de l'armistice, deux jeunes soldats, Albert Maillard et Édouard Péricourt, réchappent miraculeusement de la "soudaine attaque de la cote 113". Elle a été décidée par leur supérieur, le lieutenant Henri d'Aulnay-Pradelle, mû par sa haine inextinguible des Allemands. Un sale type, ce Pradelle, comme tous l'appellent au mépris de sa particule, aristocrate désargenté, cynique, portant beau certes, mais moins soucieux de la survie de ses hommes que de redorer son blason. Albert et Édouard en savent quelque chose. Le premier doit la vie au second, qui pourtant s'en sortira plus mal, une jambe estropiée, le visage arraché par un obus, véritable gueule cassée. Le premier a été rond-de-cuir dans une banque, le second est un fils de bonne famille, richissime, dessinateur extrêmement doué mais voué aux gémonies pour ses croquis licencieux. De retour à Paris, Albert se démène afin d'atténuer les souffrances de son camarade en se livrant à tous les trafics pour lui procurer la morphine. Mais il réalise à quel point les "démobilisés" sont devenus des parias dans une France prompte à tourner la page, après cette "tuerie prosaïque et barbare qui a provoqué mille morts par jour pendant cinquante mois." 
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/livre/extrait-au-revoir-la-haut-par-pierre-lemaitre_1273150.html#DL66LOvfeZwezsW3.99
Ce 2 novembre 1918, à quelques jours de l'armistice, deux jeunes soldats, Albert Maillard et Édouard Péricourt, réchappent miraculeusement de la "soudaine attaque de la cote 113". Elle a été décidée par leur supérieur, le lieutenant Henri d'Aulnay-Pradelle, mû par sa haine inextinguible des Allemands. Un sale type, ce Pradelle, comme tous l'appellent au mépris de sa particule, aristocrate désargenté, cynique, portant beau certes, mais moins soucieux de la survie de ses hommes que de redorer son blason. Albert et Édouard en savent quelque chose. Le premier doit la vie au second, qui pourtant s'en sortira plus mal, une jambe estropiée, le visage arraché par un obus, véritable gueule cassée. Le premier a été rond-de-cuir dans une banque, le second est un fils de bonne famille, richissime, dessinateur extrêmement doué mais voué aux gémonies pour ses croquis licencieux. De retour à Paris, Albert se démène afin d'atténuer les souffrances de son camarade en se livrant à tous les trafics pour lui procurer la morphine. Mais il réalise à quel point les "démobilisés" sont devenus des parias dans une France prompte à tourner la page, après cette "tuerie prosaïque et barbare qui a provoqué mille morts par jour pendant cinquante mois." 
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/livre/extrait-au-revoir-la-haut-par-pierre-lemaitre_1273150.html#DL66LOvfeZwezsW3.99
Ce 2 novembre 1918, à quelques jours de l'armistice, deux jeunes soldats, Albert Maillard et Édouard Péricourt, réchappent miraculeusement de la "soudaine attaque de la cote 113". Elle a été décidée par leur supérieur, le lieutenant Henri d'Aulnay-Pradelle, mû par sa haine inextinguible des Allemands. Un sale type, ce Pradelle, comme tous l'appellent au mépris de sa particule, aristocrate désargenté, cynique, portant beau certes, mais moins soucieux de la survie de ses hommes que de redorer son blason. Albert et Édouard en savent quelque chose. Le premier doit la vie au second, qui pourtant s'en sortira plus mal, une jambe estropiée, le visage arraché par un obus, véritable gueule cassée. Le premier a été rond-de-cuir dans une banque, le second est un fils de bonne famille, richissime, dessinateur extrêmement doué mais voué aux gémonies pour ses croquis licencieux. De retour à Paris, Albert se démène afin d'atténuer les souffrances de son camarade en se livrant à tous les trafics pour lui procurer la morphine. Mais il réalise à quel point les "démobilisés" sont devenus des parias dans une France prompte à tourner la page, après cette "tuerie prosaïque et barbare qui a provoqué mille morts par jour pendant cinquante mois." 
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/livre/extrait-au-revoir-la-haut-par-pierre-lemaitre_1273150.html#DL66LOvfeZwezsW3.99

Commenter cet article

ALaure 17/11/2013 23:14


Bin moi je n'ai pas aimé du tout !! :(
Comme quoi, il en faut pour tous les gouts !! :) :0010:

Choupynette de Restin 20/11/2013 16:23



absolument!! (pour une fois que j'aime un Goncourt!!!!)



dasola 17/11/2013 11:10


Bonjour Choupynette, il est dans ma liste en attente. Je compte bien le lire dès que possible. J'avais bien apprécié ses polars haletants. Bon dimanche.

Choupynette de Restin 20/11/2013 16:23



pas lu ses polars, mais du coup, ça me donne envie!



Manu 16/11/2013 21:31


Je n'ai pas aimé "Robe de marié" mais ce roman-ci me plaira peut-être plus.

Choupynette de Restin 20/11/2013 16:24



ah, c'est celui que je comptais lire plus tard. Histoire de voir ce que ça donne en polar!



yueyin 13/11/2013 10:59


ça y est, je suis en plein dedans :-)

Choupynette de Restin 20/11/2013 16:24



et?



Céline 06/11/2013 15:23


Tu donnes très envie de le lire !!!

Choupynette de Restin 20/11/2013 16:24



il faut dire que je me suis régalée!!



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