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Y'a d'la Joie!

Y'a d'la Joie!

Aventures culturelles en tout genre depuis 2006


Jusqu'en enfer

Publié par Choupynette de Restin sur 26 Juin 2009, 07:08am

Catégories : #Petit & grand écran, #coups de coeur

Les films d’horreur, au départ, c’est pas forcément ma tasse de thé. Pas que je sois petite nature, mais en général, je trouve ça assez mal fait. Je préfère mille fois un bon thriller, qui, lui, me fera vraiment flipper. Mais trève de bavardages sur mes pulsions les plus inavouables, le film. (Attention il y aura peut-être quelques petits spoilers, à ce stade du billet, je n’en sais encore trop rien !)

Dirigé par Sam Raimi (Spiderman, Evil Dead), ce métrage relativement court (puisque désormais il est de bon goût de pondre une œuvre d’au minimum deux heures), est un mélange d’horreur et de grotesque tout à fait réjouissant.

Christine Brown est employée de banque, responsable des prêts, convoitant la place de directeur adjoint de son agence. Le directeur lui ayant fait comprendre que la compétition (un employé récemment entré dans la boîte) savait prendre « des décisions difficiles », Christine va à l’encontre de sa bonne nature et refuse un report de mensualité à une grand-mère gitane qui sort son dentier de sa bouche comme nous, livrophages, sortons notre livre de notre sac : à la première occasion.

Las ! Christine a pris là une bien mauvaise décision pour sa carrière ! Ou plutôt elle change de carrière : de deuxième sur la liste pour le poste de directeur adjoint de la banque, elle devient première sur la liste des victimes du Lamia, le pire de tous les démons gitans, le bouc noir ! Bèèèèèèèè  oui, elle s’est fait maudire par la vieille bique !! (ahaha notez l’humour du matin…). Dès lors, pendant trois jours, cette brave Christine sera tourmentée de toutes sortes de manières, pas franchement ragoutantes, par ce Lamia.

Une chose est sûre, les Raimi (scénario co-écrit par Sam et Ivan) ont une phobie : celle d’avaler des trucs à leur insu/contre leur gré. Je ne sais pas si ce film fut une sorte de thérapie, mais alors, qu’est-ce qu’elle avale notre petite banquière ! Des mouches, des mouchoirs, des vers, bref tout y passe.

En tout cas, ce film fut une très bonne surprise pour moi. Oscillant entre frissons /tensions et grand fous rire, j’ai passé une heure et demi à vibrer avec Christine. Enfin, j’ai vibré, elle a eu les pires chocottes de sa vie. Mais passons. Certaines scènes sont absolument géniales, je pense notamment au moment où la grand-mère, attaquant Christine dans la voiture, se fracasse la tête sur le tableau de bord, et, sous l’impact, le fameux dentier gicle (je vous avais dit qu’elle le sortait à la première occasion !). Alors que le spectateur est cloué sur son fauteuil, angoissé pour la jolie banquière, cette image grotesque provoque une explosion de rires dans la salle. C’est toute la réussite de ce film : mêler le frisson au rire, jouer des clichés et nous accrocher à cette histoire de bout en bout.

Un film qui pourrait d'ailleurs être considéré d'utilité publique: il serait montré à tous les banquiers qui ont permis (permettent?) que des gens empruntent plus qu'il ne peuvent rembourser et se retrouvent à la rue...

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Neph 28/06/2009 20:33

Ah, je suis contente : tu as l'air d'avoir autant apprécié que moi :) Un bon moment de détente^^

Isil 28/06/2009 20:08

J'ai très envie de le voir. J'aime bien les films d'horreur burlesque :-)

Ankya 27/06/2009 10:02

Ce film me dit bien... sauf si elle avale tant de trucs... rien que le passage de la mouche dans la bande annonce me dégoute :(

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