Enfin un film américain qui a le mérite, sur la guerre et le terrorisme, de ne pas être manichéen à l'extrême comme c'est souvent le cas. Personne n'est épargné, ni les
"bons", et encore moins les méchants, bien sûr.
Roger Ferris (Di Caprio), agent de la CIA est envoyé en Jordanie pour traquer un réseau de terroristes. Electron a
moitié libre, il navigue entre injonctions des stratèges de Langley, les alliés jordaniens et ses propres intuitions pour découvrir enfin le chef des terroristes.
Plein de rebondissements, ce film montre avec intelligence les tenants et les aboutissants de la politique étrangère
américaine, des relations tendues avec les alliés, et la déconnection qui peut exister entre ceux qui sont sur le terrain, et les autres, au pays. Le personnage joué par Russel Crowe
notamment, est l'archétype du bureaucrate, intelligent et au courant de tout, doté d'un cynisme à toute épreuve. Aussi grand que Ferris est idéaliste. Le film évoque également les pendants de la
guerre: la perte d'amis, la perte de la piste, les relations ambigues avec les "alliés" de circonstance etc.
Ridley Scott propose ici avec Mensonges d'Etat un très bon divertissement, qui va un peu plus loin que les habituels
films d'action/espionnage. Servi par de très abons cteurs, une tension toujours présente et une intrigue rondement menée, une réalisation nerveuse et une très grande crédibilité, Mensonges d'Etat
est un peu plus qu'un simple film d'action. C'est ça, je crois, qui fait tout son intérêt, et tout son mérite.
Par Choupynette de Restin
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Publié dans : Petit & grand écran
Dimanche 29 mars 2009
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