Y'a d'la joie!

 

Prendre un billet pour un film et en voir un autre, ça vous dit quelque chose? A moi, ça commence. Ce n'est jamais que la deuxième fois que par étourderie je me retrouve dans la mauvaise salle. Quoi que.

http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/05/49/20078610.jpgNous étions partis pour voir Indian Palace, un film so very british avec un casting de rêve (Bill Nighy, Judy Dench, Maggie Smith et j'en passe). Quand les premières images sont apparues sur l'écran... et accessoirement un navire du 18 siècle nous nous sommes regardés... et avons compris notre erreur. Il y a deux ou trois ans, nous pensions aller voir La proposition avec S. Bullock, petite comédie sympa, et nous étions retrouvés devant Inglorious Basterds, jubilatoire.

Cette fois-ci encore, nous avons eu de la chance, puisque le tout dernier film de Tim Burton, avec son acteur fétiche Johnny Depp, était également sur notre liste d'envie ciné.

Barnabas Collins (J. Depp) est un vampire. Transformé par Angélique (E. Green) , une sorcière qui n'a jamais supporté d'être rejetée  par le maître des entreprises Collins (et en a profité pour pousser au suicide la promise de Barnabas, Josette). Enterré dans un cercueil "vampire-proof", Barnabas n'est déterré que...200 ans plus tard, au temps de Nights in white satin. Jetlag assuré!

La période a bien changé, la famille Collins semble bien mal en point.La mère (M. Pfeiffer) tente de maintenir tout ce petit monde à flot: sa fille, son frère (un bon à rien, voleur de surcroit), son neveu mais également le docteur Hoffmann (Helena Bonham Carter) ainsi que l'homme à tout faire de la maison. Le manoir est dans un état lamentable, l'entreprise fermée. Deux autres surprises de taille attendent notre Barnabas: la nouvelle gouvernante est le portrait craché de Josette, et le nouveau maître de la ville n'est autre qu'Angélique!

Un film régalant de bout en bout, Dark shadows (adapté d'une série éponyme) est tout à la fois émouvant, déjanté, hilarant, bref du Tim Burton pur jus. N'ayant vu que très peu de films de ce réalisateur (Edouard aux mains d'argent, Batman, Sleepy Hollow et Alice au pays des merveilles) je ne saurais dire si c'est un excellent cru "burtonien". Mais de mon point de vue totalement subjectif, c'est un excellent film, fourmillant de références et de clins d'oeil, jouant aussi bien sur les gags que sur un humour plus noir. Trois mondes, finalement se télescopent: celui de Barnabas, le 18ème siècle, celui des années 70 et enfin, celui du spectateur, réjouit de l'inventivité et de la verve de Burton. Les acteurs y sont tous excellents, Johnny Depp en tête, au visage tour à tour grimçant ou parfaitement impavide.

C'est enlevé, délirant, gothique à souhait. C'est du Burton. A voir!

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Petit & grand écran
Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 13:13

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Rapidement, un petit aperçu (vraiment petit) de ce que nous avons vu lors de notre voyage à Istanbul. Ici, une fontaine dans le harem du palais de Topkapi.

Voyages-6846.JPG

Les dimanches en photo sont aussi chez: LiyahMyaRosa, Lounima, TiphanieFleur,Liliba, Marie, AnjelicaSandrineMohamed SemeUnActe, Ankya, Katell, SeriaLecteur, Choco, LatiteMargotte.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : En photo
Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 08:26

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Bernie Gunther, après avoir quitté la Kripo de Berlin, est désormais en charge de la sécurité du célèbre Hotel Adlon. Un industriel mort dans l'hôtel, Noreen, une belle Américaine militant pour le boycott des Jeux Olympiques, et voilà notre héros à l'humour grinçant embarqué dans une affaire compliquée.  C'est le sixième opus des aventures de l'ex-policier Bernhard Hunther, débutées avec la fameuse trilogie berlinoise.

La première partie de l'histoire se déroule donc à Berlin, alors que le pouvoir affermit son emprise sur la population allemande. Le regard de Bernie, sans concession, sur la racaille qui forme désormais l'élite au pouvoir donne lieu à http://img.over-blog.com/195x300/2/88/16/16/2012/Hotel-adlon.jpgdes saillies d'un humour noir réjouissant et grinçant à la foi. A travers son regard, le lecteur découvre le Berlin de 1934, la nazification progressive et rapide de la population, mais surtout des institutions telles que la police et par extension ses pratiques. C'est ainsi que le cadavre d'un Juif manifestement assassiné sera "oublié" et aucune enquête diligentée. Prenant comme contexte l'organisation des Jeux Olympiques et son éventuel boycott par les Américains, Kerr évoque l'état de la corruption au sein de l'Etat nazi mais également du côté des officiels américains.

Dans la deuxième partie du roman, nous retrouvons Bernie, ou plutôt Carlos Hausner, 20 ans plus tard alors qu'il vient d'être expulsé d'Argentine, suite à son aventure dans Une douce flamme, le précédent tome. Désormais à Cuba, cherchant à rentrer en Allemagne, Bernie rencontre, tout à fait par hasard, Noreen, qu'il avait aimée l'espace des quelques semaines racontées dans la première partie. La désormais célèbre écrivaine vit réfugiée avec sa fille après avoir été interrogée par le HUAC sur ses amitiés communistes. On est encore sous le régime de Batista, Castro et ses acolytes sont emprisonnés sur l'île des Pins. Là encore, Kerr explore la situation cubaine à quelques années à peine de la révolution castriste, la violence et la corruption de la milice, les casinos et hôtels tenus par la pègre "internationale". Bernie retrouve d'ailleurs l'homme responsable de la mort de l'industriel à Berlin en 34. Mais après 20 ans notre ex-policier n'est plus le même, hanté par ses agissements lors de la guerre, les morts, la fuite d'Europe.

J'avoue que la deuxième partie m'a moins plue que la première, peut-être parce que l'humour est moins présent. La fin notamment, qui malgré une révélation surprenante, est un peu prévisible dans son ensemble. L'atmosphère de Cuba est plutôt bien retranscrite, mais je ne sais pourquoi, j'y ai été moins sensible. Peut-être que les états d'âmes de Bernie amènent un ton très différent, du coup la certaine légèreté de la première partie (malgré le contexte) s'envole.
Quoi qu'il en soit, ce fut une lecture très agréable, où l'humour décapant du personnage principal est l'atout majeur. Et moi qui voulait lire la trilogie après ma lecture du tome précédent, me voilà encore plus motivée...

 

Je secouai péniblement la tête et ouvris des yeux comme des coquilles d'huîtres vides encore pleines de sauce Tabasco.

 

Je me dis que, pendant une courte période, la langue allemande a été une suite de très grands mots allemands formés à partir d'une pensée allemande très petite.

 

"- C'est un exemplaire de la déclaration faite par Fidel Castro à son procès en novembre dernier, expliqua Lopez

- La tyrannie lui a donc donné la possibité de s'exprimer, dis-je d'un ton plein de sous-entendus. Je me rappelle que le juge Roland Freisler - Roland l'Irascible, comme on le surnommait - s'est contenté d'agonir d'injures les hommes qui avaient tenté de faire sauter Hitler. Avant de les envoyer à la potence. Curieusement, je ne me souviens pas qu'aucun d'entre eux ait écrit de brochure."

Lopez m'ignora.

"Elle s'intitule L'histoire m'acquittera. On vient juste de finir de l'imprimer. De sorte que vous pouvez avoir l'honneur d'être le premier à la lire. Au cours des prochains mois, nous comptons la distribuer dans toute la ville. Je vous en prie senor. Au moins, lisez-la, hein? Ne serait-ce que parce que l'homme qui l'a écrite se morfond à l'heure actuelle dans la prison modèle de l'île des Pins

- Hitler a écrit un livre sensiblement plus long, dans la prison de Landsberg, en 1928. Que je n'ai pas lu non plus."

 

 

Ce fut ma troisième lecture dans le cadre du non officiel prix Kiltissime organisé sous le kilt manteau par Cryssilda.Je ne vous parlerai pas de la deuxième, De vieux os de Louise Welsh, abandonnée après 150 pages d'un ennui mortel.

kiltissime

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Ma bibliothèque
Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 11:17

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Non, je n'ai pas encore lu le livre, mais cela ne saurait tarder grâce à Tina et à ce film, plutôt bien fichu, qui donne très envie de se jeter sur la trilogie de Suzanne Collins dont il est adapté.

Katniss est une jeune fille volontaire, douée avec un arc, qui tient à bout de bras sa famille. Un père mort dans un accident au fond d'une mine, une mère fragile et une petite soeur à l'orée de l'adolescence. Quand celle-ci est sélectionnée pour participer aux Hunger Games, sorte de jeu de télé-réalité dont un seul des 24 candidats sort vivant (et ultra riche), Katniss se porte http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/85/51/91/20018884.jpgvolontaire pour prendre sa place. Peeta, jeune homme du même âge représentera avec elle le district 12.

Ils découvrent alors le luxe étincelant, clinquant, délirant de Capitole, la capitale de Panem (!!). On y mange jusqu'à plus faim, on gaspille, on danse, on se moque, on fait la fête. Le district 12, minier, le plus pauvre de tous les districts, est bien loin de cet étalage indécent et futile.

Katniss parviendra-t-elle à survivre? Les autres concurrents sont pour la plupart très bien entraînés. Le mentor des deux jeunes, originaire du district et ancien vainqueur, poivrot, va finalement leur donner des conseils, après avoir été pas franchement avenant.

Suivant les codes du genre, le film, dont j'ai cru comprendre qu'il suivait très fidèlement le roman, délivre une virulente critique du monde dans lequel nous vivons, où une petite élite s'est arrogé le pouvoir et le garde en utilisant le bon vieux "panem et circens" des Romains. Un tout petit peu d'espoir dans une mer de terreur pour maintenir les populations soumises. Cela vous rappelle-t-il quelque chose?

C'est bien joué (Jennifer Lawrence est toujours aussi bonne que dans Winter's bone (que je vous recommande, dans un tout autre genre, décrivant une Amérique à lé dérive, et une jeune fille là aussi charge de famille qui doit lutter pour survivre)), et même si certains dialogues ne sont pas franchement flamboyants d'esprit, le tout est un bon divertissement. Le rythme est haletant. Je regrette cependant l'utilisation de la caméra à l'épaule. Je trouve que c'est quand même un peu fatiguant à force. Surtout que cela ne se justifie pas tout le temps. Mais, ceci étant dit, c'est un film bien fichu, avec du peps, très agréable à regarder.

Moins agréable furent les ricanements continuels de jeunes garçons boutonneux, et des murmures continuels pendant tout le visionnage du film.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Petit & grand écran
Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 11:56

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Cette semaine, je vous propose quelques clichés pris l'été dernier .. mais dans quelle ville?

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Et la réponse est Marseille! Dans le quartier proche de la Vieille Charité, où nous avions vu une superbe exposition sur les Orientalistes.

 

 

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Par Choupynette de Restin - Publié dans : En photo
Dimanche 22 avril 2012 7 22 /04 /Avr /2012 12:00

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