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Y'a d'la joie!

Parlons rugby

Ce billet est dédicacé à Maijo et Fashion.

Hier, je vous promettais une petite explication, sur mon amour du ballon ovale - et accessoirement, des joueurs qui le pratiquent.

Certains d'entre vous ne saviez pas que j'étais fan. Mais en ayant eu un grand-père entraîneur, et l'Homme étant du "milieu", je ne pouvais pas y échapper. Alors, finalement, qu'est-ce qui plaît dans le rugby? Non, parce que vraiment, les oreilles en choux-fleur des avants, les nez cassés, la boue, tout ça, il faut bien le dire, n'est pas des plus glamour. Et pourtant...

Parlons d'abord, sérieusement, du jeu. Le rugby est un jeu qui se joue donc à 15 contre 15 (et souvent, à la fin, c'est les All Blacks qui gagnent - quoique, avec le forfait définitif de Dan Carter, ça risque d'être compliqué, cette année). Il y a les avants (du numéro 1 au numéro 8). Surnommés aussi "les gros". Evidemment: ce sont les plus costaux, ça tourne en général autour de 110 kg sur la balance en moyenne. Pour vous donner une idée, le pack (comme on les appelle aussi) peut tourner autour des 900kg (les Bleus contre les Tonga pesaient 886kg). Je ne vais pas vous faire la description de tous les types de joueur (pilier, talon, deuxième ligne, troisième ligne etc) mais chacun à sa spécifité et http://www.larousse.fr/ressources/contrib/data/media/11023137.jpgun rôle bien particulier à jouer dans la mêlée. Ah! la mêlée, probablement mon moment préféré. 16 gars qui s'affrontent, qui poussent comme des fous pour faire reculer la partie adverse. Les Français sont réputés (normalement, parce que pendant cette CdM, ça ne s'est pas trop vu) pour être une des toutes meilleures mêlées au monde, très technique. C'est aussi un moment très délicat pour les trois gars composant la première ligne...pensez-donc à la pression qu'ils prennent sur les cervicales. Les avants sont aussi chargés de la touche, où deux "alignements" tentent d'attraper le ballon lancé par le talonneur. On a alors des "tours de contrôle" (se dit d'un joueur particulièrement fort dans ce secteur de jeu, qui chope tous les ballons qui passent à sa portée), des joueurs très grands, des http://www.linternaute.com/sport/rugby/tutoriel-pratique/regles-du-rugby/images/touche.jpgdeuxième lignes, soulevés par leurs "lifteurs" (première ou troisième ligne).

Après on a les arrières ou trois-quarts du numéro 9 au numéro15. Les starlettes comme les surnomment les avants. Plus fins, même si ces derniers temps, ils ont pris beaucoup de muscles, ce sont les athlètes au sens premier. Rapides, la course chaloupée, ce sont souvent les marqueurs d'essais. Le numéro 9, ou demi de mêlée, généralement pas bien grand (par rapport aux autres) mène les avants, les dirige. Il est en général teigneux et plein de filouterie. Le numéro 10, ou demi d'ouverture, est le chef des trois-quarts, il mène les attaques. 

Le rugby c'est donc l'alliance entre des joueurs aux gabarits très différents, pour faire avancer, par des passes toujours en arrière, ce ballon ovale au fichu rebond capricieux.

Certains seront peut-être étonnés que je ne parle pas de l'esprit rugby, la convivialité etc... qui serait ce qui fait sa différence d'avec le foot par exemple. Je crois que tous les sports collectifs ou presque sont porteurs de ces valeurs... tant qu'ils ne sont pas bouffés par le fric. Et quoi que l'on dise, le rugby depuis qu'il s'est professionnalisé, s'engage sur cette mauvaise pente. Lentement, car les salaires n'ont aucune commune mesure avec ce qui se pratique dans le foot; mais sûrement.

 

Un peu moins sérieusement, voilà aussi, en image, pourquoi on aime le rugby. Mesdames, faites votre choix et votez pour votre rugbyman préféré (dans le blog-it, colonne de droite). Edit du 20 octobre: les votes sont unanimes: Vincent Clerc est le favori de ces dames!

clerc

Vincent Clerc, France

kahui.jpg

Richard Kahui, NZ

hernandez.jpg

Juan-Martin Hernandez, Argentine

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Jonny Wilkinson, Angleterre

Sonny-Bill-Williams.jpg

Sonny Bill Williams, NZ

http://www.ohlalaparis.com/photos/uncategorized/dan_carter_jockey_01.jpg

Daniel Carter, NZ

http://i.telegraph.co.uk/multimedia/archive/01923/mike-phillips_1923531c.jpg

Mike Phillips, Pays de Galles

 

http://www3.pictures.gi.zimbio.com/England+Portrait+Session+Z7vYydPA5kMl.jpg

Ben Foden, Ang.

http://www.rbs6nations.com/images/news/MaxEvansScotland09PA.jpg

Max Evans, Ecosse

http://sudrugby.files.wordpress.com/2009/11/richie-mccaw-and-dan-carter1.jpg

Richie McCaw, Dan Carter, NZ

http://sowsport.files.wordpress.com/2011/03/dim-homme-223x300.jpg

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Parlons rugby
Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 11:01

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... quelque part, le XV de France entre dans l'histoire de la CdM". Dixit le sélectionneur de nos Bleus, Marc Lièvremont. Oui, dans l'histoire pour être la seule équipe à avoir réussi l'exploit de sa qualifier pour un Quart de finale avec deux défaites. Inédit. On s'en serait bien passés!

Autant vous dire que j'étais consternée en allumant le poste ce matin (pas à 6h, quand même!) et en voyant le score: 19-9, 81ème minute, nous sommes donc dans les arrêts de jeu. La France n'a même pas le bonus défensif. Incroyable. Score final, après un essai à la 82ème de Vincent Clerc, qui n'a pas la tête des grands jours: 19-14.

Et la veille, on nous expliquait que, franchement, y'a bien que les journaleux pour jouer à se faire peur, en imaginant que les Français pourraient éventuellement perdre contre les Tonguiens.

Eh ben voilà, c'est chose faite. En même temps, quand on pratique la défense version porte de saloon, normal de se prendre des essais. Là en l'occurence, ils n'en ont pris qu'un les Bleus, mais ils auraient aussi pu en prendre 3, tant l'équipe s'était mise en mode "journée portes ouvertes". La maladresse des Tonguiens (combien d'en-avants?) et le jour sans de leur buteur ont sauvé les Français d'une jolie et humiliante défaite, face à une équipe 13ème au classement de l'IRB (International Rugby Board).

Alors, oui, les Bleus sont qualifiés. Mais de quelle manière! Il faut espérer que cette défaite sera un électrochoc qui génèrera un enthousiasme, une volonté de vaincre qui semble cruellement faire défaut à notre équipe nationale. Evidemment, et là, c'est ma conviction personnelle, quand on n'a pas les meilleurs à chaque poste (je pense aux toulousains non sélectionnés: Jauzion, Poitrenaud ou encore Fritz - probablement parce qu'ils avaient une trop grande gueule), et qu'en plus l'équipe tourne en permanence, difficile de trouver des repères et produire du jeu. Combien d'erreurs dans ce match sont dues uniquement à un manque de repères et surtout de communication? Et puis, il manque de l'agressivité. Et le jeu? Où est le beau jeu promis par Lièvremont lorsqu'il fut nommé au poste de sélectionneur? On le cherche encore! Une chose est sûre: ceux qui ne connaissaient pas le rugby avant de regarder jouer cette équipe en CdM ne doivent pas être séduits. Et c'est bien dommage!

Enfin, bref. Je m'arrête là, parce que sinon, je vais être lancée, et ce billet vous endormira en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "pénalité".

Bravo aux Tonguiens qui ont montré beaucoup d'envie. Tiens au passage, voici leur Haka (avec en Bonus celui des All Blacks, le Ka mate )

 

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Parlons rugby
Samedi 1 octobre 2011 6 01 /10 /Oct /2011 13:48

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J'ai eu la chance d'assister, la semaine dernière à la cinémathèque de Toulouse, à la projection en avant-première du documentaire de Christophe Vindis, Fono et ses frères. C'est là son neuvième documentaire, toujours dans la série Des hommes et du rugby. Cela ne pouvait que me plaire!

Dans Fono et ses frères, il entraîne le spectateur au cœur des vies de ces tonguiens du club de rugby d'Agen (qui évolue http://jcgaudry.files.wordpress.com/2011/05/capture-d_c3a9cran-2011-04-27-c3a0-13-17-39.pngen Top 14, première division du championnat, précision pour les néophytes), Ueleni Fono, Mose Moala, Opeti Fonua, émigrés pour subvenir au besoin de leurs familles. Un sujet sur l’immigration qui fait clairement écho à propre histoire du réalisateur, lui dont la mère est Italienne et le père Tchèque.

France, Tonga : deux mondes, deux situations économiques diamétralement opposées, et un trait d’union, le rugby.

Vindis nous raconte, par le biais de témoignages souvent émouvants, jamais larmoyants, le choc de l’arrivée après un vol de plus de trente heures, l’apprentissage de la langue, des gestes de la vie quotidienne comme relever son courrier, payer ses impôts. Heureusement, l’encadrement sur place par le Club est très présent, autant pour les joueurs eux-mêmes que pour leurs familles : aide administrative, cours de langue etc.

Fono et ses frères c’est l’histoire de ce rugby professionnel, mondialisé, dans lequel les entraîneurs recrutent des joueurs venus des quatre coins du globe, certains parlant à peine l’anglais, sans parler du français. Et où le joueur porte sur ses épaules, certes larges, la responsabilité financière de toute sa famille restée au pays. Des hommes qui s’expatrient, se déracinent, consentent d’énormes sacrifices en laissant derrière eux famille et amis. Les émigrés de la balle ovale font ainsi vivre leur pays, comme le reconnaît dans le reportage le ministre des sports tonguiens.

J'ai beaucoup aimé le montage, avec l'introduction du film où images d'Agen alternent avec vus de Tonga. Un contraste saisissant.

Vindis réussit un documentaire humain et lucide sur une réalité trop peu évoquée.  

A voir le 28 septembre sur France 3 Aquitaine, à 23h55, et le 6 octobre sur France 3 national.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Parlons rugby
Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 22:49

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A l'heure où j'écris ce billet, je ne sais pas encore quel Haka sera réalisé ce matin par PIri Weepu, dans le match qui oppose sa formation aux Bleus. D'où mon titre un peu générique.

[Edit 10:33: ils ont fait le Kapa O Pango...que d'émotions!!!]

A moins que vous n'ayez ni la télé, ni la radio ou encore internet, vous en avez forcément entendu parler. Petit rappel quand même pour les néophytes.

Le haka (littéralement: "danse") n'est pas un spécificité des néo-zaélandais - ou devrais-je plutôt dire des Maori d'Aotearoa (nom maori de la NZ signifiant "le pays du long nuage blanc"). Ceux qui suivent la CdM ont pu voir les haka des Samoans, des Tonguiens ou encore des Fidjiens. 

Le haka n'est pas une danse uniquement guerrière, ou dansée par les hommes. Il existe des hakas de femmes, et des hakas mixtes. Tout dépend des occasions. Il y a des hakas de chant et de joie quand on accueille des visiteurs, et des hakas de guerre, hakas de "utu", (vengeance - certains auront reconnu dans ce mot le titre d'un roman de Caryl Ferey) qu'on dansait avant de partir à la bataille.

Les hakas de guerre étaient de deux types : avec ou sans arme. Celui qu'on dansait sans arme, généralement pour exprimer des sentiments personnels ou collectifs, et qui était le "haka taparahi" (terme générique), on parle par exemple de Manawa wera pour un haka en rapport avec la mort comme lors de funérailles). Le "haka peruperu" est celui qui se dansait avec les armes. Il était traditionnellement dansé avant de partir à la bataille, avec force grognements, cris, grimaces et autres yeux exhorbités et langues tirées (ces dernières étant un geste de défi, jamais réalisé par les femmes). Les anciens examinaient alors les guerriers, puis le haka. Si celui-ci n'était pas réalisé en parfaite synchronisation, c'était le signe d'un désastre à venir dans la bataille. Chaque tribu a des hakas qui lui sont spécifiques.

De nos jours, le haka n'est pas réalisé de manière officielle uniquement pour les rencontres sportives, mais également pour accueillir des officiels étrangers, lors de rassemblements etc.

  **

Deux hakas sont réalisés par les All Blacks, le Ka Mate et le Kapa O Pango. Le premier est un haka traditionnel de la tribu (ou iwi) Ngati Toa. Ce haka de Te Rauparaha (nom du guerrier qui en est le "héros" et chef de cette tribu) est sans doute le plus connu de tous les hakas. Depuis 2009, la tribu s'en est vu reconnaitre les droits de propriété intellectuelle.

L'histoire:  vers 1820, le chef  Te Rauparaha venait d'échapper à une tribu ennemie, le Ngati Tuwharetoa. Les guerriers de cette tribu approchaient. Te Rauparaha les entendait, quand il rencontra Te Wharerangi. Il lui demanda sa protection. Te Whareangi, permit à Te Rauparaha de se cacher dans son "kumara pit", un genre de fosse où les Māoris stockaient leurs kumaras (patates douces).

La tribu ennemie se rapprochait encore et Te Rauparaha, bien que caché au fond de la fosse, était certain d'être découvert et tué ; il se répétait tout bas « je meurs, je meurs » - "Ka mate, Ka mate"

Quand il se rendit compte que ses ennemis ne l'avaient pas trouvé, Te Rauparaha se mit à crier "Ka Ora, Ka Ora ! je vis, je vis ! L'homme « poilu » qui est allé chercher le soleil l'a fait briller à nouveau ! Le soleil brille". (Te Rauparaha parlait de Te Wharerangi, qui était célèbre pour son corps très velu.)

Littéralement , "Upane" veut dire « marches ». Peut-être Te Rauparaha criait-il "upane" à chaque marche gravie pendant son retour vers le grand soleil et la liberté. Une fois sorti de la fosse, Te Rauparaha aurait dansé son Haka de joie devant deux chefs, Te Wharerangi et Te Rangikoaea.

Les paroles:

Leader: Ringa pakia !
               Uma tiraha !
               Turi whatia !
               Hope whai ake !
               Waewae takahia kia kino !
Ensemble: Ka mate ! Ka mate ! Ka ora !
                     Ka mate ! Ka mate ! Ka ora !
                     Tenei te tangata puhuru huru
                     Nana nei i tiki mai, Whakawhiti te ra
                     A upane ! ka upane !
                    A upane ! ka upane !
                    Whiti te ra ! Hi !
Leader:
Tapez les mains contre les cuisses !
Soufflez !
Pliez les genoux !
Laissez la hanche suivre !
Tapez des pieds aussi fort que vous pouvez !
Ensemble:
Je meurs ! je meurs ! je vis ! je vis !
Je meurs ! je meurs ! je vis ! je vis !
Voici l'homme poilu
Qui est allé chercher le soleil
Et l´a fait briller à nouveau !
Un pas ! Un autre pas !
Un pas ! Un autre pas !
Devant le soleil qui brille ! Hi !

 

Le Kapa O Pango a été écrit spécialement pour les All Blacks, il fut dansé pour la première fois contre les Sud Africains index.jpg en 2005. Il a créé la polémique puisque le geste final était celui de l'égorgement. Il est généralement dansé dans les grands matchs. Peut-être que pour la 100ème de Richie (photo ci-contre) c'est celui-ci qu'ils vont faire! Voilà ce qu'il dit:

 

Kapa o pango kia whakawhenua au i ahau !  
Hi aue, hi !
Ko Aotearoa e ngunguru nei                             
Hi Au,au, aue ha! Hi
Ko Kapa o Pango e ngunguru nei !               
Hi Au,au, aue ha! Hi
I ahaha !
Ka tu te ihiihi
Ka tu te wanawana
Ki runga ki te rangi e tu iho nei,
Tu iho nei, hi !
Ponga ra !
Kapa o Pango, aue hi !
Ponga ra !
Kapa o Pango, aue hi, ha !

 

Laissez-nous nous unir avec notre terre
C'est notre terre qui gronde

Nous sommes les All Blacks
Il est temps ! C'est mon moment !
Notre règne
Notre suprématie triompheront
Et nous atteindrons le sommet !
La fougère argentée !
All Blacks !
La fougère argentée !

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Parlons rugby
Samedi 24 septembre 2011 6 24 /09 /Sep /2011 09:49

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OVBD51.jpg

 

Vu sur le blog OvaliBédé, suite à la victoire des Irlandais sur les Australiens.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Parlons rugby
Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 19:19

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