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Quand Abel apprend que sa mère Sylvie, la soixantaine, est sur le point de se marier avec un homme en prison, il panique. Épaulé par Clémence, sa meilleure amie, il va tout faire pour essayer de la protéger. Mais la rencontre avec Michel, son nouveau beau-père, pourrait bien offrir à Abel de nouvelles perspectives.

Louis Garrel filme cet homme, Abel, veuf, qui ne supporte pas l'incongru, ce qui sort de l'ordinaire et dérange sa routine. Il est en position de protection vis-à-vis de sa mère, et certains dialogues laissent entendre qu'il a ce rôle depuis longtemps. Sa mère, magnifiquement incarnée par Anouk Grinberg est amoureuse, et veut vivre ce bonheur. Abel est persuadé que Michel (toujours excellent Roshdy Zem) ne changera pas: c'est un voyou. Abel décide donc de le surveiller (occasion de scènes cocasses) pour protéger sa mère Sylvie. En cela, il est aidé par la meilleure amie de sa défunte femme, incarnée par Noémie Merlant, avec qui il travaille à l'aquarium.

Louis Garrel propose un film hybride entre romance, film de casse, comédie, imaginé avec l'aide de Tanguy Viel. Il y a quelques scènes absolument mémorables comme celle au restaurant routier, qui arrive à mêler humour, tension, émotion et rocambolesque.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce film, assez différent de mes précédentes sorties cinéma, bien plus sombres (Butterfly Vision, Le serment de Pamfir). L'innocent est un métrage grand public, mais aussi intime par certains aspects, profond sous des dehors de légèreté. Louis Garrel et ses comparses sont excellents dans leur interprétation, et L'innocent procure un vrai plaisir de cinéma, des éclats de rire, mais aussi quelques jolis moments d'émotions.

Tag(s) : #Petit & grand écran, #coups de coeur
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