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Dans la touffeur de l'été 1896, les agents de la Special Branch, Thomas Pitt en tête, sont au comble de l'effroi. Mrs. Quixwood, épouse d'un riche banquier, vient de succomber à un viol, et la mise en scène trop bien orchestrée du suicide laisse peu de place au doute. Parallèlement, ils sont témoins d'une scène lors d'un bal qui laisse imaginer que la fille de l'ambassadeur du Portugal a été victime elle aussi d'un viol.

C'est en souvenir de bons moments passés à une époque en compagnie des personnages d'Anne Perry que j'ai emprunté ce roman à la médiathèque. Aussi parce que je me demandais comment elle allait traiter ce sujet du viol dans le Royaume Uni victorien.

Dans Bryanston Mews j'ai retrouvé Thomas Pitt, désormais chef de la Special branch, qui s'occupe des affaires de l'Etat. Il n'est donc plus question pour lui d'enquêter sur de "simples" meurtres comme lors du dernier tome que j'avais lu (Brunswick gardens). Ce n'est donc pas lui qui enquêtera ici, mais son ancien patron, Narraway qui épaulera en coulisses l'enquêteur. Officieusement, Pitt fera le maximum pour découvrir ce qui est arrivé à Mrs Quixwood ainsi qu'à la fille de l'ambassadeur du Portugal.

J'ai été déçue par cette lecture, beaucoup trop longue à mon sens (plus de 400 pages - probablement bien 150 de trop). J'ai trouvé l'écriture de Perry un peu vieillotte, et surtout je me suis vite lassée des réflexions des personnages sur l'horreur de la situation, leur affliction à ne pas arriver à coincer le violeur de la fille de l'ambassadeur. IL m'a semblé que chaque personnage ressassait toujours la même rengaine.  Au bout d'un moment, c'est vraiment redondant et cela casse le rythme. J'ai donc lu beaucoup de passages en diagonale.

Cependant, Perry expose parfaitement l'impasse à l'époque (et souvent encore aujourd'hui) dans laquelle se retrouvent les femmes victimes de viols: la perte de la réputation est un risque trop grand pour parler et dénoncer les faits. C'est leur parole contre celle du violeur, et clairement, la misogynie de la société joue en faveur de ce dernier.

Tag(s) : #Ma bibliothèque
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