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Y'a d'la Joie!

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Aventures culturelles en tout genre depuis 2006


Douleur et gloire - Almodovar

Publié par Choup sur 11 Août 2019, 12:26pm

Catégories : #Petit & grand écran

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Douleur et Gloire raconte une série de retrouvailles après plusieurs décennies, certaines en chair et en os, d’autres par le souvenir, dans la vie d’un réalisateur en souffrance. Premières amours, les suivantes, la mère, la mort, des acteurs avec qui il a travaillé, les années 60, les années 80 et le présent. L’impossibilité de séparer création et vie privée. Et le vide, l’insondable vide face à l’incapacité de continuer à tourner. (Flemme aidant, j'ai repris le pitch lu dans tous les magasines)

Le cinéma d'un village proche de chez moi passait ce film pourtant sorti depuis bien longtemps en salle, et j'en ai donc profité pour voir la dernière oeuvre en date de Pedro Almodovar. J'avoue que les 20 premières minutes m'ont semblé terriblement longues, froides. Bref, pas folichon. Mais au bout d'un moment, l'ennui a disparu. Il n'a pas laissé place à un enthousiasme débordant. Non.

Cependant, je n'ai cessé d'admirer le jeu d'Antonio Banderas (véritable double d'Almodovar, barbe et cheveux en bataille) que je n'avais jamais vu à ce niveau (il faut avouer, que je n'ai pas vu beaucoup de films dans lesquels il joue).

Douleur et gloire est une oeuvre de "sagesse" ou de la "maturité" comme aiment dire les critiques, pour Almodovar. En connaissant quelques détails de sa vie, et surtout de sa relation avec Banderas (grâce à une superbe interview dans Telerama), j'ai apprécié les jeux de miroir entre sa propre vie/carrière, et son double incarné par Banderas, Salvador.

Salvador dit à un moment à Alberto, acteur avec lequel il s'était fâché ((ce qui s'est passé plus ou moins entre Banderas et Almodovar) après un film (qui devient un classique du cinéma , et dont la rediffusion par la cinémathèque de Madrid est le point de départ de Douleur et gloire): "je te donne ce texte mais je ne veux pas être cité, car j'y dis des choses et on pourrait m'y reconnaître", dans le même dialogue, il lui indique qu'un acteur ne doit pas tomber dans le pathos, et les larmes, tout doit être intériorisé. Et j'ai l'impression que dans cette scène il y a en quelque sorte le programme d'Almodovar pour ce film: se révéler, en partie du moins, mais sans jamais tomber dans la mièvrerie ou l'émotion emphatique.

C'est probablement ce qui m'a retenue (même si je ne suis vraiment pas une fan de l'emphatique). Je ne peux dire que j'ai été émue par ce film, même si Banderas est vraiment exceptionnel, même si il y a beaucoup de choses fortes. C'est, intellectuellement, un film qui m'a intéressée, mais qui ne m'a pas touchée plus que cela. Douleur et gloire est un film sur un réalisateur, sur la création artistique, la relation à la mère, sur les souvenirs...

Si je n'ai pas été bouleversée, je suis tout de même contente de l'avoir vu.

L'avis de Dasola, pas emballée plus que cela.

Autres films d'Almodovar chroniqués dans ces pages: Julieta, Etreintes brisées, Volver,

Commenter cet article

A
Je l'ai vu à sa sortie ; c'est vrai qu'il est assez différent de ce qu'il a fait précédemment, mais j'étais prévenue et j'ai apprécié. On y retrouve quand même la patte d'Almodovar.
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M
C'est un film qui ne me tentait pas du tout mais c'est sûrement parce que je n'ai pas vu un seul film d'Almodovar...
Répondre
C
en effet, si tu n'es déjà pas cliente...je comprends!

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