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Y'a d'la Joie!

Y'a d'la Joie!

Aventures culturelles en tout genre depuis 2006


Sept mers et treize rivières - Monica Ali

Publié par Choup sur 18 Avril 2017, 09:58am

Catégories : #Ma bibliothèque

Nazneen est née au Bengladesh, dans une petit village. Mais sa famille est l'une des plus riches. Dans la tradition, elle est mariée sans pouvoir donner son avis, alors que sa soeur a fui avec un garçon et n'est jamais revenue (elle aurait été tuée par le père). Son père la donne à Chanu, homme bien plus âgé qu'elle et qui vit à Londres. Promesse d'une vie meilleure? Peu importe pour Nazneen qui a fait sienne le mantra de sa mère: pas la peine de lutter contre le destin, Dieu s'occupe de tout, et si ça ne te plaît pas, tu baisses la tête et tu attends que ça passe.

Nous suivons sur des dizaines d'années Nazneen et sa vie dans une cité de Londres, pas loin de Brick Lane (qui donne son titre au roman en langue originale, l'anglais). Chanu la quarantaine bedonnante, ennuyeuse et pontifiante, des rêves en pagaille, sans les moyens de ses ambitions, entasse les projets et les chaises à rénover dans l'appartement. Pendant que Nazneen baisse la tête et mange la nuit les restes du curry du jour, debout dans la cuisine.
Isolée dans ce pays dont elle ne parle pas la langue, Nazneen ne sort jamais de la communauté Bengladaise. Avec elle, nous voyons évoluer cette population entre rêves brisés des parents, dérives en tout genre des enfants. Tiraillement entre culture d'origine, et mirages de la culture de consommation à l'occidentale. Montée des fondamentalismes, racisme exacerbé etc.

Mais on suit également l'histoire d'Hasina, la soeur de Nazneen. Une vie terrible, à l'image de ces des femmes dans ces pays pauvres, où la religion gère tout, la misogynie règne en maître.
Ce roman de Monica Ali, elle même originaire de Dacca, la capitale du Bengladesh, compte avec force détails l'évolution de ces femmes, leurs joies et leurs douleurs, leurs espoirs, dans deux pays si différents.

Je n'ai cependant pas ressenti d'attachement  pour Nazneen, peu d'émotions. C'est de ce point de vue un roman peu rythmé. J'y ai trouvé des trous d'airs, heureusement comblés par l'alternance des vies de Nazneen et Hasina. Cette alternance permet de rompre la monotonie du récit. C'est un gros bémol pour moi, mais l'aspect social vient le contrebalancer. Cependant, je ne pense pas relire Monica Ali.

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Tiphanie 24/04/2017 19:19

Je l'ia lu il y a plus de dix ans, et j'en garde un souvenir très fugace, c'est dommage, il me semble que la lecture m'avait plu, mais j'avais parfois peiné avec la VO.

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