Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Y'a d'la Joie!

Y'a d'la Joie!

Aventures culturelles en tout genre depuis 2006


Découvertes musicales: julia holter et valerie june

Publié par Choup sur 13 Novembre 2015, 15:11pm

Catégories : #Musique

L'année dernière elle m'avait fait découvrir le merveilleux Aventine de la danoise Agnès Obel, cette année, Anjie a choisi de m'emmener sur des contrées différentes avec deux autres chanteuses, deux américaines: la Californienne Julia Holter et la native du Tennessee Valerie June. Deux univers différents, mais tout aussi plaisants à écouter (même si j'avoue une préférence pour Valerie June).

Julia Holter - Have You In My Wilderness

D'un père musicien et d'une mère historienne reconnue, Julia Holter se considère moins comme une chanteuse que comme une conteuse, elle a ainsi composé un album autour de la nouvelle Gigi, de Colette.

Celle qui n'aimait pas sa voix lorsqu'elle commença vraiment à chanter, au lycée, offre ici avec Have you in my wilderness son quatrième album en 5 ans. Apparemment, chacun est particulier, ce que les pro de la musique appellent un album-concept. Pour moi c'est un album. Point barre. Et un bon. Je n'ai qu'une culture musicale limitée, donc je ne saurais pas dire quelles sont ses influences, mais il y a une touche à la fois surannée et totalement moderne dans ses chansons. L'utilisation du clavecin est quand même suffisamment originale et étonnante pour être notée.

Je lui reproche juste que les 4 premières pistes de l'album se ressemblent tant que si on écoute d'une oreille inattentive, on a l'impression d'être toujours à la même chanson. J'aime beaucoup Feel You, Sea Calls Me Home, Everytime Boots et Night Song.

  

 

Valerie June - Pushin' Against A Stone

Valerie June c'est autre chose. Là où visuellement Julia Holter est plutôt lisse, Valerie June impressionne par son port de tête, et ses dreads qui font un brin penser à Méduse (voilà d'ailleurs ce qu'elle en dit: "tu saurais que le plus dur dans la vie d’une femme noire, c’est de s’occuper de ses cheveux. Je n’ai pas de temps à leur accorder, je préfère jouer de la guitare. Mes cheveux ne sont pas faciles à coiffer, ils font ce qu’ils veulent, et je les laisse faire.")

Originaire du sud profond américain, son père organise des concerts gospels et travaille dans la construction, c'est pour cela que Valerie apprend vite à conduire... un tracteur.

A Memphis, où elle déménage avec son petit ami, elle touche à tout, vend ses peintures, fait la cuisine, garde des maisons, promène des chiens, fait les courses pour la bourgeoise locale. Elle fait ses premiers concerts dans un café où elle travaille comme serveuse. Elle monte un groupe, et tourne dans le Tennessee, le Mississippi, l’Arkansas, joue dans le circuit des festivals de musique roots. Elle auto-produit plusieurs albums avant de lancer une souscription sur Kickstarter (c'est du finencement participatif ou "crowdfunding")

Une voix est très différente de celle de Julia Holter, (on la verrait bien dans un bar enfumé dans un film des années 20 pendant la prohibition) et son rythme plus péchu, ou du moins, moins éthéré et précieux que J. Holter. Une musique très sudiste dans ses sonorités je trouve. Il y a une sorte d'atmosphère un peu mystique dans ses titres. J'aime beaucoup Somebody to Love, Wannabe on your mind, Tennessee Time et la chanson titre de l'album Pushin' against a stone (en fait j'aime tout l'album...)

 

  

Commenter cet article

Ici ou ailleurs 13/11/2015 18:21

Ravie que tes présents te plaisent.

Choup 14/11/2015 14:55

ouiiiiii merci !!! :)

Nous sommes sociaux !