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Y'a d'la joie!

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Ma chère amie Anjie n'a pas souhaité, si mes souvenirs sont bons, que je lui dise quand je lirai ce roman de Maggie http://images.contentreserve.com/ImageType-100/1531-1/%7B27245069-E350-4737-9D5E-08D00C8C8ABF%7DImg100.jpgO'Farell, publié en français sous le titre Quand tu es parti. Et qui fut pour elle un grand coup de coeur. Je n'ai donc rien dit, même si l'envie me tiraillait! Aujourd'hui, je lui ai fait, en tête à tête, le compte rendu de cette lecture. Si ce n'est pas un immense coup de coeur, je dois dire que je l'ai énormément appréciée. L'auteure a su m'attirer dans ses filets... la boîte à mouchoir s'en souvient encore!

Alice s'est-elle volontairement jetée sous cette voiture, dans les rues de Londres? C'est la question que se posent ses proches alors que la jeune femme est dans le coma. Qu'a-t-elle vu à Edimbourgh qui l'a poussée à rentrer précipitamment dans la capitale britannique?

Au fil des pages, par petites touches, souvenirs et réminiscences des différents personnages, morts ou vivants d'ailleurs, l'auteure nous plonge dans la vie mouvementée d'Alice, deuxième d'une fratrie de trois filles, si différente de ses soeurs. A tout point de vue.

La structure de ce roman m'a fait penser à ces posters composés de milliers de petites photos qui lorsqu'on les assemblent forment une image. Un peu comme celle-ci. Une sorte de puzzle qui laisse entrevoir une autre image, une autre...réalité? C'est l'effet que m'a fait ce roman: chaque passage est une petite pièce du puzzle en plus, et au fur et à mesure l'image finale, l'image d'ensemble apparaît sous nos yeux. De ce point de vue, Maggie O'Farell fait preuve d'une virtuosité certaine dans le maniement des séquences, les allers-retours dans le passé ou plutôt les passés, plus ou moins lointains.

Si j'ai compris très vite certains des tenants et des aboutissants de l'histoire, je n'ai pas boudé mon plaisir. Les pages se tournent avec avidité, l'émotion est là et bien là. L'auteure maîtrise de bout en bout son récit, sans trop tomber dans le pathos, et les personnages sont bien campés. Un roman de passion, d'amour, de secrets et de désillusions. Une auteure à découvrir si ce n'est déjà fait!

 

L'avis d'Anjie, celui d'Aifelle.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Ma bibliothèque
Mercredi 30 janvier 2013 3 30 /01 /Jan /2013 15:00

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Deuxième tome (ne connaissant pas l'auteure, je ne savais même pas qu'il y en avait un premier) des (mes)aventures de http://www.images-chapitre.com/ima2/original/541/39544541_8331128.jpgMadeleine Martin, dite Mady. Qui n'est manifestement pas un cordon bleu!

Nous les avons vu fleurir ces dernières années tous ces albums dessinés par des demoiselles très douées de la tablette graphique (c'est bien comme cela que l'on dit Mr Kiki?) et qui savent croquer le quotidien d'une plume (??) acérée. Elles se nomment Margot Motin, Pénélope Bagieu ou encore, donc, Madeleine Martin.

Si j'aimais beaucoup cette nouvelle "troupe" d'auteures très modernes, à l'humour bien senti, je trouve que le genre tourne un peu en rond désormais. Les dessins sont un peu toujours les mêmes, l'humour un peu moins acéré. J'ai adoré Ma vie est tout à fait fascinante (ne cherchez pas, je ne l'ai jamais chroniqué, shame on me) ou encore La théorie de la contorsion. Deux albums originaux qui m'avaient beaucoup plu.

Alors, vous vous dites, mais quand va-t-elle donc nous parler de l'album de Madeleine Martin?? J'avoue que si cette introduction est un brin longuette, c'est tout simplement parce que je n'en ai pas grand chose à en dire, justement. J'ai ri sur quelques planches, mais pour le reste de l'album, si il est sympathique, il ne m'a pas emballée plus cela. Beaucoup de pages m'ont semblé sans grand intérêt. Je n'ai trouvé ni l'humour que j'aime, ni l'originalité dans le graphisme trouvé chez Margaux Motin par exemple. Madeleine Martin et moi ne partageons pas le même humour. Tant pis!

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Ma bibliothèque
Lundi 28 janvier 2013 1 28 /01 /Jan /2013 15:30

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Un voyage en train, c'est l'occasion pour: lire, rêvasser, dormir, bosser etc. Cela peut aussi être l'occasion de jeter un oeil neuf sur sa vie, et pourquoi pas, décider d'agir pour la faire évoluer.

http://www.lemediateaseur.fr/wp-content/uploads/2013/01/6h41-cover.jpgCe n'est certes pas à cette dernière option que pensaient Luc et Cécile lorsqu'ils montèrent à bord du 6h41 au départ de Troyes et à destination de Paris (Gare de l'est, pour ceux qui voudraient plus de détails). Ces deux-là se "fréquentèrent"  pendant 4 mois, avant un week-end désastreux à Londres, plus de 25 ans en arrière. Et par le hasard d'un wagon quasi bondé, c'est à côté de Cécile que Luc s'assoit. Chacun fait comme s'il n'avait pas reconnu l'autre... et rembobine le fil de son existence dans son coin.

Blondel, dont j'avais beaucoup aimé Accès direct à la plage, m'a encore une fois convaincue de tout son talent de conteur mais surtout de sa connaissance de l'âme humaine. Oui, c'est une formule pompeuse que j'assume. J'ai lu, en quelques toutes petites heures, l'histoire de deux vies. L'auteur s'adonne à une radioscopie de deux âmes, à l'analyse - sans jugement ni mépris - de deux histoires bien différentes, aux courbes d'évolution radicalement opposées. Il explore les failles, les doutes, les joies et les désillusions de ces deux personnages plus ou moins coincés dans leurs existences présentes.

C'est un roman court, et pourtant, je n'ai pas été frustrée par la fin. Au contraire. (Et Richie sait que je suis vraiment difficile sur les fins, qui si elles sont ratées (de mon point de vue) me font détester le roman lu. Pig Island de Mo Hayder fait partie des exemples. Fin de l'aparté.) Et puis, Blondel c'est un style léger, doux, précis. Chaque narrateur s'exprime à la première personne et l'on a l'impression qu'il nous parle. Pendant ces petites heures de lecture je me suis totalement immergée dans ces deux vies, j'ai été émue par ces deux personnages (et pourtant je n'étais vraiment pas bien disposée vis à vis de Luc, mais finalement...) qui se retrouvent le temps d'un trajet en face d'eux-mêmes, et réfléchissent à leurs actes.

Un roman profondément humain, émouvant sans jamais tomber dans la sensiblerie, lucide mais tendre. A lire absolument!

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Ma bibliothèque
Vendredi 25 janvier 2013 5 25 /01 /Jan /2013 18:45

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Dix ans après, sur une impulsion, après avoir entendu au bout du fil, alors qu'il appelait ses parents, une voix d’enfant lui disant s’appeler Alexandre comme son propre frère décédé, Franck prend le train pour retourner aux Bertranges, la ferme familiale qu’il a quittée. Qu’il a fuie, plutôt. Au même moment, Louise, la mère et compagne du défunt fait le même chemin, vers cette ferme et son http://www.rentreelitteraire-flammarion.com/images/Couvertures/serge-joncour-l-amour-sans-le-faire.jpgenfant, qu’elle a volontairement abandonné à ses beaux-parents. Ces deux êtres solitaires vont se rencontrer, se trouver et peut-être, se retrouver eux-mêmes après des années de fuite à l’aveugle.

Ce n’est pas un coup de cœur, mais j’ai pris énormément de plaisir à lire ce roman. Pourtant, le style ne m’a pas plu, presque trop proche de l’oralité pour moi. Mais cette histoire est passionnante, ces deux individus qui ne vivent pas mais survivent, dans une volonté manifeste de ne pas ressentir, au fil des heures se confrontent au présent, s’y glissent parfois douloureusement. L’auteur, Serge Joncour, pose la bonne distance entre le lecteur et les personnages, l’histoire. Il y a une justesse qui touche et donne envie de suivre Franck, Louise et Alexandre durant ces heures, ces jours cruciaux dans leurs vies. De voir comment ils vont s’en sortir, de tous ces sentiments, ces douleurs, ces petites joies du quotidien, ce fantôme du frère/époux décédé. Et peut-être, enfin, s’imaginer un avenir.  

Si comme je le mentionnai plus haut, je n’aime pas le style de l’auteur, cette histoire par contre m’a tenue de bout en bout, jusqu’à cette fin que j’attendais autre, mais qui finalement fait sens. C’est brut et à la fois doux comme un soir d’été où la brise se lève et chasse la chaleur étouffante de la journée. Il y a de l’espoir, mais aussi un certain… fatalisme, oui, car il semble que l’on ne puisse échapper à son destin, même si une « déviation » semble envisageable…

Un roman fort agréable à lire, qui aurait dû être noté pour le match de la rentrée organisé par Priceminister, mais qui fut reçu bien trop tard (deux jours avant la date limite d’envoi des billets !) pour être noté à temps.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Ma bibliothèque
Mercredi 23 janvier 2013 3 23 /01 /Jan /2013 18:36

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http://img.over-blog.com/150x226/0/43/79/50/couvertures-2012/placeaprendre.jpeg

Que n'a-t-on entendu sur le nouveau roman tant attendu de la "maman" d'Harry Potter ici ou là!! Style et histoire "glauquissime", paranoïa de l'auteure (beaucoup de mystère autour du livre, des libraires apparemment empêchés d'ouvrir les cartons avant la sortie officielle du roman...). Tout y est passé. Du coup, je ne savais trop quoi en penser. Mais heureusement, les blogueurs/blogueuses sont là pour rétablir l'équilibre. Et après des commentaires très élogieux (notamment chez Yue Yin), je me suis enfin lancée. Et je n'ai pas boudé mon plaisir, chers lecteurs, soyez-en sûrs! Un week-end et me voilà parvenue au bout des 700 pages du roman.

Dans la paroisse de Pagford, on a la haine de Yarvill. Haine n'est pas un mot trop fort pour exprimer les sentiments qui assaillent les habitants de cette paroisse du sud-ouest de l'Angleterre lorsqu'ils entendent le nom de la ville voisine, et plus encore quand on mentionne le nom des Champs, cité ghetto, et de la clinique de désintoxication de Bellchapel. Une partie du conseil souhaite que les Champs retournent dans le giron administratif de Yarvill, une autre estime que c'est une chance pour les enfants de cette cité aux nombreuses habitations délabrées ou condamnées si elle est rattachée à Pagford: ils bénéficient ainsi de l'école de Pagford, de bien meilleur niveau que celles de Yarvill. Les camps sont bien démarqués, la bataille féroce. Mais un jour, Barry Fairbrother décède. Laissant une place libre au conseil paroissial. La campagne en vue de l'élection d'un nouveau conseiller est donc lancée.

Comédie (tragédie?) de moeurs, Une place à prendre est un excellent roman. Pas moins. Oui, les situations décrites sont parfois loin d'être réjouissantes, et l'on n'est pas au "pays des bisounours". Mais peut-être faudrait-il se rappeler qu'Harry Potter, ce n'était pas non plus toujours rose! Souvenez-vous de la vie d'Harry avant de rejoindre Poudlard!

J'ai retrouvé dans ce roman toutes les qualités de Rowling: une histoire bien ficelée et des personnages très bien campés, avec chacun sa voix. Elle n'en épargne aucun, même pas feu Mr le Conseiller Barry Fairbrother, pourtant décrit comme une personne formidable et bien sous tout rapport. Nous évoluons donc au milieu d'une galerie de personnalités bien trempées, bien définies. Une galerie terriblement vivante et à la fin du roman, on a vraiment l'impression de les connaître...comme un entomologiste après avoir étudié au microscope ses "spécimens".

Rowling dresse le portrait d'une société à multiples vitesses, où les bonnes manières ne sont rien d'autre que de l'hypocrisie. Elle démontre la banalité de la misère, les désastres engendrés par la drogue, une jeunesse défavorisée livrée à elle-même, une bonne société gangrenée par les jalousies, l'ennui, les rêves détruits (cochez la case correspondante).

C'est très noir, bien sûr, cru et cruel, mais aussi très juste et universel. Un portrait de la nature humaine, certes peu flatteur, mais non dénué d'humour et d'espoir. A lire absolument!

 

les avis: Le Papou, Hydromielle, Cryssilda

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Ma bibliothèque
Mercredi 5 décembre 2012 3 05 /12 /Déc /2012 12:22

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