Ma chère amie Anjie n'a pas souhaité, si mes souvenirs sont bons, que je lui dise quand je lirai ce roman de Maggie
O'Farell, publié en français sous le titre Quand tu es
parti. Et qui fut pour elle un grand coup de coeur. Je n'ai donc rien dit, même si l'envie me tiraillait! Aujourd'hui, je lui ai fait, en tête à tête, le compte rendu de cette lecture. Si ce
n'est pas un immense coup de coeur, je dois dire que je l'ai énormément appréciée. L'auteure a su m'attirer dans ses filets... la boîte à mouchoir s'en souvient encore!
Alice s'est-elle volontairement jetée sous cette voiture, dans les rues de Londres? C'est la question que se posent ses proches alors que la jeune femme est dans le coma. Qu'a-t-elle vu à Edimbourgh qui l'a poussée à rentrer précipitamment dans la capitale britannique?
Au fil des pages, par petites touches, souvenirs et réminiscences des différents personnages, morts ou vivants d'ailleurs, l'auteure nous plonge dans la vie mouvementée d'Alice, deuxième d'une fratrie de trois filles, si différente de ses soeurs. A tout point de vue.
La structure de ce roman m'a fait penser à ces posters composés de milliers de petites photos qui lorsqu'on les assemblent forment une image. Un peu comme celle-ci. Une sorte de puzzle qui laisse entrevoir une autre image, une autre...réalité? C'est l'effet que m'a fait ce roman: chaque passage est une petite pièce du puzzle en plus, et au fur et à mesure l'image finale, l'image d'ensemble apparaît sous nos yeux. De ce point de vue, Maggie O'Farell fait preuve d'une virtuosité certaine dans le maniement des séquences, les allers-retours dans le passé ou plutôt les passés, plus ou moins lointains.
Si j'ai compris très vite certains des tenants et des aboutissants de l'histoire, je n'ai pas boudé mon plaisir. Les pages se tournent avec avidité, l'émotion est là et bien là. L'auteure maîtrise de bout en bout son récit, sans trop tomber dans le pathos, et les personnages sont bien campés. Un roman de passion, d'amour, de secrets et de désillusions. Une auteure à découvrir si ce n'est déjà fait!
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Madeleine Martin, dite Mady. Qui n'est manifestement pas un cordon bleu!
Ce n'est certes pas à cette dernière option que pensaient Luc et Cécile lorsqu'ils montèrent à bord du 6h41 au départ de Troyes et à destination de Paris (Gare de l'est, pour ceux qui
voudraient plus de détails). Ces deux-là se "fréquentèrent" pendant 4 mois, avant un week-end désastreux à Londres, plus de 25 ans en arrière. Et par le hasard d'un wagon quasi bondé, c'est
à côté de Cécile que Luc s'assoit. Chacun fait comme s'il n'avait pas reconnu l'autre... et rembobine le fil de son existence dans son coin.
enfant, qu’elle a volontairement abandonné à ses beaux-parents.
Ces deux êtres solitaires vont se rencontrer, se trouver et peut-être, se retrouver eux-mêmes après des années de fuite à l’aveugle.
Comment(aires)?