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...On s'amuse, on rit de soi (ne vous moquez pas trop quand même, je vous surveille), on s'émerveille, on s'indigne, on s'insurge. Mais dans tous les cas, on partage!
Pour le reste on applique le précepte suivant:
La culture ne s'hérite pas, elle se conquiert.”
(André Malraux)

Le cinéma, pour beaucoup, doit être un divertissement. On y va pour se "vider la tête", se faire plaisir. Quelle place peut avoir, dans une société où la performance est reine, le stress ultra présent, le cinéma de la réflexion, le cinéma social quasi-documentaire? Interrogés lors d'un micro-trottoir pour l'émission Ca balance à Paris (Paris Première) sur le film Le ruban blanc de M. Hanneke, palme d'or à Cannes (et qui n'est pas un film social, mais bien un cinéma de la réflexion), certains ont répondu: "ah non, c'est prise de tête, je vais pas au ciné pour ça". Alors évidemment, des films tels que Ressources humaines, que je viens de visionner, n'ont que peu de chances d'être vus. Voyez plutôt.

Frank, jeune étudiant dans une grande école de commerce, revient chez ses parents le temps d'un stage qu'il doit faire dans l'usine où son père est ouvrier depuis trente ans. Affecte au service des ressources humaines, il se croit de taille a bousculer le conservatisme de la direction qui a du mal a mener les negociations sur la reduction du temps de travail. Jusqu'au jour où il decouvre que son travail sert de paravent a un plan de restructuration prevoyant le licenciement de douze personnes, dont son père.

Ce métrage de Laurent Cantet est excellent. Sur un sujet vraiment pas facile, ni réjouissant, il réalise un film fort, sans tomber dans le pathos. Les thèmes abordés ici sont nombreux, mais on peut notamment citer les relations patrons/cadres et ouvriers, le statut d'ouvrier, le complexe d'infériorité de ceux qui sont restés sur place et n'ont pas fait d'études par rapport à ceux qui sont partis, etc. Mais le thème qui est en filigrane tout le long de ce métrage, c'est la honte, et tout ce qui en découle. La honte d'être ouvrier, fils d'ouvrier, de ne pas avoir fait d'études, de n'être qu'un "incapable" etc. C'est vraiment frappant. Et bouleversant.

Le seul acteur pro est Jalil Lespert, tous les autres sont des chômeurs, choisis selon leur catégorie socio-professionnelle. Ce choix du réalisateur permet de donner une crédibilité supplémentaire au film et au message. La réalisation en elle-même est relativement aride, à l'instar de nombreux films "sociaux" français: pas de musique, des décors minimalistes etc. Les dernières quinze minutes sont un véritable coup de poing, elles vous prennent aux tripes.

Pour en revenir à mon propos du début de billet, le cinéma peut se concevoir comme  simple divertissement. Pour ma part, je considère que le cinéma est un art aux mutilple facettes. Si en effet, le cinéma d'essai ou social peuvent être arides esthétiquement (ce film est en un excellent exemple), ils ont leur place, leur rôle, et surtout apportent une réflexion artistique en complément de l'information purement journalistique.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Mes critiques du 7ème art
Voir les 11 commentaires - Ecrire un commentaire - Communauté : Movies story d'Anjelica
Catherine et Maria sont différentes. Catherine King est blanche d'origine britannique, Maria Dlamini noire, fille de la cuisinière de la famille King. Elles sont nées dans les années 20 en Afrique du Sud. Elles auraient dû vivre séparées, elles sont devenues les meilleures amies du monde, unies comme les doigts de la main. Mais le destin va les séparer: Catherine sera renvoyée en Grande Bretagne avec sa soeur Lilly, après la découverte de la liaison adultère du père adoré de Catherine. Vingt ans plus tard, Catherine revient sur la propriété de son père, près de Johannesbourg, désormais aux mains d'étrangers.
Reprendre une amitié après 20 de séparations, est-ce possible? La relation que va entretenir Catherine et Tom, le nouveau propriétaire, sera intense mais sous la menace des fantômes du passé.
Roman sur l'amitié, l'amour, la trahison et le pardon, L'église des pas perdus est une histoire passionnante sur les relations humaines sur fond d'apartheid, sur la vie dans une communauté restreinte des années 30, sur l'attirance de la nature sauvage. Intense, l'intrigue se déroule implacablement sous les yeux du lecteur, qui voudrait voir un happy end se profiler pour Catherine, Maria et les autres. Avec les héroïnes de ce roman, nous voyageons très loin dans l'espace et le temps, dans les passions aussi. Rosamund Haden propose un récit servi par une écriture fluide, évocatrice, que j'ai beaucoup aimé. Dépaysant et émouvant.
Par Choupynette de Restin - Publié dans : Bibliothèque d'une livrovore
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C'aurait pu être une bleuette comme les autres, une histoire de plus dans le catalogue des comédies romantiques avec ou sans happy end. He bien non. (500) jours ensemble est bien plus que cela.
C'est l'histoire, dans le désordre de Summer et Tom. Elle ne croit pas en l'amour, lui oui. Elle ne veut pas d'engagement, il les considère comme un couple.
Au travers d'épisodes cruciaux ou anecdotiques de leurs 500 jours, le réalisateur nous balade dans une relation amoureuse avec ses hauts et ses bas, sa rupture, ses petits oiseaux qui chantent etc. C'est très juste, c'est très bien vu, plein de délicatesse et d'humour. Mais c'est aussi très cru parfois, sans détour, lucide. J'ai beaucoup aimé les fantaisies de la réalisation, comme par exemple le passage type comédie musicale, ou l'introduction de l'animation dans le récit, qui donne à ce film une originalité rafraîchissante et bienvenue dans un type d'histoire plutôt banal "ils s'aiment, ils ne s'aiment plus".
C'est original, c'est plein d'humour, c'est juste. Autant de raisons d'aller voir ce film fort sympathique! (Une dernière serait l'acteur, Joseph Gordon-Levitt, plutôt craquant dans son style!). Celsmoon et Anjelica ont aimé elles aussi.
Par Choupynette de Restin - Publié dans : Mes critiques du 7ème art
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Alors, elle est pas écolo ma voiture? :)
 (je précise que cette plante pousse vraiment dans l'interstice...!)
Par Choupynette de Restin - Publié dans : ya-dla-joie
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Après avoir été emballée par les aventures de Mercy Thompson, je me suis laissée tentée par Yue Yin (toujours la même vous remarquerez), et les aventures d'Anita Blake, chasseuse de vampires. Encore des vampires, eh oui!
Anita Blake est donc chasseuse de vampires, mais elle est surtout spécialisée (c'est son métier à plein temps) dans la "ressucitation" des morts, les zombies quoi. Dans ce premier tome de ses aventures (qui en comptent au moins 10), Anita est aux prises avec un tueur de vampire. Et une fois n'est pas coutume, elle doit le trouver pour le tuer plutôt que de lui serrer la paluche. Avouerzque c'est pas franchement ce qu'on imagine de l'Executrice! Mais beaucoup de choses sont en jeu, et Anita ne peut que se plier aux désirs de Nikolaos, la chef des vampires de la ville, aux pouvoirs phénoménaux.
Je n'en dirais pas plus parce qu'en fait ce billet aurait dû être rédigé il y a quelques temps déjà, et je ne me souviens plus trop des détails de l'intrigue.
Evidemment, je n'ai pu m'empêcher de comparer la série de L. K. Hamilton avec les Mercy Thompson et les Twilight. (je sais le dernier n'a rien à voir, si ce n'est quand même que ça parle de vampires). C'est tout d'abord beaucoup plus sombre, plus torturé. Anita est un personnage agréable, mais il n'y a vraiment qu'elle d'à-peu près (j'insiste sur le "à peu près") normal. Par ailleurs, l'ambiance en ville est pas franchement des plus réjouissantes, et les activités liées aux vampires sont assez particulières. J'ai nettement préféré Mercy Thompson comme personnage, je trouve qu'elle a plus de punch et d'humour, plus de sensibilité peut-être. Cependant, j'ai beaucoup apprécié ce premier tome. Et je compte bien demander à  Yue Yin de me prêter les prochains :)
Par Choupynette de Restin - Publié dans : Bibliothèque d'une livrovore
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