Y'a dl'a Joie!

retour à l'accueil

Si vous ne voulez pas voir ces affreuses publicités (qui nous sont imposées par l'hébergeur, téléchargez adblock plus - je précise que je ne prends pas de commission ;) )

Mon blog de scrap

bannière crafty verte

Archives

 

Radio România buna seara ! (oui, à la fin de notre séjour, vous aussi vous baragouinerez trois mots de roumain!!)

Une française aux gambettes un peu fatiguées parle aux Français !

Il y a des jours qui ne commencent pas vraiment sous les meilleurs auspices. Ainsi, lorsqu’une valise se trouve fermée parce qu’un code a été malencontreusement changé (et quand on sait comment on fait pour changer le code, cela semble incroyable!). Et voilà MS privé de tout (puisque c'est bien de sa valise qu'il s'agit, ou presque. N’avoir que sa chemise sur le dos n’était plus une expression abstraite pour lui ! Deux solutions : trouver le « nouveau » code ou casser la valise. D’autant que dans ladite valise il y avait les chargeurs de l’ordinateur sur lequel votre servitrice écrit présentement, mais aussi celui de l’appareil photo !!

Un code à 3 chiffres, de 0 à 9 à chaque fois… je vous laisse calculer les possibilités… !!! Eh bien, on (enfin, MS) s’est attelé à la tache, passant les chiffres en revue les uns après les autres en partant de 0 (au propre, comme au figuré !). Et cela a fini par payer. Deux réflexions nous ont par la suite traversé l’esprit :

a. heureusement que le nouveau code n’était pas 999 ;

b. en fait, avec un peu de patience, facile pour un voleur d’ouvrir une valise !

Mais il faut bien le dire, nous respirions beaucoup, beaucoup mieux !

Encore une sacrée péripétie (souvenons-nous de la porte du camping-car déboitée dès le 3 jours en Nouvelle-Zélande !!) qui sera un bon souvenir…ou pas !roumanie 8265

Mais passons à Brasov. Petite ville saxonne créée par des chevaliers Teutoniques pour défendre la frontière orientale du monde chrétien (du moins catholique) des méchants mécréants. Il y eut ici jusqu’àprès la seconde guerre mondiale une forte communauté allemande (et d’ailleurs encore pas mal d’indications sont en allemand, notamment à l’Eglise Noire). Bizarrement, quand on leur a proposé de choisir entre l’exil ou la déportation en Sibérie, ils ont choisi la première solution…

La vieille ville à l’intérieur des remparts était donc germanique, au nord le Schei, quartier roumain, et au sud le quartier Hongrois. On retrouve un petit air de Prague à Brasov, même si ici il n’y a pas eu autant de travaux de rénovation des bâtiments. La Biserica Neagra (Eglise noire) doit son nom aux murs noircis par un incendie qui ravagea la ville en 1689. L’église serait assez banale, si ce n’était les dizaines de tapis (de prière apparemment) venus directement d’Istanbul et décorant la galerie à l’étage et au rez-de-chaussée. De grande valeur, ils étaient donnés à l’église en remerciement par les commerçants… ou alors par les futurs mariés qui voulaient voir leur union y être célébrée. (Un petit don était encouragé…)

roumanie 8457

La ville a aussi connu le passage d’un certain Vlad Tepes. Vous connaissez ? c’est lui l’empaleur qui aurait inspiré le personnage de Dracula ! Aujourd’hui encore, nombreux sont les visiteurs qui se rendent dans la région de Brasov pour visiter le château de Bran, à 40 min de la ville saxonne, qui est sensé lui avoir appartenu. C’est bien sûr faux, mais cela n’empêche pas les commerçants du coin d’en faire leur beurre ! Au départ, nous ne voulions que voir le château de l'extérieur, mais les bougres vous obligent à payer dès l'entrée du parc... nous avons payé en bons pigeons. Mais au final, nous ne regrettons pas. Bran est un petit château sympathique, qui abrita les vacances de Marie de Roumanie qui le rénova,  reine de Roumanie et petite fille d’une certaine Victoria. roumanie 8366


roumanie 8342

Non loin de Bran, Rasnov, forteresse en ruines posée sur un pic rocheux, domine toute la vallée et offre un panorama magnifique. Nous l’avouerons sans honte, nous avons visité ses ruines en moins de 20 minutes : il nous fallait être de retour à Brasov pour notre visite guidée à 18h. (Fangia fut donc de retour). Le village de Rasnov offre au regard de jolies maisons toutes (ou presque) construites sur le même modèle. roumanie 8400

Je n’ai pour l’instant jamais parlé de la nourriture roumaine. Eh bien, c’est bon ! Nous avons goûté (surtout moi) les fromages locaux, les crêpes de Brasov fourrées avec une sorte de brousse légèrement sucrée et des raisins secs (parfait au petit déj), mais aussi un ragoût dit de Transylvanie que MS a beaucoup apprécié malgré la présence de fromage ( !!!!). Il a également beaucoup apprécié les pufuleti (prononcez poufoulètz), du maïs soufflé qui ressemblerait de loin à des curly en plus gros et moins craquants. Les pufuleti ont la drôle de faculté de donner l’impression de disparaître dans la bouche (encore un truc chimique…mais c’est bon !!).

Demain direction d’autres villes saxonnes, des églises forteresses etc !

La revedere !

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Y'a d'la joie
Mardi 16 septembre 2014 2 16 /09 /Sep /2014 22:38

Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire

    Radio România, bonsoir. Une française – passablement pompette – parle aux Français !

Appelez-moi Fangia. Dixit MS. (oui, je sais, ce début de billet est parfaitement décousu, mais il faut me pardonner, j’ai bu un verre (petit, certes, mais pour ceux qui me connaissent…) d’une liqueur locale (ça commence par P et ça finit par A, du moins je crois) et une bière tout aussi locale, la Cuic, très bonne d’ailleurs. ) Fin de toutes ces parenthèses, décidément ça ressemble à rien ce billet !  

Reprenons du début. On y arrivera peut-être ! Donc, après une journée balade dans le delta, aujourd’hui nous faisions la route vers Brasov, et les montagnes. Un peu plus de 7heures de route…mais pas tant de kilomètres que cela. C’est bien le problème ici. Non que les routes, aujourd’hui, aient été mauvaises. Rien à voir avec l’apocalypse routière vécue lors de notre premier jour. Mais ce sont des routes très fréquentées et où l’arrêt à un passage à niveau peut vous coûter 10 minutes. Nous avons croisé nombre de charrettes tirées par un ou deux chevaux. roumanie-8036.JPG

roumanie-8230.JPG

Plus ou moins bien portants, d’ailleurs. La route en Roumanie, c’est un peu « struggle for life », il faut le dire. Chacun pour soi et Dieu pour tous. C’est ainsi qu’on se retrouve parfois à l’entrée d’un tournant face à une voiture doublant allègrement une charrette. Autant vous dire qu’il s’agit d’être attentif et réactif !!

roumanie-8044.JPG

Nous avons traversé des villes délabrées, où les immeubles de l’ère communiste ne donnent vraiment pas envie d’y vivre, tant ils sont en mauvais état. Façades fissurées, balcons à la structure de ferraille apparente, ces grands blocs témoignent du cruel manque de moyen des pouvoirs publics.

Nous avons aussi traversé des villages misérables, et d’autres plus jolis. Aux jardins fleuris – roses, liserons, iris immenses – aux façades peintes de couleurs vives. Mais quoi qu’il en soit, il est vite apparent que la Roumanie est encore bien loin du niveau de vie du reste de l’Europe, sans même évoquer celui de la France.

Nous avons croisé, en ce premier jour de rentrée des classes, de nombreux écoliers, collégiens etc. Beaucoup étaient endimanchés et portaient des bouquets pour leur institutrice. Petits costumes et nœuds papillons, couettes retenues par des élastiques parés de fleurs : ce premier jour est manifestement important !

En route, nous nous sommes arrêtés pour contempler des volcans de boue (Vulcanii Noroiosi). Site particulier au milieu de collines verdoyantes : des petits volcans crachent de la boue. On se croirait sur la lune ! Une petite pause d’une heure qui nous a permis de nous dégourdir les jambes et de prendre l’air avant de repartir. roumanie-8163.JPG

roumanie-8124.JPG

Il nous restait alors un peu plus de 2H30 de route à faire… jusqu’à ce que la route entre Buzau et Brasov ne soit bloquée, nous obligeant à un sacré détour, par une petite route de montagne. Que nous avons dû partager avec des poids lourds… Nous avons pris 30 minutes dans la vue. Mais qu’à cela ne tienne, j’ai opté pour la conduite roumaine, et nous n’avons pas « paté » comme dirait quelqu’un de ma connaissance. Et MS de s’exclamer : j’ai Fangia dans la voiture ! Ceci étant dit, ne vous affolez pas, avec le veau qui nous sert de voiture, difficile de faire de gros excès de vitesse. Ainsi le moment comique où je doublais deux camions dans une ligne droite :

MS : « mais accélère et double ! »

Moi : « mais je suis à fond là ! Si j’appuie plus, je troue le plancher ! »… c’est dire à quel point cette voiture a de la reprise !!

Mais enfin, nous sommes parvenus sans encombre et pas trop tard à Brasov, par une route de montagne plutôt agréable. Le dîner à base de produits locaux fut fort agréable…et légèrement arrosé !

Fin de l’émission, à demain pour de nouvelles aventures sur Radio România.
La revedere !!

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Y'a d'la joie
Lundi 15 septembre 2014 1 15 /09 /Sep /2014 21:19

Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire

Previously on Radio România...

 

Radio România, bonsoir ! Journée placée sous le signe de la nature avec une superbe balade en bateau dans le Delta du Danube. De la forêt noire à la mer Noire, le Danube parcourt des milliers de kilomètres pour  se diviser en une multitude de canaux et trois grands bras : Sulina,  Chilia et Sfintu Gheorghe, au bord duquel nous nous trouvons.

La journée avait mal commencée, avec un vol caractérisé de jambon... mais c'est le risque quand le frigo est commun. Mais nous n'allions pas nous laisser abattre... le delta nous attendait!

Et pour faire encore plus couleur locale (ou cliché, dirons les grincheux), notre guide nous emmène à l’embarcadère en Dacia vieillotte recouverte de poussière. Cette balade privative se fera dans une petite barque. Nous naviguons un moment sur le vieux bras de St George, par opposition au canal en ligne droite court-circuitant les nombreux virages de la rivière construit sous Ceaucescu. Il raccourcit significativement le trajet entre Tulcea ville à l’entrée du delta, et Saint George, village au bord de la mer noire, tout au bout du bras éponyme. Nous passons devant une villa sur le rivage ayant appartenu au dictateur, et désormais résidence d’été du Premier ministre.

Notre guide nous emmène de canal en canal, puis sur divers lacs. Nous ne croisons que très peu de bateaux, principalement des petits comme le nôtre, avec 3 ou 4 passagers, ou plus fréquemment des pêcheurs. Il y en a beaucoup sur les rives, certains avec des tentes.

  roumanie-7255.JPG

 

Les cours d’eau sont bordés de magnifiques saules, par endroit, les arbres poussent directement dans l’eau. Dans le delta, la star, c’est le pélican. Comme toute star qui se respecte, le pélican se fait désirer. Ce n’est que dans le deuxième lac que nous traversons que nous en voyons un… d’assez loin, car le pélican n’aime pas le touriste, il faut le savoir. Il s’échappe en quelques coups d’ailes, et quand on sait le poids (entre 15 et 20kg) de la bestiole, on la trouve étonnamment légère. Mais même de loin, on voit bien qu’il s’agit du mastodonte du delta. A ses côtés, des cygnes, des poules d’eau, des colonies entières de cormorans ou encore des martins pêcheurs, que l’œil n’aperçoit qu’au moment où il s’envole, boulet de canon minuscule, éclair bleu roi fuyant entre les roseaux. Il y a aussi le crabier chevelu, ou encore des aigrettes, grandes et petites.

 

L'autre star du Danube, c'est la fleur de nénuphar. Ce n’est déjà plus la saison, mais il restait encore ici et là des fleurs blanches ou jaunes, et des tapis de feuilles flottant sur les eaux calmes des lacs.  

roumanie-7306.JPG

Nous avons aussi goûté des morceaux de plantes aquatiques, à la saveur douce ressemblant un peu à celle de la pomme. Etonnant  et savoureux!

L'après midi, nous avons vadrouillé dans la zone, visité les ruines d'une ancienne caserne fortifiée romaine d'Halmyris, incluant une basilique où furent enterré des martyrs tués en 290 après JC. Le site, découvert dans les années 90, est très bien conservé et bénéficie d'explications succintes en anglais. Bien mieux que les ruines d'Histria dont je vous parlais dans l'épisode précédent. Nous avons ensuite été à Tulcea, qui n'a rien de bien formidable, si ce n'est que c'est la grande ville (95000 habitants). Les immenses immeubles de l'ère communiste bordant le Danube sont en piteux état...

Journée bien moins fatiguante qu'hier... demain en route pour Brasov.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Y'a d'la joie
Dimanche 14 septembre 2014 7 14 /09 /Sep /2014 20:13

Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire

Ici radio România, les Français parlent aux Français !

 

Levés 4h10. Dur dur quand on vient de passer une semaine assez riche en émotions… et beaucoup moins en sommeil. Autant dire que les deux vols ont été l’occasion de sérieusement discuter avec Morphée.

Arrivée à Otopeni sans souci ni retard, un air d’aéroport de campagne depuis l’avion, mais au final, très moderne. Personnel de douane habituel, c’est-à-dire qui n’aurait pas dépareillé dans des films type L’aveu. Mais je ne m’appelle pas Simone, et nous récupérons la voiture (une ford fusion – pas franchement génial, mais elle roule, et les valises rentrent dans le coffre !) et filons vers le delta du Danube.

 

Deux heures de route hypnotique, qu’un cinéaste de road movies aimant les étendues d’allure quasi désertiques n’aurait pas renié. Des champs moissonnés, arides, à perte de vue, presque pas de ville ou de villages. De grands silos d’allure franchement soviétique cassent la perspective. Nous décidons de faire un détour par Histria, une citée fondée par des Grecs en 700 et des charrettes avant JC. Les paysages changent à peine en arrivant sur Constanta (désolée je n’ai pas la cédille à mettre sous le « t » et qui vous indique la prononciation : constantsa). Les routes, nationales puis secondaires, se font de plus en plus  médiocres mais restent largement praticables (et dire qu’alors nous ricanions de leur état).

Nous arrivons sur site. Un musée délabré, véritable étuve sous le soleil de 17h30, propose des trouvailles : pots, vases et autres figurines en terre cuite, vases grecs, romains etc… Des frontons, des stèles…pour la plupart en grec ancien, mais aussi en turc ! Les ruines en elles-mêmes n’ont rien d’exceptionnel, même si elles témoignent d’une ville de bonne taille, d’autant que rien ne permet de comprendre, pour le novice, ce que l’on voit. Sauf pour la basilique, reconnaissable à sa forme au sol mais aussi aux restes des voutes de l’abscisse. Les hirondelles volent en tous sens et font la chasse à des gros moustiques. Nous nous retrouvons au détour d’un chemin pied à queue avec une petite vipère…sans dommage pour quiconque.

Nous repartons après une heure bien agréable au bord du lac Sinoie la brise nous ayant rafraichi. Le GPS, choisissant le chemin le plus court, nous emmène sur une route le long du rivage… mais la nuit tombant plus tôt ici, pour tout exotisme et attraction locale, nous n’avons vu… que des nids de poules – que dis-je ! – des nids d’autruches !! près d’une heure 30 pour faire à peine 55km. Fatiguant. Et usant. Surtout la nuit. Car il faut aussi zigzaguer entre les chiens errants, les piétons (certains – rares, je vous rassure – ivres et ne marchant franchement pas droit),  les charrettes, dont certaines trèèès chargées. Autant dire qu’en effet, conduire sur les routes roumaines est une expérience à part entière.

Nous étions donc très heureux, après avoir demandé plusieurs fois notre chemin (car bien sûr le GPS, même roumain, ne connait pas la rue sur laquelle se situe notre pension/camping), La Tavi, mais plus encore le petit supermarché du coin. Bon, évidemment quand on ne parle pas roumain, il est parfois difficile de savoir ce que l’on a devant les yeux ou comment cela se prépare. Mais les photos sont suffisamment parlantes.

Me voici donc sur mon lit, passablement fatiguée, avec en tout en pour tout trois (pas pu en manger plus) cuillères de soupe chimique ultra salée, du jambon local et un yaourt dans le coucou.

Il est donc temps de vous souhaiter bonne nuit. Demain, le delta, les nénuphars et les oiseaux nous attendent !

Radio România, fin d’émission !

Désolée, pas de photos, pas moyen de les charger...

roumanie-7078.JPG

roumanie-7095.JPG

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Y'a d'la joie
Samedi 13 septembre 2014 6 13 /09 /Sep /2014 21:41

Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire

Pour bien commencer la semaine (la reprise c'est dur!) une petite vidéo pour fondre...

Par Choupynette de Restin - Publié dans : En video
Lundi 25 août 2014 1 25 /08 /Août /2014 12:49

Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés