Quantcast

Y'a d'la joie!

 

http://www.biblioblog.fr/public/images/2013-01-06/un_repas_en_hiver.jpgTrois hommes, trois soldats partent un matin, à la chasse (mais la chasse à quoi?) pour éviter de faire partie du peloton qui procèdera aux exécutions. Et au milieu de la forêt glacée, enneigée de la Pologne de la seconde guerre mondiale, ces hommes "accompagnés" de deux autres feront un bien étrange repas. Un Juif, car il s'agissait bien de chasse au Juif, et un Polonais et son chien.

Un très court roman d'Hubert Mingarelli, que je découvre, dont il a pas mal été question sur les blogs en ce début d'année. D'emblée, j'ai été agacée par le style. Un style qui colle énormément avec le personnage qui raconte l'histoire (écrite donc à la première personne). Peut-être trop pour moi, car j'ai eu la sensation par moments de lire des phrases incorrectes du point de vue de leur construction. Factuel, sans émotion, le style du roman ne m'a pas emballée donc, c'est le moins que l'on puisse dire.

Cependant, Hubert Mingarelli pose à travers l'histoire de ce repas, sorte de parenthèse, la question des relations entre humains dans des situations hors du commun. La question de l'humanité. Car finalement, c'est une sorte d'égoïsme, d'auto-conservation (à défaut de trouver mieux comme expression) qui pousse ces trois soldats à partir à la chasse au Juif: ils n'aiment pas les fusiller. Et si ils envisagent de l'épargner, c'est pour plus tard pouvoir se rappeler de ce geste généreux, pour soulager leur conscience, pas pour épargner un homme.

Un livre sur l'humanité, sur la cruauté et la capacité à survivre dans un univers où la pitié et l'empathie n'ont plus droit de cité. Une lecture mitigée, mais qui me donne envie de suivre cet auteur et lire d'autres romans de sa plume.

Les avis de Brize, Biblioblog, Aifelle.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Ma bibliothèque
Mardi 21 mai 2013 2 21 /05 /Mai /2013 14:23

Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire

Pas de photos de voyage, mais bien de la star de la maison, absolument passionnée par un reportage intéressant sur les corbeaux (c'est sacrément intelligent, ces bestioles!). Elle est bien restée 20 minutes à regarder la télé!!!

chat-chest-interechant.jpg

 

Les dimanches en photo sont aussi chez: LiyahMyaRosa, Lounima, TiphanieFleur,Liliba, Marie, AnjelicaSandrineMohamed SemeUnActe, Ankya, Katell, SeriaLecteur, Choco, LatiteMargotte.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Chat va?
Dimanche 19 mai 2013 7 19 /05 /Mai /2013 10:00

Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire

http://img.over-blog.com/184x300/4/03/92/29/demain-j-arrete.jpg"J'arrête de faire des c*nneries". C'est ce que se répète Julie, célibataire presque trentennaire, travaillant dans une banque. Vie personnelle rythmée par les soirées avec ses copines célibataires, journées passées à un boulot pas folichon. Rien de bien enthousiasmant.

Quand elle voit le nom du nouveau voisin de son immeuble sur la boite aux lettres, son imagination, qu'elle a débordante - c'est le moins qu'on puisse dire! - s'emballe. De l'obsession à l'amour, avec Julie, il n'y a qu'un tas de péripéties loufoques pas.

J'ai entendu parler récemment de ce roman de Gilles Legardinier, qui n'en est pas à son galop d'essai. Beaucoup décrivent le roman comme hilarant. Sortant de lectures pas toujours très rigolottes, j'avais envie de léger, et reconnaissez: la couverture avec ce chat ne pouvait que me séduire.

Alors, hilarant ce roman? Non, pas hilarant. Peut-être justement parce que j'ai trop entendu dire qu'il allait me faire pleurer de rire, je n'ai pas été secouée par des crises d'hilarité aiguës. Surtout que la première partie me semble un brin poussive. Poussive dans le sens on l'on sent trop, à mon sens, l'envie de l'auteur de nous faire rire à chaque phrase. Un peu comme les films qui enchaînent les répliques comme des perles et où il ne manque plus que le sigle lumineux "riez" clignontant au-dessus des acteurs. Je ne dis pas que certaines réflexions ne sont pas bien vues. Juste qu'il y en a un peu trop pour moi. Mais tout s'améliore au fur et à mesure que l'intrigue décolle, et que Julie s'embringue dans une histoire que Jacquo jugerait certainement "abracadabrantesque". Mais il faut dire que le beau Ricardo Patatras (!!) est donc beau et mystérieux. Que faut-il de plus à une jeune célibataire à l'imagination galopante pour s'embarquer dans une aventure qui fait la part belle à l'humour et à l'amitié? Rien. Les situations loufoques s'enchaînent, mais l'auteur sait aussi insérer des moments plus sérieux où l'émotion a sa place.

Si Demain j'arrête était un film, il cocherait dans la fameuse catégorie des "feel-good movies". Ceux qui vous laissent avec le sourire aux lèvres. Ils ont les défauts de leurs qualités, mais c'est aussi pour cela qu'on les aime. Même chose pour ce roman fort sympathique, très agréable à lire.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Ma bibliothèque
Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 10:31

Voir les 6 commentaires - Ecrire un commentaire

Tout juste fiancé, Thomas rencontre son futur beau-père Gilbert, marié depuis 30 ans à Suzanne. Gilbert, désabusé, est http://fr.web.img3.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/94/97/40/20512713.jpgconvaincu d’être passé à côté de sa vie à cause de son couple. Il dissuade Thomas d’épouser sa fille Lola et le pousse à tout plaquer à ses côtés. Ils se lancent alors dans une nouvelle vie de gamins pleine de péripéties, persuadés que la liberté est ailleurs.
Mais à quel prix retrouve t-on ses rêves d’ado ?...

Dans ce film visiblement écrit pour Alain Chabat, son personnage, Gilbert, décide donc que le mariage ce n'est plus pour lui. Il veut vivre. Et il entraîne Thomas, fiancé à sa fille (et très bien joué par Max Boublil), dans son délire "jeuniste". Il y a bien sûr de très bons moments, avec un humour  "à la Chabat", mais j'ai trouvé qu'en milieu de film il y a comme un trou d'air, des longueurs inutiles. Le tout reprend sa vitesse de croisière cependant, avec un final  hilarant.

Evidemment, on n'échappe pas à la "happy end". Je n'aime pas trop la vision des femmes qui est donnée par le film, même si elle est rattrappé par la fin.

Les seconds rôle sont intéressants. Bien sûr on sent l'inspiration d'outre-atlantique, le ton à la Apatow, mais cela n'a pas la profondeur des films du réalisateur américain.

Cela reste un film très agréable où l'on rit bien volontiers aux clowneries de Chabat et Boublil. Ce n'est pas bien subtil, mais c'est efficace. 

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Petit & grand écran
Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 09:33

Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire

 http://cdn1.libfly.com/covers/77525107/24879/la-lettre-de-conrad/1v2.jpgL'ami retrouvé c'est le côté pile de l'amitié entre Hans, de confession juive, et Conrad, issu d'une des plus prestigieuses et anciennes familles allemandes. La lettre de Conrad, c'est le côté face. L'histoire racontée par cet Allemand pure souche dont la mère idolâtrait Hitler. Et qui mourut fusillé pour avoir participé à un complot contre le Fürher.

Dans ce roman de Fred Uhlman  la parole est donc donnée à Conrad, alors dans une cellule et attendant son exécution. Il écrit la lettre du titre à son ami Hans, qui fut envoyé aux Etats-Unis par ses parents alors que les persécutions contre les Juifs se multipliaient. Conrad revient sur les débuts de leur amitié plus ou moins improbable, leur amour de la poésie, leurs collections de pièces antiques. Mais cette lettre, sorte plaidoirie, c'est aussi et surtout l'occasion pour Conrad de parler de sa famille, d'expliquer comment ses origines ont influé sur sa vie et son parcours.Ses choix. Et l'on amené à trahir celui qui fut son seul ami.

Autant le précédent roman, raconté du point de vue d'Hans m'avait touchée, autant celui-ci m'a semblé un peu trop artificiel. Cependant, La lettre de Conrad explore les raisons qui ont poussé les Allemands de haute extraction (mais pas que) dans les bras d'Adolf Hitler. La haine irraisonnée des Juifs, le sentiment de supériorité, le mépris des "inférieurs" etc. On est loin ici de la misère engendrée par la terrible crise économique des années 30 ou le souvenir de l'inflation galopante des années 20. C'est intéressant, mais il n'y a pas le naturel du récit d'Hans que j'avais énormément apprécié dans L'ami retrouvé.

C'est donc une lecture un brin mitigée pour moi. Même si, je le redis, elle est intéressante. Lire les deux romans de Fred Uhlman devrait être obligatoire!

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Ma bibliothèque
Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 18:14

Voir les 5 commentaires - Ecrire un commentaire
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés