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http://www.avoir-alire.com/local/cache-vignettes/L200xH282/arton24722-5b59c.jpgLe récit de Sept Saisons se situe à Oulu, petite ville sur les rivages les plus septentrionaux de la mer Baltique au XIXème siècle, époque où la rigueur luthérienne du dogme du péché originel pèse sur la société. Alors que le mouvement piétiste gagne du terrain, les eaux calmes de la petite ville sont troublées par l’arrivée d’une jeune femme revendiquant son indépendance.

Maria Piponius est originaire d’Oulu où elle revient après trois années d’absence pendant lesquelles elle a parcouru le monde en bateau. Elle rencontre Hans Nyman, journaliste et enseignant qui espère obtenir le poste de pasteur d’Oulu. Hans a perdu sa femme un an auparavant et est tourmenté par ses pulsions, alors que les rapports sexuels lui sont interdits. Esprits libres, Hans et Maria se retrouvent plongés dans les affres de la société luthérienne imprégnée d’interdits et de peur.
Bon. Je suis un peu embêtée, il faut bien le dire. Car je n'ai pas retrouvé, loin de là, les promesses du résumé de la quatrième de couverture.

D'abord, j'ai eu beaucoup de mal avec les dessins, et pour une bande dessinée (enfin maintenant on dit album...) c'est embêtant. J'ai souvent eu du mal à reconnaître les personnages, et puis ces dessins à l'aquarelle et à moitiés colorisés, ce n'est pas un style auquel j'accroche. Il y a pourtant de belles planches par moments, mais par moments seulement.

Sur le fond, je n'ai pas trop vu la rébellion. Peut-être qu'elle était trop subtile pour moi et mes gros sabots, allez savoir. Ceci étant dit, Ranta décrit bien le poids de la religion sur les êtres, y compris les plus "libres" qui ont bien du mal à s'affranchir de certaines préceptes et habitudes. L'atmosphère d'un petit village, où tout se sait, où les mauvaises langues peuvent aller bon train.

Une semi déception.

L'avis positif de LiliGalipette.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Ma bibliothèque
Samedi 18 avril 2015 6 18 /04 /Avr /2015 09:39

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http://gaellenohant.com/wp-content/uploads/2014/10/eho_nohant1-555x812.jpgJe n'aurai pas la délicatesse de ces dames du XIXème siècle, je ne passerai pas par la case du "small talk" : il FAUT lire ce roman. Voilà, c'est dit.

Nous sommes à la toute fin du XIXème siècle, 1897 pour être précis, ces dames de la noblesse et de la grande bourgeoisie parisiennes se pressent pour avoir un comptoir au Bazar de la Charité, qui se tient à deux pas des Champs-Elysées, dans un vaste hangar en bois.  Une foule dense s'agglutine dans un décor reconstituant un Vieux-Paris. Le tout en bois et autres matériaux inflammables. Il est trois heures de l’après-midi quand le nonce apostolique fait un tour rapide et béni les lieux. A cette heure, parmi les visiteurs, nombreux sont ceux qui attendent fébrilement l’attraction principale de cette fête : le fabuleux cinématographe des frères Lumières. Il y a même une salle de projection ! Pour cinquante centimes versés aux nécessiteux, le gotha parisien assiste à la projection de La sortie des usines Lumière à Lyon, de L’arrivée du train en gare de La Ciotat et de L’arroseur arrosé. Puis c'est le drame: la pellicule s'enflamme... et c'est tout le bazar qui va devenir un immense brasier.

Dans ce brasier trois femmes: la duchesse d'Alençon, soeur cadette d'une certaine impératrice d’Autriche, qui a donné l'opportunité à deux jeunes femmes pas franchement dans les petits papiers du grand monde de venir à ce rendez-vous extrêmement prisé: Violaine de Raezal et la jeune Constance d'Estingel.

Vies brisées après l'incendie.

Sophie d'Alençon n'en réchappera pas, quant à Violaine et Constance, brûlées, la vie doit reprendre. Mais comment se relever d'un tel drame? Chacune fera face, dans un contexte social qui ne laisse que peu de place aux femmes et à leur libre arbitre. (Si avec ça, vous n'avez pas envie de lire ce magnifique roman, je ne sais vraiment pas ce qu'il vous faut!!)

Subtilement féministe (non l'auteure n'a pas le couteau entre les dents dès qu'elle voit un homme, pas plus que ses personnages), le roman nous plonge dans un univers où la femme est encore considérée comme une personne mineure (au sens juridique du terme), une poupée que l'on est fier d'avoir à son bras dans toute sa beauté, mais qui perd décidément tout son attrait après que cette dernière s'est fanée. Une société où la femme est bien opportunément déclarée hystérique quand son avis, son comportement ne sont pas conformes à ce qu'attendent mari et père. Dans ces conditions, nos héroïnes vont tenter chacune à leur manière de se rebeller, de faire entendre leur voix, ou à tout le moins, de ne pas la laisser s'éteindre.

Gaëlle Nohant a une fois de plus (comment? vous n'avez pas lu L'ancre des rêves ??) construit des personnages attachants, tout en nuances et psychologiquement cohérents (ce qui n'est pas toujours le cas chez certains auteurs!), les premiers comme les second rôles d'ailleurs, et que l'on suit le coeur parfois serré. Et c'est de plus en vite que l'on tourne les pages de ce roman dans lequel je me suis plongée avec délices pour la deuxième fois après avoir lu le manuscrit. Une fois encore, j'ai pu apprécié la plume tour à tour acérée, subtile ou tendre, mais toujours évocatrice. Glaçante quand elle nous parle des débuts de la psychiatrie dont les femmes ont fait les frais. Elle ne manque pas non plus d'humour, et le livre est loin d'être un long parcours glauque. Non.

La part des flammes est un fort beau roman que je ne saurais trop vous conseiller. Si vous n'êtes pas convaincus (vous avez vraiment décidé d'être difficiles ce matin!) quelques citations:

 

Le feu les étreignit encore pour quelques pas de valse forcée, riant de leur calvaire, avant de les rejeter sur l'herbe, leurs cris consumés, leurs faces noirâtres crispées dans un dernier rictus qui n'en finissait pas, bras repliés le long de leurs corps rongés jusqu'à la cendre.

 

Ces noms armoriés éclipsaient les petits noms des petites gens, lesquels tombaient sèchement dans le soir, étincelles éteintes avant de toucher l'asphalte.

 

Tels des enfants ouvrant le ventre des poupées, pour chercher le coeur à travers la cre, ils avaient pu ausculter la psyché des femmes, les observer à leur insu, effaçant ensuite les traces de ces effractions de leur mémoire latente. Ils avaient créé ce grand théâtre où les hommes venaient en voyeurs - disculpés par la recherche médicale - se repaître de cette folie des femmes à travers laquelle éclatait toute l'imperfection de leur nature, les vices et les faiblesses inhérents à leur sexe.

 

 

http://blog.bnf.fr/uploads/gallica/2013/02/Bazar3.jpg

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Ma bibliothèque
Jeudi 16 avril 2015 4 16 /04 /Avr /2015 08:41

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http://img.20mn.fr/q6KJWyhSTd68tWwtO0Wj3Q/648x415_albert-camus-combat-gloire.jpgVendredi dernier c'était soirée entre copines au théâtre pour aller voir Francis Huster nous donne sa version la vie du célèbre auteur et dramaturge Albert Camus.

De l'auteur de La peste, L'étranger ou encore La chute et Les justes, je ne connaissais pas grand chose - oui, je sais, c'est mal. Fouettez-moi. Ou pas. Alors, même si je n'aime pas particulièrement Francis Huster, dont j'ai toujours trouvé le jeu trop forcé, trop théatral pour la télévision, j'étais assez contente d'aller le voir.

Las! Après une introduction sous forme de coup de gueule qui m'a proprement insupporté, alors que sur le fond je suis absolument d'accord avec lui (c'est quand même un comble quand on y pense), sur l'absolu échec de la politique culturelle et éducative en matière de théâtre de l'Education Nationale, Huster s'est donc lancé dans son... monologue.

Pas un texte, non, un monologue, puisqu'il est vite apparu qu'il laissait sa pensée aller. Du coup, c'est en bafouillant souvent (j'ai d'abord cru que c'était fait exprès), qu'il passe d'une anecdote à l'autre...et rapidement dérive et nous parle de Lucien Guitry (père de Sacha) ou encore Charlie Chaplin. Passionnant et intéressant certes, mais où est Albert là-dedans? A part apprendre que sa mère était analphabète et qu'il a vécu quatre jours au fin fond de l'Algérie avec une famille se nourrissant exclusivement de racines, je n'ai rien appris de Camus. Pire, j'ai même failli m'endormir.

La deuxième partie du spectacle est une succession d'anecdotes sur, en vrac, Chaplin et sa femme, Autant en emporte le vent et son casting, Arletty, Louis Jouvet et d'autres. Anecdotes drôles et fort plaisantes qui m'ont heureusement sauvée des bras de Morphée. J'ai d'ailleurs découvert un Huster excellent imitateur et très bon conteur...que n'avait-il fait cela dès le début en nous parlant de Camus?

Rendez-vous raté avec Albert Camus donc...

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Arts et Lettres
Lundi 13 avril 2015 1 13 /04 /Avr /2015 19:00

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http://www.les400coups.org/affiches/bigger/birdman2015.jpgEncensé par la critique, ayant obtenu une floppée de récompenses aux Oscars, Birdman ne me tentait pourtant pas plus que cela, mais j'avais envie de me faire ma propre idée.

L'acteur Riggan Thomson s'apprête à monter sur scène dans une pièce de Raymond Carver. Un tournant important pour lui qui a connu la gloire il y a des années en incarnant Birdman, dans un film de super-héros. Riggan, qui mise sa chemise dans l'histoire, doit remplacer un des acteurs par l'incontrôlable Mike Shiner. 

C'est donc l'histoire d'un acteur rendu célèbre par un film d'action, et qui veut se relancer en gagnant sa légitimité au théâtre, à Broadway. Autant dire qu'il s'agit d'un bond de géant....D'autant que, un peu comme entre le cinéma et la télévision, il y a une sorte de barrière entre les deux, l'un méprisant l'autre.

Riggan, joué par Michael Keaton (très bon), lui-même acteur ringardisé après avoir joué avec succès dans Batman, est en quête de reconnaissance, mais il doit gérer ses proches, qu'il a souvent beaucoup trop négligés (comme sa fille Sam,qui sort d'une cure de désintoxication). Harcelé par son personnage de Birdman, voix qui le pousse dans des rages folles, Riggan est tour à tour pathétique et révoltant (il se débarrasse d'un de ses acteurs en provoquant un "malheureux accident"). Autour de lui gravitent des personnages que le réalisateur n'épargne pas, les observant tel en entomologiste sous le microscope: la "vieille" actrice qui n'en revient toujours pas d'y être "arrivée", l'acteur encensé et mégalo (Edward Norton), ou encore la critique élitiste (les fans de Dr Who auront reconnu celle qui joua Adelaide Brooke dans Waters of Mars) qui méprise les acteurs tels que Riggan, qui pour elle ne sont d'ailleurs pas de vrais acteurs.

Virtuose dans la mise en scène avec son long plan séquence, Birdman est porté par d'excellents acteurs. Mais cela suffit-il? Pour moi, en tout cas, pas vraiment. Car finalement, Inarritu, ne fait que pointer du doigt des défauts et des travers qui sont connus, presque clichés. Et l'ennui n'est jamais très loin. Certes, il y a apporte un humour grinçant, mais au terme du film, j'ai eu l'impression d'avoir vu une oeuvre qui ne m'a pas bousculée, qui n'a rien changé dans ma vision des choses. Opposer célébrité aquise par le travail artistique et célébrité éphémère et factice sur les réseaux sociaux (scène où il se retrouve en slip dans la rue bondée et où bien sûr tout le monde le reconnaît) c'est facile. Il renvoit également dos à dos Hollywood et Boradway. Tout cela n'est donc pas vraiment novateur. Ni sur le fond, ni sur la forme.

Donc oui, Birdman est un bon film, mais il ne m'a pas totalement convaincue ni emballée. Quant à la BO elle est tout bonnement insupportable à mes oreilles: ces impro d'un batteur qui reviennent régulièrement sont limite stressantes!

L'avis de Dasola, de Coralie,

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Petit & grand écran
Mardi 7 avril 2015 2 07 /04 /Avr /2015 10:36

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KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costumes trois pièces, doit remplacer Lancelot coupé en deux lors d'une mission. Galahad (exellentissime (rien que ça!) Colin Firth (Le discours d'un roi ou encore Magic in the moonlight notamment), pnse que le fils d'un de ses collègues mort en lui sauvant la vie peut faire l'affaire. Mais Eggsy n'est pas vraiment issu des milieux posh du royaume de sa très gracieuse majesté. Il a grandit dans la banlieue londonienneau miliu des racailles.  Parallèlement, Galahad et l'organisation doivent faire face à une espèce de milliardaire bien décidé à régler le problème du réchauffement climatique.

Sur une trame scénaristique très classique (découverte des personnages, tests de séletion pour rentrer dans l'organisation, onfrontations, échec, tout finit par reposer sur les épaules du jeune Eggsy...) Kingsman offre au spectateur un moment de cinéma totalement enthousiasmant et réjouissant. Ainsi que le dit un des protagonistiques, les films d'espionnages sont devenus bien trop sérieux... et on pouvait compter sur les Anglais pour proposer un mélange détonnant d'humour, de scènes d'actions superbement filmées, et des acteurs au top de leur forme. Samuel L. Jackson est excellent dans son rôle de méchant déjanté ne supportant pas la vue du sang (hilarante scène à la fin!!!) et zozotant. Mélangeant le flegme so british, magnifiquement incarné par Colin Firth (quel homme!) et mise en scène plus "clip" Vaughn (Kick-Ass, X-Men le Commencement) réussit un film à grand spectacle qui sait à la fois être fidèle au genre tout  en le renouvelant et en lui imprimant une esthétique résolument moderne. On flirte allègrement avec le mauvais goût mais cela donne un résultat absolument génial, déjanté...avec en prime un "feu d'artifice" digne d'un 14 juillet. A voir et à revoir!

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Petit & grand écran
Vendredi 20 mars 2015 5 20 /03 /Mars /2015 15:35

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