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...On s'amuse, on rit de soi (ne vous moquez pas trop quand même, je vous surveille), on s'émerveille, on s'indigne, on s'insurge. Mais dans tous les cas, on partage!
Pour le reste on applique le précepte suivant:
La culture ne s'hérite pas, elle se conquiert.”
(André Malraux)
Un roman de plus de 700 pages qui commence par un enterrement et finit par un enterrement, ça ne vous dit pas? Eh bien, je peux vous le dire: vous avez tort!
Ce roman c'est Le club des incorrigibles optimistes de JM Guenassia, et qui a reçu le prix Goncourt des lycéens. Un premier roman foisonnant, presque épique, qui vous embarque sans que vous vous en rendiez compte.
Mais là, c'est moi qui m'emballe - encore!
Michel Marini est un ado comme on en voit beaucoup. Mais lui, nous le voyons évoluer à la fin des années 50 jusqu'au tout début des années 60. Quelques années de sa jeune vie qui vont le changer, où il apprendra à devenir un peu plus un homme et laisser derrière lui les illusions et naïvetés de l'enfance. Fruit de l'union improbable d'un père fils de cheminot et d'une mère de la bourgeoisie, frère d'un communiste (Franck), neveu d'un grand propriétaire d'immeubles en Algérie, Michel entrera un jour dans un bar, le Balto, où il découvrira un club, celui qui donne son titre au roman. Plus qu'un club d'échecs, c'est l'amitié, l'Histoire, et bien plus encore que Michel rencontrera. Igor, médecin russe, Tibor star du cinéma Hongrois, Léonid héros de la guerre 39-45 et pilote maintes fois décoré par Staline lui-même, et tant d'autres, sont des écorchés de la vie, que les parties déchecs et l'exil forcé lient et relient. Ils ont tous une histoire, rarement belle, rarement honnorable, mais chacun, à sa manière, tente de l'assumer - ou pas.
Dans ce club, Michel croisera Kessel et Sartre, il apprendra les douleurs de l'amitié et l'amertume d'une lucidité durement acquise. Les histoires s'imbriquent, s'enroulent et se tordent. Et le mystère Sacha demeurera longtemps obscur pour Michel: pourquoi les membres du club le détestent-ils autant? Quand il n'est pas au club, Michel est chez Claire, la petite amie Franck, thésarde dont le frère est en Algérie au moment des "évènements" comme on dit à l'époque. Dans les deux cas, on discute de littérature (l'amour des livres qui transparaît dans ce roman....), de révolution, de cinéma, de communisme et de l'Algérie, de l'amour etc.
Foisonnant, je le disais, ce roman c'est un bout de cette époque où les Beatles amenèrent un vent de rock sur les ondes. Croisant les récits de vies ancrées et marquées par l'Histoire, Guenassia offre au lecteur une plongée nostalgique mais pas dépourvue de lucidité dans la France des années 50/60, les luttent philosophiques entre Camus et Sartre, les dévoiements de l'URSS, la guerre d'Algérie. Toute une fresque qui aurait pu être indigeste au regard de ce foisonnement, de cette densité dans le récit, mais qui au final est une lecture passionnante, qui se lit d'une traite. Tendre, plein d'humour, triste, émouvant, mais jamais plombant, Le club... est une réussite indéniable.
Un livre que je garderai, et que je relirai, assurément.
Amanda m'a donné envie de le lire et je l'en remercie! Merci également au site alapage.com pour l'envoi.
Elles aussi ont aimé: La Nymphette, Caro[line]
Par Choupynette de Restin - Publié dans : Bibliothèque d'une livrovore
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 Anjie et moi-même avons regardé cette nouvelle création de Canal+. Nous vous proposons nos avions croisés!

Résumé :

Dans un commissariat du 92, un flic se donne la mort alors qu’il est interrogé par l’IGS (inspection générale des services). Ses plus proches collègues Eddy (Anglade), Walter, Théo et Roxane vont tenter de lui rendre, post portem, son honneur. Mais tout dérape et va de mal en pis. Les flics passent la ligne jaune et se comportent comme des voyous, pris dans un engrenage qui semble implacable. Tueries, courses poursuites, braquages (braquo dans le jargon), tout y passe. La bande des 4 s’engage dans une fuite en avant éperdue.

 

Que dire alors de cette série annoncée à grand renfort de panneaux en 4 par 3 par la chaîne cryptée ?

L’histoire :

L’avis d’Anjelica : Originale pour une série française sur la police mais peu crédible sur bien des points et vraiment limite à force de vouloir justifier les actes de ces ‘ripoux’ par obligation.

Le mien : Il faut le dire, par moment, j’ai eu un peu l’impression de me retrouver dans le style de narration à la Jack Bauer : beaucoup de rebondissements, des personnages principaux (on ne peut décidément pas les appeler « héros ») poussés à commettre des actes de plus en plus graves, bref, ces policiers qui transgressent allègrement les règles et les lois, à grand renforts de « on n’a pas le choix ». Cette phrase, entendue dans chaque épisode à plusieurs reprises, finit par ressembler à un leitmotiv, et une justification perpétuelle plutôt gênante. Elle nourrit les rebondissements incessants de la série, et met en exergue la situation intenable des policiers.

Les personnages :

L’avis d’Anjelica : Ils m’ont donné l’impression de pouvoir représenter un certain désespoir de la police mais je dis cela je ne dis rien puisque je ne connais ni ne fréquente personne qui travaille dans ce milieu. Par contre, c’est très déstabilisant de voir des personnages aussi limites, on se dit (comme dans la série) que les évènements peuvent déraper facilement si ces hommes sont aussi proches du point de rupture…

Le mien : A la fois nuancés et un peu trop stéréotypés à mon goût (je sais, c’est paradoxal, mais c’est vraiment l’impression que j’en ai eu), les personnages de Braquo, Eddy en tête, sont à l’image de la série : désespérés et désespérants. Un camé, un joueur compulsif, une pute au grand cœur etc… Lorsque l’histoire s’attache à nous les faire découvrir, on entrevoit des personnages moins carrés qu’au premier abord, mais cela reste toujours une ébauche, a peine esquissée, qui nous laisse sur notre faim.

La réalisation :

L’avis d’Anjelica : Je suis d’accord avec Choupy, la réalisation est vraiment réussie. On baigne bien dans une ambiance urbaine grise, triste, sinistre.

Le mien : Nerveuse, très rythmée, la réalisation est excellente. L’environnement choisi par Olivier Marchal, très sombre (usine désaffectées, costumes sombres) usant beaucoup des contrastes ombre/lumières contribue pleinement à construire une atmosphère pesante, hésitant entre jour et nuit, semi-obscurité propice aux actes illégaux et aux compromis avec l’autorité, la conscience, la loi. Branchée sur la prise « adrénaline », la série emballe son public dans une course effrénée.

 

Appréciation globale :

L’avis d’Anjelica : Le thème comme le traitement rythmé et urbain de cette série permet de sortir quelque peu des sentiers battus et a au moins le mérite de ne pas montrer que le bon côté de l’institution policière.

Mais pour moi, c’est justement là que le bât blesse. Je suis ressortie très mal à l’aise de cette série car comme certains ne le savent peut être pas, Olivier MARCHAL le réalisateur, vient de ce milieu. On peut donc supposer, fort à propos, qu’il sait de quoi il parle et que ce qu’il nous montre dans cette série représente une certaine réalité de la police et bien dans ce cas, je peux vous dire que cela fait peur !

Le mien : Braquo est somme toute une série agréable à regarder, pleine de rythme, servie par des acteurs crédibles et bien menés. Toutefois, je ne peux m’empêcher de me poser des questions sur la suite, puisqu’il devrait y en avoir une, car avec tout ce que nos anti-héros ont dû affronter, que va-t’il bien pouvoir leur arriver ? Car ce qu’ils ont déjà fait, c’est… énorme. Il ne faudrait pas que Braquo devienne le 24 heures à la sauce police française...

 

Création canal+. D’Olivier Marchal, avec Jean-Hughes Anglade, Nicolas Duvauchelle, Karole Rocher entre autres.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Mes critiques du 7ème art
Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire - Communauté : Movies story d'Anjelica
Certains ont deviné la localisation... mais voici la réponse en images!


Une découverte plus qu'agréable, malgré les averses parfois orageuses, le vent etc.... Nous avons profité de chaque rayon de soleil pour découvrir le bassin d'Arcachon, la pointe du cap féret (de loin, en bateau, pas eu le temps...), la fameuse dune du Pyla, Bordeaux (superbe)... Une mosaïque de photos pour mémoire!
Par Choupynette de Restin - Publié dans : ya-dla-joie
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A vous de deviner où nous irons!
- Publié dans : Evènements
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ce ne fut pas une surprise, car cette enveloppe, cela faisait un petit moment que son expéditrice m'avait dit de la guetter... mais elle a pris son temps!
Déballons un peu cela:
Une très belle carte qui rappelle gentilment d'être un peu plus zen (!). Des paquets bien embalés et qui une fois ouverts révèlent...

Des gourmandises... hmmm une Hello Kitty à faire, je suis sûre, pâlir d'envie une certaine fan, du thé Paul et Virginie qui est juste... ahhhh trop bon. Et puis, pour parfaire ma culture de cinéphile, qui avait manifestement de très sérieuses lacunes Marathon Man et Le Lauréat, deux films avec Dustin Hoffman. Et là je dis merci qui? Merci Anjelica!!!
Et pour me réconforter de cet anniversaire qui m'a rapproché dangereusement de la barre fatidique des 30 ans, Yue Yin m'a offert ceci:

Merci les filles!!! :)
Par Choupynette de Restin - Publié dans : Evènements
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