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http://fr.web.img4.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/pictures/14/09/29/12/57/084916.jpg1971, Belfast. Un jeune soldat est envoyé avec sa section dans la capitale d'Irlande du Nord qui s'enfonce alors dans la violence.

Lors d'une fouille dans un quartier catholique, la situation dégénère et séparé de sa section, Gary est poursuivi par ce que nous supposons être des membres de l'IRA ou alors des Provisionals, bien décidés à l'abattre. Entre indépendentistes, loyalistes, milices, militaires et civils, Gary est pris au piège d'un quartier inconnu où sa vie dépendra plus des autres que de ses propres capacités personnelles à survivre.

Yann Demange, dont c'est là le premier métrage, livre une oeuvre violente, crue qui prend presque immédiatement le spectateur aux tripes. Il faut dire que le pauvre Gary, qui vient à peine de finir ses classes, est plongé dans un environnement et une situation totalement inconnus. Comme le spectateur. Difficile pour l'un comme pour l'autre de comprendre la complexité de l'Irlande du nord. Car  il apparaît rapidement que les deux camps sont traversés de courants plus ou moins en conflits les uns avec les autres. Demange utilise à merveille sa caméra pour nous faire sentir au plus près la tension, la peur que ressent le soldat perdu dans Divis Flats. Quartier "vert", catholique, aux mains des indépendantistes.

Il filme également une ville hantée, pauvre, aux murs criblés de balles comme rongés par la haine. Fantomatique, Belfast est une cité qui semble presque morte, terriblement silencieuse quand les cris et les coups de feu n’assourdissent pas ses habitants.

Demange propose un film prenant, qui plonge le spectateur, comme Gary, dans l’horreur incompréhensible d’une guérilla urbaine où barbouzes, indépendantistes et civils s’entrecroisent, rendant la situation extrêmement confuse. Chaque rencontre apporte une pièce de plus au puzzle, mais pas de réponse « noir/blanc ». Le réalisateur démontre sans grand discours ni démonstrations superflues que l’individu n’est qu’une pièce de viande pour ceux qui se tiennent plus loin de l’action.Que la théorie et les explications toutes faites ne tiennent pas, confrontées à la réalité.

Un excellent film coup de poing. Brillamment réalisé.

L'avis de Dasola.

 

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Petit & grand écran
Mardi 25 novembre 2014 2 25 /11 /Nov /2014 10:29

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A l'occasion de notre emménagement, nous avons récupéré des meubles et divers objets venus de nos familles. Mais évidemment, certaines trouvailles sont en piteux état. C'était le cas de cette boîte à pain en métal.

Nettoyée et repeinte, elle a trouvé une nouvelle jeunesse.

Mais si j'a choisi ce titre de billet, ce n'est pas juste parce que turquoise et clémentine, ça en jette. Non.  C'est surtout parce que les couleurs ont vraiment explosé...quand un des pots est tombé de la table où je travaillais, bien au chaud dans les rayons du soleil sur la terrasse. Une seconde de consternation, d'effarement pour constater l'étendu des dégâts. Je ne mentirai pas: pendant 1/4 de seconde, j'ai bien pensé à prendre le carnage en photo, mais vu qu'il y en avait absolument partout, y compris sur la porte-fenêtre, entr'ouverte pour l'occasion, donc aussi sur le parquet du salon, j'ai préféré courir à la cuisine récupérer serviettes en papier, eau chaude, serpillère et balais brosse. Et donc me voilà partie pour récurer tout ça le plus rapidement possible, effacer toute trace de mes bêtises. Et accessoirement récupérer un peu de la peinture en se servant d'une assiette en carton comme pelle. Une chose est sûre: réparer ses c******ries, ça réchauffe!

Au final, la terrasse est comme neuve, le parquet et la porte-fenêtre aussi! Et la boîte à pain apporte un peu de pep's dans ma cuisine et me fait penser à mon grand-père chaque fois que je la vois.

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Par Choupynette de Restin - Publié dans : Scrap & deco
Mardi 11 novembre 2014 2 11 /11 /Nov /2014 12:11

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http://www.babelio.com/couv/C_Filles-impertinentes_7669.jpegPrix Nobel de littérature en 2007, Doris Lessing a produit une oeuvre considérable, marquée par son histoire personnelle, bourlinguée qu'elle fut dans son enfance entre la Perse, l'Angleterre et la Rodhésie du sud.

J'avais lu et eu un énorme coup de coeur pour son tout premier roman Vaincue par la brousse, remarquable à tous niveaux. J'avais beaucoup apprécié Victoria et les Staveney également. J'ai découvert tout à fait par hasard à la bibliothèque que j'ai trouvé ce court essai (récit?). Elle y évoque avec beaucoup de lucidité ses parents mais surtout sa mère, pour qui elle fut un souci permanent et apparemment une déception.

Il faut dire que les deux femmes ont des caractères bien différents, la mère ayant été façonnée dans le moule victorien le plus strict. Accrochée aux notions de classe, bourgeoise attachée à sa vie sociale et pourtant pourvue d'un grand sens pratique, Emily Maude Lessing n'a pas pu vivre la vie dont elle rêvait, à cause d'un mari obsédé pas ses "lubies".

En lisant cet ouvrage, on comprend mieux l'opposition inéluctable de ces deux femmes, l'une très 19ème siècle, l'autre, Doris, engagée, féministe sans le revendiquer, anti-apartheid, communiste. Il est terrible de lire comment Emily Maude n'a cessée d'être déçue par sa vie et les personnes qui l'entouraient. Un mari qui n'a jamais tenu compte de ses souhaits et qui a gaspillé toutes leurs ressources dans des aventures vouées à l'échec (cultivateur, chercheur d'or, sourcier) dans une région où la grande ville est à quasiment 100km... Après avoir vécu en Perse, dans les milieux diplomatiques où les soirées se succédaient, passer à la brousse africaine, aride, dure, sans pitié, on comprend que cela dût être très dur.

Lire Filles impertinentes, c'est comprendre à quel point Vaincue par la brousse est en fait une transcription, adaptée, romancée, de la vie des parents de Doris Lessing. On comprend d'autant mieux que la mère de l'auteure ait eu du mal à accepter ce roman...

On en apprend aussi un peu (car le texte est quand même très court) sur la vie de Doris Lessing elle-même, mariée deux fois au grand dam de sa mère, vivant une vie très loin des codes victoriens.

C'est beaucoup trop court, mais très intéressant. Derrière ce récit, on ressent le cheminement fait par Doris Lessing pour parvenir à comprendre sa mère, lui pardonner peut-être sa dureté et ses limites.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Ma bibliothèque
Lundi 10 novembre 2014 1 10 /11 /Nov /2014 09:40

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http://fr.web.img5.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/pictures/14/09/04/09/55/595346.jpgCôte d’azur, années  1920. Sophie Baker, un américaine qui se prétend medium, subjugue une famille entière, les Catledge et notamment le fils, un rien benêt, qui s’est mis en tête de l’épouser. Howard Burkan, un ami de la famille, magicien, fait appel à un collègue, Stanley Crawford, réputé le meilleur de sa profession et très habile pour démasquer les charlatans. Cynique au dernier degré, Crawford est déterminé à démonter le stratagème de Baker et de sa mère. Une séance de spiritisme, quelques « vibrations mentales » plus tard, Crawford tombe sous le charme et finit par croire que la jeune et charmante Sophie est bien ce qu’elle dit être. Enfin, il y a quelque chose de plus que ce qui se voit ! L’arrogant cynique, qui ne jure que par Nietzsche, est enfin heureux….pour longtemps ?

Woody Allen le désespéré pour qui la vie n’est qu’un désastre annoncé, une tragi-comédie, oppose ainsi son double cinématographique, magnifiquement interprété par un Colin Firth au sommet de son art, cynique et arrogant à souhait, à la jeune et fraîche Sophie qui semble le comble de l’innocence.  Un femme qui affirme qu’il vaut mieux croire, bêtement, dans un possible au-delà, entretenir un espoir, même faux, plutôt que de ne voir la vie qu’en noir. La joie des « idiots » d’un côté, et le cafard des pessimistes de l’autre.  Deux visions du monde qui s’affrontent.

Dialogues enlevés, tirades, humour mordant, tout y est. Avec en plus un brin de romance et du suspense… et comme toujours une excellente BO.

 Le tout donne un film absolument charmant dont on ressort avec le sourire. A voir !

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Petit & grand écran
Vendredi 7 novembre 2014 5 07 /11 /Nov /2014 09:36

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http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/1347/1347140-gf.jpgRobbie Fitzgerald, d'origine irlandaise et à la tignasse rousse, a épousé Susheela, jeune Malaise à la peau foncée. Mais à Warrington dans le nord du Royaume Uni des années 1970, les "Pakis" (nom - insulte - désignant les asiatiques à la peau foncée) ne sont pas vraiment appréciés. Le racisme est partout, notamment dans les quartiers pauvres.
Robbie, ouvrier le jour, envoûte les spectateurs la nuit dans les pubs et cabarets de sa voix chaude. Susheela, elle, a abandonné son métier d'infrmière après la naissance de leur deuxième enfant dans des circonstances terribles: une naissance prématurée suite à un viol. Viol que Susheela, devenue Sheila (pour faire plus anglais)  n'avouera jamais à son mari. Ils déménagent alors dans un nouveau quartier d'une ville voisine...Mais les rêves des uns et des autres s'éloigneront de plus en plus. Nous suivons la famille Fiztgerald sur plus d'une dizaine d'années, et ce que nous voyons n'est pas joyeux.

Dépressifs, s'abstenir ! Je crois que j'ai rarement lu un livre aussi déprimant. La haine, la jalousie, le racisme suintent de ce récit où un père envahi par l'amertume, ses rêves de gloire s'évaporant au fil des années, en vient à détester sa femme, méprise son fils Vincent trop souvent plongé dans ses livres et incapables de se défendre à l'école. Robbie n'a d'yeux que pour sa fille Ellie. Sheila de son côté ne peut cuisiner des recettes de son enfance qu'en cachette de son mari, tente de s'intégrer au sein des "desperate houswives" du quartier.

Dans ce contexte, Vincent et Ellie tentent de survivre un peu comme ils le peuvent...Vincent se plonge dans ses lectures entre deux brimades (voire pire) à son école, Ellie devient une ado menteuse, et plonge dans la drogue et le sexe.

Walsh dépeint une société implacable, pétrie de stéréotypes et de préjugés, raciste à tous les niveaux, où les communautés ne se mélangent que par inadvertance. Une société de l'apparence, en plein développement du consumérisme. Où il faut acheter le dernier gadget ou une berline.

Oui, désespérant, ce roman. Pourtant je l'ai lu très vite, car même si les personnages sont loin d'être attachants (on a envie de les secouer, leur donner des coups de pied aux fesses, de leur ouvrir les yeux et les forcer à se parler), j'avais envie de savoir ce qui allait leur arriver. Cependant, le style de l'auteure m'a souvent agacée. Notamment dans la description des performances musicales de Robbie et l'emploi surabondant de superlatifs. C'était à la limite du grandiloquent et du grotesque. Les personnages, la famille Fiztgerald surtout étaient un peu "trop". Tant de malheurs dans une même famille? Tant de bêtise humaine? Cela manque grandement des lumières qui éclairent parfois les histoires les plus dures.

Je suis donc assez mitigée sur cette lecture. Je n'ai pas détesté, je n'ai pas adoré non plus.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Ma bibliothèque
Dimanche 19 octobre 2014 7 19 /10 /Oct /2014 13:58

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