Bonjour, Bonjour les hirondelles!

Je ne prétends pas avoir la science infuse (quoi que je boive beaucoup d'infusions..), ni être particulièrement objective sur certains sujets. Je donne mon avis, pousse des "coups de gueule" mais aussi des grands cris d'amour (si! si!). ce blog se veut interactif alors...participez et donnez moi votre avis!
1864. Joseph Blackstone débarque en Nouvelle-Zélande avec sa femme, Harriet, et sa mère, Lilian. Fuyant son passé, il espère faire
fortune dans cette contrée vierge. Harriet, qui a le goût de l'aventure, aime tout de suite les vastes étendues qui l'entourent. Mais entre les jeunes époux l'amour se fait attendre. Seule la
volonté tenace de dompter la nature pour faire prospérer leurs quelques arpents de terre les réunit. Pendant ce temps, non loin de là, sur la côte occidentale du pays, la ruée vers l'or bat son
plein. Joseph choisit alors de forcer le destin il quitte sa ferme et sa famille pour se lancer à la conquête de ces pépites qui ont la couleur de rêves merveilleux mais souvent illusoires...
Tremain nous donne à lire les tourments de personnages tentant désespéremment de tourner la page mais dont le passé colle aux basques. La fièvre de l'or emmène des centaines de milliers d'hommes, et de femmes, dans une quête éperdue, où la douleur physique et psychologique est une compagne de tous les instants, où le caractère primaire de la nature humaine ressurgit jusqu'à faire d'un mari et d'une femme des étrangers, voire des ennemis.
La couleur, euphémisme pour "or" est un révélateur de l'âme de ceux qui la cherchent, des forces et des faiblesses des hommes.
Les paysages sauvages, le dur labeur de chercheur d'or, tout se conjugue pour exiger des personnages qu'ils se subliment. Qu'ils se regardent en face, plutôt que de fuir éperdûment leur passé.
Un beau roman qui nous emmène loin...
Challenge ABC anglosaxon
Lettre T
Tremain nous donne à lire les tourments de personnages tentant désespéremment de tourner la page mais dont le passé colle aux basques. La fièvre de l'or emmène des centaines de milliers d'hommes, et de femmes, dans une quête éperdue, où la douleur physique et psychologique est une compagne de tous les instants, où le caractère primaire de la nature humaine ressurgit jusqu'à faire d'un mari et d'une femme des étrangers, voire des ennemis.
La couleur, euphémisme pour "or" est un révélateur de l'âme de ceux qui la cherchent, des forces et des faiblesses des hommes.
Les paysages sauvages, le dur labeur de chercheur d'or, tout se conjugue pour exiger des personnages qu'ils se subliment. Qu'ils se regardent en face, plutôt que de fuir éperdûment leur passé.
Un beau roman qui nous emmène loin...
Challenge ABC anglosaxon
Lettre T
par Choupynette de Restin
publié dans :
Bibliothèque d'une livrovore
Alan Duff est un écrivain néo-zélandais engagé, à qui l'on doit notamment Once were warriors,
adapté à l'écran par Lee Tamahori (qui commit aussi le James Bond "Die another Day") dans le fameux L'âme des guerriers qui sera prochainement chroniqué. D'origine Maori, Duff ne se
considère pas comme tel puisqu'ayant été éduqué comme un Pakeha (blanc). Mais ses livres parlent de ce
peuple, et pas toujours en termes très flatteurs. Ce qui valu à Duff d'être au centre d'une polémique en Nouvelle-Zélande: il affirmait en
effet que les Maoris étaient responsables de la situation dans laquelle ils étaient: citoyens de seconde zone, souvent victimes de l'alcool et prompt à la violence, ils observaient une attitude
trop passive selon lui.
Voix et fumerolles est une nouvelle qui évoque la violence conjugale et familiale qui sévit au sein des familles maori. Duff peint un tableau en ombre et lumière de la société maori, magnifique par la richesse de sa culture, mais gangréné par la violence, par la propension "culturelle" de ce ses membres à se battre et à ne pas comprendre en quoi cela est mal. "je crois que ça fait partie des choses qui nous desservent: nous n'avons jamais compris ce qu'il y a de mal à être violent".
Duff avec la terre de Nouvelle-Zélande, aux sources chaudes, aux geysers bouillonnants, nous décrit en fait le caractère même de l'homme maori: fier, orgueilleux, la beauté sauvage séduisante mais cachant un danger réel. Les sources chaudes peuvent être brûlantes; le maori qui honore ses morts peut aussi bien tuer sa femme sous les coups.
Cette nouvelle est un appel de Duff aux Maori, un cri du coeur, d'amour, à un peuple riche d'histoire:
"A l'arrière-plan, les mares et le sol brûlant n'arrêtent pas de bouillir et d'émettre des bulles [...]. Prêtez l'oreille et entendez ce qu'ils disent. "Pour que vous, les hommes n'oubliez pas - voyez-vous cette figure humaine sculptée au-dessus de la vieille maison commune, celle qui montre une femme à califourchon sur la ligne de faîte? Nous sommes tous issus de ces cuisses; sans la femme, vous n'existez pas."
Nouvelle publiée dans le recueil Douze écrivains néo-zélandais paru chez Sabine Wespieser, collection Les belles étrangères.
Voix et fumerolles est une nouvelle qui évoque la violence conjugale et familiale qui sévit au sein des familles maori. Duff peint un tableau en ombre et lumière de la société maori, magnifique par la richesse de sa culture, mais gangréné par la violence, par la propension "culturelle" de ce ses membres à se battre et à ne pas comprendre en quoi cela est mal. "je crois que ça fait partie des choses qui nous desservent: nous n'avons jamais compris ce qu'il y a de mal à être violent".
Duff avec la terre de Nouvelle-Zélande, aux sources chaudes, aux geysers bouillonnants, nous décrit en fait le caractère même de l'homme maori: fier, orgueilleux, la beauté sauvage séduisante mais cachant un danger réel. Les sources chaudes peuvent être brûlantes; le maori qui honore ses morts peut aussi bien tuer sa femme sous les coups.
Cette nouvelle est un appel de Duff aux Maori, un cri du coeur, d'amour, à un peuple riche d'histoire:
"A l'arrière-plan, les mares et le sol brûlant n'arrêtent pas de bouillir et d'émettre des bulles [...]. Prêtez l'oreille et entendez ce qu'ils disent. "Pour que vous, les hommes n'oubliez pas - voyez-vous cette figure humaine sculptée au-dessus de la vieille maison commune, celle qui montre une femme à califourchon sur la ligne de faîte? Nous sommes tous issus de ces cuisses; sans la femme, vous n'existez pas."
Nouvelle publiée dans le recueil Douze écrivains néo-zélandais paru chez Sabine Wespieser, collection Les belles étrangères.
par Choupynette de Restin
publié dans :
Bibliothèque d'une livrovore
Oui... c'est ce que les évangélistes de Jesus Camp pensent. Ce documentaire fait froid dans le dos.
Il nous emmène à ce que j'appelle ironiquement les "frontières du réel"... chez des gens qui pensent "détenir la vérité". Je n'ai vraiment aucun problème avec les croyants, quelle que soit d'ailleurs leur appartenance religieuse. Mais ces groupes, qui apprennent à leurs enfants à faire du
prosélytisme dès le plus jeune âge, comme la petite Rachel qui démarche des gens dans un bowling, qui estiment qu'il y a les gens qui aiment Jesus, et les
autres et que ces autres doivent être absolument sauvés... ou brûler en enfer, là cela me pose des problèmes. Car, lorsque ce genre de mouvances se rapprochent du pouvoir, on obtient des
décisions politiques motivées par des croyances religieuses, sans fondement réel ou alors des preuves fabriquées de toutes pièces. Cela donne des écoles où le créationnisme est enseigné au même
niveau que les sciences naturelles; des séances dans le Jesus camp (le camp des Enfants de feu) exploser des tasses représentant les ennemis des évangélistes, les seuls vrais chrétiens, dans le
gouvernement, tout cela se finissant sur le cri du pasteur Becky "C'est la guerre"....la guerre car "L'Amérique est la nation de DIeu". On entend un gamin dire: "quand je croise un non-chrétien,
je vois bien qu'il y a quelque chose qui cloche, je suis dégoûté à l'intérieur". Dans ce camp, ils bénissent aussi une représentation en carton grandeur nature de Bush.
Quand j'entends cesenfants parler du fait par exemple qu'il ne faut pas danser pour le plaisir de la chair (!) mais pour Dieu... je tombe des nues. Ces enfants que l'on fait pleurer dans de grands rassemblements en leur mettant en tête qu'ils sont des pécheurs, indignes de leur seigneur et qu'ils doivent êtres lavés de leurs péchés....
Et que ferons ces enfants plus tard? Feront-ils partie de ces brigades qui harcèlent les gynécologues pratiquant l'avortement? Très probablement. Allant jusqu'à les assassiner pour certains? Peut-être bien. Comment conditionner ces gamins? En leur expliquant que Dieu les a créés dans le ventre de leur mère, qu'il a écrit leur histoire, et qu'ils feront, par leurs actes, changer leur pays... pour la gloire de dieu. C'est pas beau ça? Et juste après ça, on leur explique qu'un tiers de leurs petits amis ne sont pas là, car on les a assassiné dans le ventre maternel....
Et Harry Potter est un sale sorcier qui devrait être brûlé car c'est un ennemi de dieu.
Vous avez peur des islamistes? méifez-vous des fondamentalistes chrétiens...sans jeu de mot, c'est "même combat"....martyr pour la foi.
Il nous emmène à ce que j'appelle ironiquement les "frontières du réel"... chez des gens qui pensent "détenir la vérité". Je n'ai vraiment aucun problème avec les croyants, quelle que soit d'ailleurs leur appartenance religieuse. Mais ces groupes, qui apprennent à leurs enfants à faire du
Quand j'entends cesenfants parler du fait par exemple qu'il ne faut pas danser pour le plaisir de la chair (!) mais pour Dieu... je tombe des nues. Ces enfants que l'on fait pleurer dans de grands rassemblements en leur mettant en tête qu'ils sont des pécheurs, indignes de leur seigneur et qu'ils doivent êtres lavés de leurs péchés....
Et que ferons ces enfants plus tard? Feront-ils partie de ces brigades qui harcèlent les gynécologues pratiquant l'avortement? Très probablement. Allant jusqu'à les assassiner pour certains? Peut-être bien. Comment conditionner ces gamins? En leur expliquant que Dieu les a créés dans le ventre de leur mère, qu'il a écrit leur histoire, et qu'ils feront, par leurs actes, changer leur pays... pour la gloire de dieu. C'est pas beau ça? Et juste après ça, on leur explique qu'un tiers de leurs petits amis ne sont pas là, car on les a assassiné dans le ventre maternel....
Et Harry Potter est un sale sorcier qui devrait être brûlé car c'est un ennemi de dieu.
Vous avez peur des islamistes? méifez-vous des fondamentalistes chrétiens...sans jeu de mot, c'est "même combat"....martyr pour la foi.
par Choupynette de Restin
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Opinion
Voilà un film qui a le mérite de dire et de montrer les choses telles qu'elles sont.
En gros: Alice aime Dan qui aime Anna qui est aimée de Larry qui finit par coucher avec Alice. Oui, vous l'avez compris, un cercle amoureux. Recette pour un désastre.
Alice (N. Portman), strip-teaseuse, sort de nulle part quand elle rencontre Dan (J. Law), journaliste
écrivant des nécrologies, et c'est le coup de foudre. Séduction mutuelle. Un an plus tard, Dan, qui publie son premier roman, est
photographié par Anna (J. Roberts), et lui fait du rentre dedans sans vergogne. Ils ne se revoient pas - décision d'Anna. Plus tard, celle-ci rencontre de façon cocasse Larry (C. Owen)
dermatologiste pas vraiment coincé.
La vie fait se croiser de nouveau Dan et Anna. Débute alors une liaison.
Il faut vraiment être attentif, car Mike Nichols a créé là un film épistolaire, tout en éllipse. L'action se déroule en fait sur près de deux ans. sans que pour autant le spectateur ne le sache que par de petits indices. Le réalisateur nous donne en fait à voir les principales étapes des relations amoureuses et des intrigues si l'on peut dire qui se jouent entre les 4 personnages. Une réalisation très classique, qui fait la part belle aux dialogues, crus, brutaux, réalistes en somme. Et tout simplement excellents.
Des scènes qui donnent à voir la manipulation, le mensonge, la trahison, l'amour aussi, le désespoir de personnes tiraillées entre désir et raison. Une chose que j'ai beaucoup appréciée: comment Nichols nous montre que la recherche d'une vérité au sein d'un couple peu le tuer. Tout autant que le mensonge. Et aussi comment des êtres qui semblent tout à fait banals, peuvent se transformer en monstres (j'exagère un peu) de machiavélisme pour parvenir à leurs fins.
Chaque personnage dévoile tour à tour sa part d'ombre et de fragilité, sa force et ses faiblesses. Pour un résultat final désenchanté, mais pas dépourvu d'un certain optimisme. Tout cela magnifiquement joué par les acteurs, tous justes, impeccables.
Et mine de rien, ceci est mon 400ème article... je ne pensais vraiment pas aller aussi loin!
En gros: Alice aime Dan qui aime Anna qui est aimée de Larry qui finit par coucher avec Alice. Oui, vous l'avez compris, un cercle amoureux. Recette pour un désastre.
Alice (N. Portman), strip-teaseuse, sort de nulle part quand elle rencontre Dan (J. Law), journaliste
La vie fait se croiser de nouveau Dan et Anna. Débute alors une liaison.
Il faut vraiment être attentif, car Mike Nichols a créé là un film épistolaire, tout en éllipse. L'action se déroule en fait sur près de deux ans. sans que pour autant le spectateur ne le sache que par de petits indices. Le réalisateur nous donne en fait à voir les principales étapes des relations amoureuses et des intrigues si l'on peut dire qui se jouent entre les 4 personnages. Une réalisation très classique, qui fait la part belle aux dialogues, crus, brutaux, réalistes en somme. Et tout simplement excellents.
Des scènes qui donnent à voir la manipulation, le mensonge, la trahison, l'amour aussi, le désespoir de personnes tiraillées entre désir et raison. Une chose que j'ai beaucoup appréciée: comment Nichols nous montre que la recherche d'une vérité au sein d'un couple peu le tuer. Tout autant que le mensonge. Et aussi comment des êtres qui semblent tout à fait banals, peuvent se transformer en monstres (j'exagère un peu) de machiavélisme pour parvenir à leurs fins.
Chaque personnage dévoile tour à tour sa part d'ombre et de fragilité, sa force et ses faiblesses. Pour un résultat final désenchanté, mais pas dépourvu d'un certain optimisme. Tout cela magnifiquement joué par les acteurs, tous justes, impeccables.
Et mine de rien, ceci est mon 400ème article... je ne pensais vraiment pas aller aussi loin!
par Choupynette de Restin
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Mes critiques du 7ème art
Sur l'injonction de Flo (enfin, autant dire qu'elle m'a mis d'office la bd dans les mains), j'ai lu le premier tome d'Adamson de Carlos Puerta et Pierre Veys. Et autant vous le dire tout de suite:
j'ai adoré. Et regretté d'avoir découvert ces aventures alors que le premier tome vient à peine de sortir! Il va me falloir attendre quelques mois avant de pouvoir en savoir
plus...
Les aventures d'Henry Adamson, personnage solitaire, exclu de la société, débutent en 1913, lorsqu'il est contacté par l'armée britannique
pour éclaircir un mystère: il existerait un "passage" au large du Spitsberg, dans l'Antartique. Adepte de situations extrêmes, notre héros accepte. Mais à la veille du départ, il est attaqué chez
lui par une sorte de gigantesque insecte, qui tue son majordome. Il s'en sort indemne, et part pour l'expédition. Qui s'avèrera périlleuse.
Comme de bien entendu, la fin de ce premier tome nous laisse sur un "cliffhanger" des plus alléchants.
Une cinquantaine de pages mélant science-fiction et aventures, au dessin surprenant par son côté flouté, au coup de pinceau visible, qui ne laissent pas indifférente la lectrice que je suis. J'ai été séduite par le dessin, donc, original, très suggestif et qui ne manque pourtant pas de précision, notamment sur les mimiques des personnages. Enfin, le scénario, qui s'il n'a rien de très original, est assez bien ficelé pour me donner envie d'en savoir plus!
Je lis pourtant très rarement des BD, bien que j'ai beaucoup aimé en son temps la Caste des Métabarons, Lanfeust, Marlysa. Mais depuis plus rien. Flo, que je remercie (quoi que...) m'a redonné envie de lire un livre avec des images!
Comme de bien entendu, la fin de ce premier tome nous laisse sur un "cliffhanger" des plus alléchants.
Une cinquantaine de pages mélant science-fiction et aventures, au dessin surprenant par son côté flouté, au coup de pinceau visible, qui ne laissent pas indifférente la lectrice que je suis. J'ai été séduite par le dessin, donc, original, très suggestif et qui ne manque pourtant pas de précision, notamment sur les mimiques des personnages. Enfin, le scénario, qui s'il n'a rien de très original, est assez bien ficelé pour me donner envie d'en savoir plus!
Je lis pourtant très rarement des BD, bien que j'ai beaucoup aimé en son temps la Caste des Métabarons, Lanfeust, Marlysa. Mais depuis plus rien. Flo, que je remercie (quoi que...) m'a redonné envie de lire un livre avec des images!
par Choupynette de Restin
publié dans :
Bibliothèque d'une livrovore





