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http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/1347/1347140-gf.jpgRobbie Fitzgerald, d'origine irlandaise et à la tignasse rousse, a épousé Susheela, jeune Malaise à la peau foncée. Mais à Warrington dans le nord du Royaume Uni des années 1970, les "Pakis" (nom - insulte - désignant les asiatiques à la peau foncée) ne sont pas vraiment appréciés. Le racisme est partout, notamment dans les quartiers pauvres.
Robbie, ouvrier le jour, envoûte les spectateurs la nuit dans les pubs et cabarets de sa voix chaude. Susheela, elle, a abandonné son métier d'infrmière après la naissance de leur deuxième enfant dans des circonstances terribles: une naissance prématurée suite à un viol. Viol que Susheela, devenue Sheila (pour faire plus anglais)  n'avouera jamais à son mari. Ils déménagent alors dans un nouveau quartier d'une ville voisine...Mais les rêves des uns et des autres s'éloigneront de plus en plus. Nous suivons la famille Fiztgerald sur plus d'une dizaine d'années, et ce que nous voyons n'est pas joyeux.

Dépressifs, s'abstenir ! Je crois que j'ai rarement lu un livre aussi déprimant. La haine, la jalousie, le racisme suintent de ce récit où un père envahi par l'amertume, ses rêves de gloire s'évaporant au fil des années, en vient à détester sa femme, méprise son fils Vincent trop souvent plongé dans ses livres et incapables de se défendre à l'école. Robbie n'a d'yeux que pour sa fille Ellie. Sheila de son côté ne peut cuisiner des recettes de son enfance qu'en cachette de son mari, tente de s'intégrer au sein des "desperate houswives" du quartier.

Dans ce contexte, Vincent et Ellie tentent de survivre un peu comme ils le peuvent...Vincent se plonge dans ses lectures entre deux brimades (voire pire) à son école, Ellie devient une ado menteuse, et plonge dans la drogue et le sexe.

Walsh dépeint une société implacable, pétrie de stéréotypes et de préjugés, raciste à tous les niveaux, où les communautés ne se mélangent que par inadvertance. Une société de l'apparence, en plein développement du consumérisme. Où il faut acheter le dernier gadget ou une berline.

Oui, désespérant, ce roman. Pourtant je l'ai lu très vite, car même si les personnages sont loin d'être attachants (on a envie de les secouer, leur donner des coups de pied aux fesses, de leur ouvrir les yeux et les forcer à se parler), j'avais envie de savoir ce qui allait leur arriver. Cependant, le style de l'auteure m'a souvent agacée. Notamment dans la description des performances musicales de Robbie et l'emploi surabondant de superlatifs. C'était à la limite du grandiloquent et du grotesque. Les personnages, la famille Fiztgerald surtout étaient un peu "trop". Tant de malheurs dans une même famille? Tant de bêtise humaine? Cela manque grandement des lumières qui éclairent parfois les histoires les plus dures.

Je suis donc assez mitigée sur cette lecture. Je n'ai pas détesté, je n'ai pas adoré non plus.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Ma bibliothèque
Dimanche 19 octobre 2014 7 19 /10 /Oct /2014 13:58

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http://www.babelio.com/couv/cvt_Karpathia_2702.jpegUn château fort au bord d'un lac, entouré de montagnes et de grandes forêts…
C'est ce dont rêve le comte Alexander Korvanyi.
En 1833 ce capitaine hongrois quitte brutalement l'armée impériale pour épouser une jeune autrichienne, Cara von Amprecht. Aussitôt, il part de Vienne avec elle, pour aller vivre aux confins de l'Empire sur les terres de ses ancêtres.
Loin du folklore gothique, la Transylvanie de 1833 est une mosaïque complexe, peuplée de Magyars (et Sicules), de Saxons, de Souabes et de Valaques. Et ce n’est pas franchement un « melting pot ». Non, chaque communauté vit dans son coin, jalousant les autres ou les méprisant. Tout en bas de l’échelle : les Valaques (les Roumains donc), tout en haut les Magyars (et aussi dans une moindre mesure les Sicules ou Szeklers, paysans-soldats magyarophones). Les Saxons sont presque aussi pauvres que les Valaques, mais ils peuvent toujours partir (s’enfuir en fait, puisqu’ils sont serfs) rejoindre une ville Saxonne où ils ne seront jamais arrêtés ni renvoyés sur les terres de leur seigneur.

 

C’est dans ce contexte particulier, où la féodalité version 1345 est toujours d’actualité, qu’Alexander et Cara arrivent sur leurs terres, trop longtemps abandonnées par les seigneurs Korvanyi. En même temps, le dernier qui y vécut finit assassiné lors de la révolte des serfs de 1784, on comprend pourquoi les descendants ont hésité à rester… ! Ils trouvent un domaine sous-exploité, un intendant pas très franc du collier… et un château qui sent l’humidité. Malheureusement, il n’y a pas que cela, puisque des enfants sont enlevés, et une femme attaquée. Alexander, imprégné des valeurs d’honneur, de respect des ancêtres et de devoir, accusé d'être un vampire par ses serfs, est comme qui dirait piqué dans son orgueil de maître de céans. Et lance une guerre privée contre les bandits (Valaques, forcément) qui sèment la zizanie sur ses terres. Certains de ses voisins le suivront, dans un déchaînement de sauvagerie digne de leurs ancêtres ( ?) les Huns.

 

Ce roman de Mathias Menegoz m’a permis de prolonger un peu ma plongée dans l’histoire de la Roumanie. Histoire complexe, furieuse et souvent sanglante, puisque ce territoire fut sans cesse envahi par des forces étrangères : Ottomans, Tatars, Russes, Viennois… Ces flux et reflux au grès des victoires militaires ont fait de cette zone une mosaïque, donc. Véritable poudrière écrasée par un système féodal sclérosé et injuste, la région est gangrénée par la misère et la haine. Une recette parfaite pour que la violence se déchaîne.

 

Sans proposer un style ébouriffant, Mathias Menegoz plonge cependant son lecteur dans un monde à part, pas seulement pour le lecteur du 21ème siècle, mais déjà pour le voyageur du 19ème, bien loin des avancées de la révolution industrielle ! On découvre l’extrême pauvreté, les rivalités entre les communautés, le banditisme et fatalement, les légendes qui se forment (et se déforment) suivant les peurs et les intérêts des uns et des autres. S’y confrontent des personnages pétris de croyances plus ou moins surnaturelles, de théories plus ou moins fumeuses, qui auront des conséquences désastreuses, cataclysmiques. Attachement viscéral (fanatique ?) d’un seigneur à sa terre dont il croit qu’elle exige des sacrifices ("l'absurdité du dogme n'a jamais empêché un croyant d'arriver au plus pur fanatisme, seule une certaine faiblesse, une certaine humanité de caractère peut le retenir. Or c'était là  l'unique fois qu'Alexander eût jamas embrassée, l'énergie qui alimentait sa volonté implacable, comme le charbon pour une des ces horribles machines à vapeur") ; conviction mystique d’un moine pour qui son chef (des contrebandiers) est une sorte de Héros destiné à libérer tout un peuple (les Valaques en l’occurrence) ; superstitions absurdes de la populace (et bien sûr qui dit superstition dit… Vampire !!!). "Ce faisant, comme un alchimiste audacieux, il mêlait les deux matières les plus réactives, les deux plus sombres et puissantes passions de l'âme des serfs valaques: la haine du seigneur et le goût du surnaturel".

 

Tout cela fait de Karpathia un roman passionnant à lire, un pavé qui se lit comme un thriller. Pour moi qui revenais de 15 jours à sillonner la Roumanie, j’ai compris certaines choses, notamment l’inimitié, encore aujourd’hui, que se portent Roumains et Hongrois.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Ma bibliothèque
Vendredi 17 octobre 2014 5 17 /10 /Oct /2014 08:31

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Radio România, este sfarsitul ! Eh oui, c’est la fin d’un beau voyage !

Nous le clôturions en beauté aujourd’hui avec une immersion totale dans la vie locale. Départ le matin de la Gara de nord pour la ville de Ploiesti. Un train moderne, mais qui se traine. Arrivés là-bas, nous prenons le « microbus », blindé comme il se doit, avec des tabourets en bois au fond, un chauffeur rigolard… et qui connaissait non seulement le village où nous allions mais aussi la maman de la mariée de samedi puisque c’était chez elle que nous allions être reçus. Et quelle réception ! Mais ne mettons pas les chevaux avant la charrette. Le trajet en microbus donc. Pantazi est un petit village non loin de Ploeisti. Et quand le chauffeur a vu toute cette tripotée de touristes dont les ¾ de Français montant dans son bus, et entendant le nom de la nouvelle épousée, il a compris chez qui nous allions. Il a donc appelé un ami qui est venu nous récupérer avec sa voiture personnelle pour nous amener chez les parents de la mariée…sans avoir à faire tout le tour par les autres villages ! C’est ça, le réseau roumain ! Tout le monde se connaît et s’entraide.

A la maison, nous avons été reçus à la roumaine, ce qui peut surprendre : les invités s’asseyent à table, et sont servis par les personnes qui les reçoivent… qui elles ne prennent pas part au repas ! Très étonnant, et il faut bien le dire déstabilisant. Nous nous demandions au moment de nous installer comment nous allions tous rentrer à table, et puis nous avons compris.

Dire que nous avons été bien reçus est un euphémisme. Et dire qu’il y en avait pour un régiment aussi ! En entrée, une sorte de caviar d’aubergine, mais qui n’a rien à voir avec celui que vous connaissez peut-être, une pâte à base de œufs de poissons, délicieuse, des boulettes de viande avec de l’aneth notamment, du fromage type feta délicieux aussi, de la macédoine de légumes et je dois en oublier. Le tout fait maison, bien entendu ! MS a goûté un peu trop vivement un petit piment jaune et en gardera probablement un souvenir ému…

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Nous avons ensuite mangé des sarmales, de la viande roulée dans des feuilles de chou vert servies avec de la mamaliga (leur version de la polenta ), puis nous avons enfin pu goûter les fameux mici, cuits au barbecue. MS en a mangé…5 !!!Personnellement, je m’en suis tenue à 1.

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Ensuite (eh oui, encore !) du porc au barbecue, très bon. Pour que cela glisse mieux, car il faut bien l’avouer, on commençait légèrement à saturer, du raisin. La première fois pour moi que je mange du raisin frais avec du porc.

L'ensemble fut arrosé de vin et tuica (eau de vie de prune - ça aide à faire glisser les mici, d'après MS qui décidément aime l'immersion "gastronomique"!)

Le tout fut clôturé par divers gâteaux fort bons.  

Un après-midi convivial, chaleureux qui témoigne de l'hospitalité et de la joie de vivre des roumains. Merci à eux!

Retour ensuite avec le même microbus et le même chauffeur, puis le train dont le soufflet reliant notre wagon au suivant avait manifestement un problème de graissage !

Voilà, Radio România c’est fini, presque trois semaines à découvrir un pays qui mérite le voyage. Des paysages, des traditions, des personnages aussi.

J'espère que vous aurez apprécié de nous suivre dans nos aventures roumaines!

A vous les studios !

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Y'a d'la joie
Lundi 29 septembre 2014 1 29 /09 /Sep /2014 21:11

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Radio România fait son chant du cygne… ou presque. Dernier dimanche en Roumanie, départ mardi matin.

Aujourd’hui, nous avons visité l’Athénée roumain, joli bâtiment datant de 1888, imaginé par un architecte français et accueillant désormais le philarmonique de Bucarest. Je dis désormais car à l’origine, l’édifice à la verrière accueillait une société littéraire (et avant cela, un manège équestre et encore avant une église !). L’architecte français Albert Galleron aidé par Constantin Baicoianu utilisa les fondations existantes de l’école d’équitation, d’où la forme ronde de l’Athénée. Le hall d’entrée est somme toute modeste, en proportion avec cet opéra qui accueille 850 spectateurs maximum.  Couleurs pastels dans ce hall donc, et facétie (ou orgueil cocorico) le plafond à caissons est orné…de fleurs de lys !

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A l’étage, la salle ronde dévoile un plafond assez chargé en moulures (feuillages, animaux) dorées et une immense fresque sur tout le mur évoque les grands épisodes de l’histoire roumaine jusqu’à Carol Ier.

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Puis nous avons traversé la rue pour entrer dans le musée d’art. Galeries roumaine et européenne comme à Sibiu.  Mais j’ai été moins séduite par les peuvres globalement, même si j’ai une fois encore pu apprécier le talent de Nicolae Grigorescu, Misu Popp, et d’autres artistes roumains. Il y a une très belle galerie d’art médiéval roumain qui montre l’étendues des trésors artistiques ecclésiastiques roumains avec des retables, des iconostases (l’iconostase étant l’espèce de paroi en bois qui sépare la nef du lieu où officie le pope (ou prête, je ne sais jamais quel terme utiliser). Quelques trônes aussi, en bois, dont on se demande pour quel genre de morphotype ils ont été imaginés, vu que quand on les regarde, on imagine que les princes/boyards and co devaient avoir les coudes au niveau des oreilles tant les accoudoirs sont hauts !

Parmi les Européens Rembrandt, Bruegel le jeune El Greco (qui ne me plait toujours pas), Pissaro, Rodin ou encore Monet.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Y'a d'la joie
Dimanche 28 septembre 2014 7 28 /09 /Sep /2014 18:17

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Radio România, buna dimineata ! (bon matin, donc)

Le voyage touche à sa fin et la raison pour laquelle nous sommes venu, un mariage, s'est déroulé hier soir. Mais avant cela, nous avons visité le musée du paysan roumain. Trois étoiles sur le guide vert.

Disons le tout de suite, pour nous qui avons vadrouillé pendant près de 15 jours dans la campagne roumaine, rien de neuf sous le soleil. La maison reconstituée, les moulins, les céramiques. Tout cela nous l’avions déjà vu. Par contre, nous avons apprécié les costumes de toutes les régions et minorités du pays.

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Globalement, ce musée manque d’explications. Il y a bien quelques pages plastifiées qui expliquent rapidement ce que le visiteur va voir dans la salle (ou plutôt l’étage) avec des traductions en français (c’est suffisamment rare pour être noté !), mais c’est tout. Le pompon étant l’étage du Triomphe du paysan (déjà, le terme de « triomphe » du paysan c’est tout un concept – y’a des restes de terminologie communiste manifestement) où l’on vous indique carrément de ne pas vous préoccuper de l’utilisation  des différents objets, mais de vous balader sur tout l’étage comme dans un jardin. Je ne dis pas qu’on aurait tout lu, mais parfois, certains objets sont curieux, et l’on aimerait savoir à quoi ils servent. ON passera carrément sur le sous-sol où l'exposition sur la période communiste n'a aucune traduction ni en anglais, ni en quoi que ce soit.

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Mais passons au clou de la journée (et d’une grosse partie de la nuit) : le mariage !! M. est roumaine, F. est français. L’union se déroulait dans une église orthodoxe enserrée entre des blocs d’immeuble, un peu comme si elle faisait de la résistance. Typique, bien conservée, elle juste suffisamment grande pour que toute l’assistance (un peu plus de 100 personnes) puisse y assister. Dans une église orthodoxe, il n’y a pas de banc, donc tout le monde debout…et si comme moi vous êtes plutôt Minipouce, et que vous avez deux grands devant vous, vous avez beau avoir mis vos jolis escarpins qui vous grandissent de 10 cm, vous n’y voyez pas grand-chose. Quant à comprendre ce qu’il se dit, évidemment, c’est en roumain, hein… Il y a des anneaux qui se baladent de doigt en doigt, des couronnes, de l’encens… et quelques mots en français aussi ! Le tout en 40 minutes, ponctuées de beaux chants par le chœur de l’église.

La soirée s’est poursuivie… longtemps. Car pour les Français moyens que nous sommes, les trois plats principaux et le gâteau  à 3h50 du matin, c’est toute une expérience ! Entre chaque plat, des danses traditionnelles (mais pas que !) où l’assistance fait une sorte de grande ronde…et pour les Français le but est d’arriver à garder le rythme des pas (4 en avant, 4 en arrière, mais toujours en se déplaçant sur le côté (vous suivez ? ben pour nous aussi ç’a été compliqué, mais c’était vraiment marrant à faire !)), un vol de mariée, du french cancan, un bouquet lancé, des voiles qui passent d’une tête à l’autre… de l’animation quoi !

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Niveau nourriture, on a oscillé avec bonheur entre plats traditionnels et nourriture élaborée. Le gâteau était très bon. Retour à l’appart à 5h du matin…. Un peu (si peu !) fatigués ! Un beau moment !

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Y'a d'la joie
Dimanche 28 septembre 2014 7 28 /09 /Sep /2014 13:36

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