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http://fr.web.img3.acsta.net/pictures/14/01/20/12/06/239820.jpgEn 1932, dans la république encore indépendante (mais plus pour longtemps) de la Zubrowka, le Grand Budapest Hotel est ce qu'il se fait de mieux. M. Gustave, le concierge, chouchoute (voire plus si affinités) ses riches clients. Mais l'une d'elle a la mauvaise idée d'être assassinée (chez elle, pas dans l'hôtel cela dit, ç'aurait vraiment été de mauvais goût) et de léguer un magnifique tableau à M. Gustave. De péripéties en rebondissements, nous suivons les aventures de M. Gustave et de son fidèle lobby boy Zero.

Voilà un film absolument charmant, naviguant entre burlesque, loufoque et sérieux (mais pas trop de sérieux, quand même) avec virtuosité, le tout baignant dans une atmosphère retro-vintage qui ne pouvait que me plaire.  Avec en toile de fond la montée d'un régime autocratique et totalitaire (référence directe, bien sûr au nazisme). De fait, l'acharnement de M. Gustave à perpétuer un style de vie manifestement révolu n'en devient que plus futile, voire désespéré. La façade rose, les choux aux couleurs acidulées de chez Mendl contrastent crûment avec la noirceur des uniformes, et l'avenir du GBH est évidemment connu d'avance: dès l'ouverture du film (qui se déroule dans les années 80) il est décrit comme une ruine. Le suspense ne tient donc pas dans le futur de l'hôtel mais comment Zero en est devenu le propriétaire...

Astucieux, nostalgique mais lucide, le film de Wes Anderson a un charme fou, nous fait rire des aventures "abracadabrantesques" de ses personnages principaux (la distribution est splendide, Ralph Fiennes en tête), mais laisse entrevoir la réalité très sombre. Anderson affirme s'inspirer de l'oeuvre de Zweig. Je n'ai pas assez lu de l'oeuvre de cet auteur que j'admire, mais ce métrage n'est pas sans rappeler les description du Monde d'hier. Narration éclatée mais parfaitement maîtrisée, fourmillant de détails décalés donnant toute sa saveur au récit, beaux effets spéciaux, image sublime, The Grand Budapest Hotel est une totale réussite.

L'avis de Dasola plus mitigée.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Petit & grand écran
Mardi 15 avril 2014 2 15 /04 /Avr /2014 14:25

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Depuis tout ce temps, j'ai eu (rarement cependant) l'occasion de continuer mes expérimentations et mon apprentissage de la technique si partiulière de l'aquarelle.

Je reste dans les végétaux avec ces arbres travaillés avec deux techniques. La première, simplissime, consiste à éclabousser le papier (préalablement mouillé avec un vaporisateur) avec des pigments. On tapote le pinceau sur un doigt. Les couleurs se mélangent plus ou moins suivant le degré d'hmidité du papier. Il suffit ensuite de tracer le tronc et les branches. Je dis "il suffit", mais bien entendu, c'est très simple quand on lit la théorie, moins quand on exécute!!

aquarelle-arbres-silhouettes-006.jpg

 

Pour ma deuxième série, j'ai essayé de travailler sur papier sec et voir ainsi comment les pigments se comportaient au fur et à mesure de mes ajouts, d'autant que j'ai obtenu les teintes vertes par le mélange du jaune et du bleu, et non en utilisant directement des pigments verts.  C'était un bon exercice du point de vue des mélanges et de ma capacité à trouver le bon moment dans le cycle de l'eau pour apporter mes couleurs. Pas toujours évident, mais le résultat n'est pas catastrophique!

Le rendu des photos n'est pas top, mais bon...

aquarelle-arbres-silhouettes-003.jpg

aquarelle-arbres-silhouettes-005.jpg

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Arts et Lettres
Jeudi 10 avril 2014 4 10 /04 /Avr /2014 17:10

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http://www.seuil.com/images/couv/b/9782021053517.jpgDans une Grèce en crise, cernées par les créanciers, sommée par les Européens et le FMI de se serrer la ceinture et d'assainir sa situation financière, un banquier est retrouvé décapité dans le jardin de sa propriété. Cet ancien directeur de la Banque centrale dont la tête a roulé dans les buissons porte épinglée sur ses vêtements une feuille avec la lettre D imprimée en gros caractère. Mystère pour notre commissaire Kostas Charitos, policier assez bonhomme, qui ne croit pas une seconde à la thèse du terrorisme soutenue par son collègue (et pas franhement ami) Strathatos. Mais les preuves sont minces, et l'enquête piétine. Mais voilà qu'une autre décapitation est commise, là encore à l'encontre d'un financier.Alors, est-ce vraiment un terroriste? Un ancien employé de banque? Un personne endettée qui voudrait se venger?

Le commissaire, très zen malgré un contexte difficile (que va-t-il advenir des retraites des policiers?) au boulot, une femme pas toujours facile à vivre, va mener son enquête... et au fil de l'intrigue (qui n'est pas selon moi le plus intéressant de ce roman de Petros Markaris) nous plongeons avec lui au coeur de la capitale grecque où la crise se manifeste (dans tous les sens du terme) à tous les coins de rue. C'est pour cette balade au coeur des rues (embouteillées) d'Athènes, au coeur des préoccupations de Grecs oscillant entre fatalisme et révolte, que l'on prend plaisir à lire Markaris. Le personnage du Commissaire est fort sympathique et voit la vie avec beaucoup d'humour ce qui ne gâche rien.

Liquidation à la grecque est le premier tome d'une trilogie sur la Grèce en crise (mais pas la première enquête du Commissaire Charitos). Merci à Dasola d'avoir porté à ma connaissance cet auteur!

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Ma bibliothèque
Vendredi 4 avril 2014 5 04 /04 /Avr /2014 17:38

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http://fr.web.img5.acsta.net/medias/nmedia/18/90/74/11/20320850.jpgDans une ville danoise, Lucas (admirable Mads Mikkelsen) a un nouvel emploi dans une école primaire. Divorcé, il renoue petit à petit avec son fils adolescent et vient de se remettre en couple. Mais le ciel lui tombe sur la tête quand une petite fille, Clara, fille de son voisin et meilleur ami, l'accuse d'attouchements sexuels. L'étau de la suspicion se resserre sur Lucas, impuissant à prouver son innocence.

Voilà un film que l'on regarde avec horreur, fascination, dégoût. Voir cet homme détruit par la rumeur, née des propos d'une enfant que les adultes ne remettent absolument jamais en cause, même après que la petite a dit elle-même "c'est des bêtises", n'est pas sans rappeler l'affaire d'Outreau. Acharnement d'une foule qui a vite fait de juger, sans preuves autres que la parole de la petite Clara. Lucas quant à lui semble ne pas pouvoir se rebeller, il reste d'une passivité qui donne envie au spectateur de lui crier dessus, de le secouer. A ce titre, Mads Mikkelsen porte magnifiquement son personnage. Il joue parfaitement ce Lucas qui semble sonné, comme anesthésié par ce qui lui arrive.

Le film en lui même est typique du cinéma danois (du moins pour ce que j'en connais): très académique, froid et distancié. Certains aspects peuvent gêner. Les critiques sont d'ailleurs assez partagées sur ce film. Je ne lui trouve pas que des qualités, mais c'est un film à l'atmosphère pesante, plutôt bien joué. Certaines scènes sont maladroites, l'aspect "le pardon et l'amitié nous sauveront" est un peu "too much", de même que la mise en scène parfois trop didactique. Mais le film montre assez clairement que la réconciliation n'est finalement qu'une façade. Car comment retrouver des relations normales après un tel déchainement de haine?

Le réalisateur de l'excellent Festen expose l'engrenage infernal, la sacralisation de la parole de l'enfant, dénonce la méchanceté gratuite et l'effet de meute. Et montre que de telles accusations marquent à vie un homme. (ou une femme d'ailleurs). A voir!

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Petit & grand écran
Jeudi 3 avril 2014 4 03 /04 /Avr /2014 16:54

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http://www.gq.com/blogs/the-feed/dallas-buyers-club-blog.jpgDans le Texas des années 80, alors que le SIDA fait petit à petit son chemin mortel. C'est encore une maladie de "tapettes" et de drogués. Mais surtout de tapettes. Ron Woodroof est un amateur de rodéo qui accumule les lignes de cocaïnes, les filles et les verres. Maigre à faire peur, l'électricien est un jour emmené d'urgence à l'hopital, où on lui assène le diagnostic : il atteint du sida et n'a plus que 30 jours à vivre. Après le deni et la colère, l'achat illégal d'un médicament à l'étude, l'AZT, il part pour le Mexique. Là-bas, un médecin radié lui donne son propre traitement, moins toxique que l'AZT. Et voilà Ron qui une fois revenu au pays se lance dans le trafic de médicaments pour les revendre à ceux qui n'ont pas droit aux traitements. Sa combine, puisque la vente des médicaments est illégale : créer un club dont l'adhésion est bien sûr chère, et "donner" les produits pharmaceutiques aux membres. Son partenaire? Rayon, un jeune travesti.

Tétu, homophobe, vulgaire, grande gueule, Ron Woodroof n'est pas, a priori, un personnage facile. Mais son combat pour vivre en dépit des pronostics, de la loi, envers et contre tous, est passionnant. On le suit, dans une histoire tragique mais qui ne tombe jamais dans le pathos facile. Je n'ai pas vu Philadelphia avec Tom Hanks, donc je ne peux pas comparer, mais Dallas Buyers Club est un remarquable film sur des destins que la maladie s'acharne à briser. Le réalisateur de l'excellent C.R.A.Z.Y, le Québécois Jean-Marc Vallée, sait se mettre à distance, et nous laisse suivre l'aventure du "buyers club". Il ne nous indique pas quoi penser, il donne juste à montrer la terrible situation que vivaient les malades, rejetés, humiliés, ostracisés. Et puis il y a les compagnies pharmaceutiques la FDA et les médecins, dont on sent la collusion évidente. Quand le porte-monnaie a plus d'importance que l'être humain.

Matthew McConaughey est tout bonnement époustouflant dans ce rôle. Et je ne parle pas - même si c'est remarquable - de sa perte de poids. Il vit, il incarne son personnage comme rarement j'ai vu un acteur le faire. Jared Leto, en travesti méconnaissable, est à fleur de peau. Ils forment un duo qui porte littéralement le film. Un film remarquable de justesse, qui sait allier humour (pas forcément désespéré d'ailleurs) et moments d'émotion intense pour raconter une histoire terrible avec une simplicité touchante.

Par Choupynette de Restin - Publié dans : Petit & grand écran
Mercredi 26 mars 2014 3 26 /03 /Mars /2014 20:48

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